mercredi 29 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2411730 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | NAVY |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 8 octobre 2024 sous le n° 2410325, et un mémoire enregistré le 24 décembre 2024, M. A D, représenté par Me Navy, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 octobre 2024 par lequel le préfet du Nord l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours en vue de son éloignement effectif du territoire français au plus tard dans ce délai ;
3°) d'enjoindre au préfet du Nord de mettre fin à toutes les mesures de surveillance prises à son encontre ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il n'est pas établi que le signataire de l'arrêté attaqué dispose d'une délégation de signature régulière ;
- il est insuffisamment motivé, ce qui révèle un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne ;
- il est illégal dès lors qu'il est fondé sur une décision portant obligation de quitter le territoire français qui a été abrogée ;
- il méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit de mémoire en défense.
II. Par une requête enregistrée le 19 novembre 2024 sous le n° 2411730, et un mémoire enregistré le 24 décembre 2024, M. A D, représenté par Me Navy, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 7 novembre 2024 par lequel le préfet du Nord a prolongé d'une durée de quarante-cinq jours l'assignation à résidence prononcée à son encontre par un arrêté du 3 octobre 2024 ;
3°) d'enjoindre au préfet du Nord de mettre fin à toutes les mesures de surveillance prises à son encontre ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il est insuffisamment motivé, ce qui révèle un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas été mis à même de présenter ses observations, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne ;
- il est illégal dès lors qu'il est fondé sur une décision portant obligation de quitter le territoire français qui a été abrogée ;
- il méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Denys, conseillère, pour statuer selon les procédures prévues aux articles L. 921-1 à L. 921-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 8 janvier 2025 à 13h30, Mme Denys :
- a présenté son rapport ;
- a entendu les observations de Me Verhaegen, substituant Me Navy, représentant M. D, qui conclut aux mêmes fins que les requêtes, par les mêmes moyens qu'elle développe ;
- a constaté que le préfet du Nord n'était ni présent, ni représenté ;
- et a prononcé la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Les affaires n°2410325 et n°2411730 sont relatives à la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. D, ressortissant marocain né le 12 juillet 1994, est entré en France en 2015, selon ses déclarations. Par un arrêté du 22 novembre 2022, le préfet du Nord lui a notamment fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un arrêté du 3 octobre 2024, la même autorité l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours en vue de son éloignement effectif du territoire français au plus tard dans ce délai. Par un arrêté du 12 novembre suivant, le préfet du Nord a prolongé d'une durée de quarante-cinq jours cette assignation à résidence. M. D demande au tribunal d'annuler les arrêtés des 3 octobre et 12 novembre 2024.
Sur les demandes d'aide juridictionnelle provisoire :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ( ) ".
4. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur les requêtes de M. D, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
5. En premier lieu, par un arrêté du 13 mai 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs n° 2024-168 de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à Mme B, adjointe à la cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant assignation à résidence, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, cheffe du même bureau. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C n'aurait pas été absente ou empêchée à la date à laquelle ont été pris les arrêtés attaqués. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés en cause doit être écarté.
6. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet du Nord, qui n'était pas tenu de faire état des éléments de la situation personnelle et familiale de l'intéressé insusceptibles d'exercer une influence sur sa décision, s'est fondé pour assigner à résidence M. D. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cet arrêté doit être écarté.
7. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment des termes de l'arrêté attaqué que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. D, avant de prendre l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.
8. En quatrième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux États membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. En outre, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
9. Il ressort des pièces du dossier que, lors de son audition par les services de police le 3 octobre 2024, M. D a été informé que la mesure d'éloignement susceptible d'être prise à son encontre pouvait être assortie d'une assignation à résidence, et a été invité à présenter ses observations sur cette perspective de son éloignement du territoire français dans ces conditions. Il en ressort également qu'il a fait valoir, à cette occasion, ses observations, en indiquant qu'il souhaitait continuer à résider en France auprès des membres de sa famille et en se référant aux documents qu'il avait précédemment adressé à l'autorité préfectorale. Par ailleurs, le requérant ne fait état d'aucun élément susceptible, s'il avait été porté à la connaissance de l'autorité préfectorale, à influer sur le contenu de la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, tel qu'issu du principe général du droit de l'Union européenne, doit être écarté.
10. En cinquième lieu, si la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de la demande de titre de séjour d'un étranger a implicitement mais nécessairement pour effet d'abroger la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il a précédemment fait l'objet, il ressort des pièces du dossier que M. D ne s'est vu délivrer une telle attestation que le 10 décembre 2024, soit postérieurement à l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, en l'assignant à résidence pour assurer l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée à son encontre, le préfet du Nord n'a pas commis d'erreur de droit.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. En se bornant à faire valoir qu'il est père de deux enfants et d'un enfant à naître, issus de la relation amoureuse qu'il entretient avec sa partenaire de pacte civil de solidarité, qui est de nationalité française et souffre d'épilepsie, M. D ne soumet au tribunal aucune démonstration tendant à établir que la mesure attaquée, qui est distincte de la mesure d'éloignement prise à son encontre, a porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts d'intérêt public en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".
14. En assignant à résidence M. D pour une durée de quarante-cinq jours dans la perspective de l'exécution de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 22 novembre 2022 alors que l'intéressé avait déposé, le 11 juillet 2024, une demande de titre de séjour en raison de laquelle une attestation de prolongation d'instruction lui a été délivrée le 10 décembre 2024, le préfet du Nord n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant prolongation de l'assignation à résidence :
15. En premier lieu, par un arrêté du 24 octobre 2024, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à Mme B, adjointe à la cheffe du bureau de la lutte contre l'immigration irrégulière, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant assignation à résidence, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, cheffe du même bureau. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C n'aurait pas été absente ou empêchée à la date à laquelle a été édicté l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en cause doit être écarté.
16. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet du Nord, qui n'était pas tenu de faire état des éléments de la situation personnelle et familiale de l'intéressé insusceptibles d'exercer une influence sur sa décision, s'est fondé pour prolonger l'assignation à résidence dont M. D a fait l'objet. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cet arrêté doit être écarté.
17. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment des termes de l'arrêté attaqué que le préfet du Nord n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. D, avant de prendre l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.
18. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, tel qu'issu du principe général du droit de l'Union européenne, doit être écarté.
19. En cinquième lieu, l'attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour dont se prévaut M. D lui a été délivrée le 10 décembre 2024, soit postérieurement à la date de l'arrêté attaqué. Compte tenu de ce qui a été dit au point 10, en prolongeant l'assignation à résidence dont il a fait l'objet pour assurer l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée à son encontre le 22 novembre 2022, le préfet du Nord n'a pas commis d'erreur de droit.
20. En sixième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
21. En dernier lieu, en prolongeant l'assignation à résidence dont fait l'objet M. D pour une durée de quarante-cinq jours dans la perspective de l'exécution de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 22 novembre 2022 alors que l'intéressé avait déposé, le 11 juillet 2024, une demande de titre de séjour en raison de laquelle une attestation de prolongation d'instruction lui a été délivrée le 10 décembre 2024, le préfet du Nord n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
22. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à solliciter l'annulation des arrêtés qu'il conteste.
Sur le surplus des conclusions :
23. Ainsi qu'il a été dit au point précédent, M. D n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés qu'il conteste. Il s'ensuit que ses conclusions aux fins d'injonction, ainsi que celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Navy et au préfet du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 janvier 2025.
La magistrate désignée,
Signé
A. DenysLa greffière,
Signé
F. Leleu
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Nos 2410325, 2411730
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026