jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2410317 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FOURDAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 octobre 2024, Mme A B, représentée par Me Chloé Fourdan, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) de modifier, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, l'injonction fixée par l'article 3 de l'ordonnance n° 2408409 du 27 août 2024 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Lille a prescrit au préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification de ladite ordonnance, en fixant une astreinte de 200 euros par jour de retard à partir de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'inertie du préfet du Nord risque, une nouvelle fois, de lui faire perdre son emploi.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 octobre 2024, le préfet du Nord conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête tendant à modifier l'injonction fixée par l'article 3 de son ordonnance du 27 août 2024 et au rejet de celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il fait valoir que :
- l'ordonnance du 27 août 2024 a été entièrement exécutée, dès lors qu'il a procédé à un nouvel examen de la situation de Mme B et pris, le 15 octobre 2024, la décision de lui délivrer une carte de séjour temporaire valable du 15 octobre 2024 au 14 octobre 2025 qui est actuellement en cours de confection à l'Imprimerie nationale.
Par des mémoires enregistrés le 15 octobre 2024 et 24 octobre 2024, Mme B demande à ce qu'il lui soit donné acte du désistement des seules conclusions à fin d'injonction de sa requête.
Vu :
- l'ordonnance n° 2408409 du 27 août 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Lille ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Huguen, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 octobre 2024 à 9h30 en présence de M. Metallaghi, greffier d'audience :
- le rapport de M. Huguen ;
- les observations de Me Fourdan, représentant Mme B, qui a conclu aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens. Me Fourdan a soutenu également que l'extrait de l'application informatique versée aux débats n'est pas suffisant et que sa cliente n'a pas été convoquée pour la remise de son récépissé de demande de titre de séjour.
Le préfet du Nord n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ".
2. Au cas d'espèce, en raison de l'urgence qui s'attache au règlement du présent litige, il y a lieu d'admettre Mme A B, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :
3. Mme B, ressortissante marocaine, née le 7 juillet 1997 à Oudja (Royaume du Maroc), exerce, depuis le 1er février 2024, dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée, les fonctions de chef de projet dans le marketing digital au sein de l'entreprise Optimachines. Le 12 mars 2024, Mme B a sollicité, dans le cadre d'un changement de statut, la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ". Par une ordonnance du 27 août 2024, notifiée le même jour, le juge des référés du tribunal administratif de Lille a, d'une part, suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord avait refusé à Mme B la délivrance du titre de séjour sollicité jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision, d'autre part, enjoint au même préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de la situation de Mme B dans le délai d'un mois à compter de la notification de son ordonnance et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai de 8 jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Toutefois, le préfet du Nord avait, le 14 août 2024, délivré à Mme B le récépissé prévu par l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont la validité expire le 13 novembre 2024. Faute pour le préfet du Nord d'avoir exécuté entièrement l'ordonnance du 27 août 2024, Mme B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'assortir l'injonction prescrite par l'article 3 de ladite ordonnance de procéder à un nouvel examen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification de ladite ordonnance, d'une astreinte de 200 euros par jour de retard à partir de la notification de la présente ordonnance.
4. D'une part, aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".
5. D'autre part, aux termes aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
6. Si, eu égard aux pouvoirs conférés au juge par l'article L. 521-4 du code de justice administrative, les parties doivent, avant que le juge ne prononce une mesure prévue par celles-ci, être mises à même de présenter au cours d'une audience publique des observations orales à l'appui de leurs observations écrites, aucune disposition du code de justice administrative, ni aucun principe général ne font toutefois obstacle à ce qu'en application de l'article R. 222-1 du même code, le président du tribunal ainsi que les magistrats qu'il désigne à cet effet, donnent acte des désistements par ordonnance prise sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 et sans tenir d'audience publique.
7. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet du Nord a pris la décision de délivrer à Mme B une carte de séjour temporaire valable du 15 octobre 2024 au 14 octobre 2025 qui est actuellement en cours de confection à l'Imprimerie nationale. Compte tenu de cette circonstance, Mme B a, par des mémoires enregistrés les 15 octobre 2024 et 24 octobre 2024, demandé à ce qu'il lui soit donné acte du désistement des conclusions aux fins d'injonction de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
8. Mme B étant admise, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dès lors que Mme B a dû saisir le juge des référés pour que son ordonnance du 27 août 2024 soit entièrement exécutée, sous réserve que Me Fourdan, son avocate, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de sa cliente à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Fourdan de la somme de 800 euros.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme B est admise à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il est donné acte à Mme B du désistement des conclusions à fin d'injonction de sa requête.
Article 3 : L'Etat versera à Me Fourdan, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de sa cliente à l'aide juridictionnelle, la somme de 800 (huit cents) euros au titre des articles
L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Chloé Fourdan et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 31 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
O. HUGUEN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026