vendredi 24 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2412497 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | LUTRAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 9 décembre 2024 et 14 janvier 2025, M. D, représenté par Me Lutran, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
2°) d'annuler la décision du 4 décembre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de faire droit à sa demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile ;
3°) d'enjoindre au directeur territorial de l'OFII, à titre principal, de le rétablir, dans un délai de sept jours à compter de la notification du présent jugement, dans ses droits à compter de la date d'interruption du versement de son allocation pour demandeur d'asile et de procéder au versement rétroactif de cette allocation ou, à titre subsidiaire, de procéder, dans le même délai, au réexamen de sa situation ;
4°) et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son avocate en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que la décision attaquée :
- a été édictée par une autorité incompétente ;
- souffre d'un défaut d'examen sérieux de sa situation puisqu'il est en couple depuis le mois de juin 2023 et père d'une enfant née le 18 février 2024 et que sa compagne et sa fille sont hébergées en qualité de demandeuses d'asile depuis le 1er mars 2024 à Halluin ;
- contrevient aux dispositions de l'article 12 de la directive accueil ;
- est, eu égard à ses motifs, entachée d'une erreur d'appréciation de sa situation ;
- et méconnaît tant les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales que celles de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2025, l'OFII a conclu au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales signée à Rome le 4 novembre 1950 ;
- la convention internationale des droits de l'enfant, signée à New-York le 20 novembre 1989 ;
- le règlement UE n° 604/2013 du parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ;
- la directive n° 2013/32 du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale ;
- la directive n° 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le décret 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. Larue en application des articles L. 555-1, L. 921-1 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Larue, magistrat désigné ;
- les observations de Me Lutran, représentant M. B, qui a conclu aux mêmes fins que les requêtes par les mêmes moyens ;
- et les observations de M. B, qui a répondu, en français, aux questions qui lui ont été posées ;
- l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant guinéen né le 10 septembre 2001, a déclaré être entré irrégulièrement en France, le 24 avril 2022. Il a sollicité, par une demande enregistrée le 2 mai 2022, la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire et a accepté, le jour même, les conditions matérielles d'accueil qui lui ont été proposées. Le 30 mai 2022, il s'est vu notifier une décision de transfert aux autorités espagnoles dont il a vainement sollicité l'annulation devant le Tribunal administratif de séant et qui a été effectivement mise à exécution le 24 novembre 2022. Le lendemain, M. B est de nouveau entré sur le territoire français, où, le 16 janvier 2023, il a de nouveau sollicité l'asile. S'il a bénéficié d'un hébergement, il s'est vu notifier, le jour même, l'intention de l'Office français de l'intégration et de l'immigration (OFII) de suspendre les conditions matérielles d'accueil dont il avait bénéficié le 2 mai 2022 pour non-respect des exigences des autorités chargés de l'asile et a fait l'objet, le 13 février 2023, d'une nouvelle décision de transfert auprès des autorités espagnoles dont la légalité a été confirmée par le Tribunal administratif de séant. Le 17 février 2023, l'OFII a suspendu les conditions matérielles d'accueil de M. B et le 12 juin 2023, ne s'étant pas présenté au rendez-vous prévu pour l'exécution de la nouvelle décision de transfert prise à son encontre, M. B a été déclaré en fuite. Le 19 septembre 2024, M. B a de nouveau présenté une demande d'asile auprès de la préfecture du Nord, laquelle a été enregistrée en procédure accélérée. Et le 21 novembre 2024, il a sollicité le rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil. Mais par une décision du 4 décembre 2024, l'OFII, après avoir procédé à un nouvel examen de sa vulnérabilité le 27 novembre 2024, a refusé de faire droit à la demande de M. B, lequel, par la présente requête, sollicite l'annulation de cette décision.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Sur le cadre juridique du litige :
3. Aux termes de l'article L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande par l'autorité administrative compétente ". Aux termes de l'article L. 551-16 du même code : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : () 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes ; (). Lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application des 1°, 2° ou 3° du présent article et que les raisons ayant conduit à cette décision ont cessé, le demandeur peut solliciter de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acception initiale des conditions matérielles d'accueil ".
4. Il résulte de ces dispositions que les conditions matérielles d'accueil sont proposées au demandeur d'asile par l'OFII après l'enregistrement de la demande d'asile. Si, par la suite, les conditions matérielles proposées et acceptées initialement peuvent être modifiées, en fonction notamment de l'évolution de la situation du demandeur ou de son comportement, la circonstance que, postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'examen de celle-ci devienne de la compétence de la France n'emporte pas l'obligation pour l'Office de réexaminer, d'office et de plein droit, les conditions matérielles d'accueil qui avaient été proposées et acceptées initialement par le demandeur. Dans le cas où les conditions matérielles d'accueil ont été suspendues sur le fondement de l'article L. 551-16, 3°, le demandeur peut, notamment dans l'hypothèse où la France est devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, en demander le rétablissement. Il appartient alors à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, pour statuer sur une telle demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, par une décision du 19 mars 2024, régulièrement publiée sur le site internet de l'OFII, le directeur général de cet office a donné délégation à M. A C, directeur territorial à Lille, à l'effet de signer notamment la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision en litige doit être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le directeur territorial de l'OFII, après l'entretien de vulnérabilité du 27 novembre 2024 ayant révélé la présence sur le territoire français de la compagne et de la fille de M. B, a, pour refuser à ce dernier le rétablissement de ces conditions matérielles d'accueil, tenu compte de la " situation personnelle et familiale " de l'intéressé. M. B n'est donc pas fondé à soutenir que la décision attaquée souffrirait d'un défaut d'examen sérieux de sa situation.
7. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article 12 de la directive n° 2013/33 du 26 juin 2013 : " Lorsqu'ils fournissent un logement au demandeur, les États membres prennent les mesures appropriées pour préserver dans la mesure du possible l'unité de la famille qui est présente sur leur territoire. Ces mesures sont mises en œuvre avec l'accord du demandeur ".
8. Néanmoins, en refusant à M. B le rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil, le directeur territorial de l'OFII a notamment refusé de lui fournir un hébergement. De sorte que M. B ne saurait utilement se prévaloir de ce que les dispositions précitées de l'article 12 de la directive 2013/33, qui s'appliquent lorsqu'est fourni un logement au demandeur, auraient été méconnues.
9. En quatrième lieu, M. B, qui n'avait pas respecté les exigences des autorités de l'asile en revenant en France le lendemain de son transfert effectif en Espagne, intervenu le 24 novembre 2022, s'est placé en situation de fuite en refusant, après le rejet du recours qu'il avait formé contre la nouvelle décision de le remettre aux autorités espagnoles édictée à son encontre le 13 février 2023, de se présenter à son rendez-vous de routing le 12 juin 2023. Il n'a jamais quitté le territoire des Etats membres de l'espace Schengen, n'a pas contesté le retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil prononcé le 17 février 2023 et n'en a demandé le rétablissement que le 21 novembre 2024. Or, alors que la circonstance que la France devienne, à l'expiration du délai de transfert, compétente pour statuer sur sa demande d'asile, dont l'examen n'a jamais pu être conduit à son terme et qu'il a de nouveau présentée le 19 septembre 2024, n'entraîne pas par elle-même le rétablissement du versement de ces conditions matérielles, M. B ne justifie, d'une part, d'aucune raison valable expliquant sa fuite et le non-respect de ses obligations précédentes. D'autre part, si M. B, qui est âgé de 23 ans à la date d'adoption de la décision attaquée, est en couple depuis le mois de juin 2023 avec une compatriote ayant sollicité l'asile en France et père d'une fille née le 18 février 2024, sa compagne et sa fille sont hébergées, au sein du dispositif national d'accueil des demandeurs d'asile, depuis le 1er mars 2024 et il a, pour sa part, pu demeurer en France, où il n'avait accès qu'aux dispositifs d'hébergement d'urgence, durant 21 mois. En outre, M. B, qui est demeuré en France durant 21 mois sans statut administratif, donc sans aide, et dont la situation actuelle demeure précaire, ne justifie pas, en l'état de l'instruction, des difficultés psychiques et physiques dont il se prévaut. Il suit de là que M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en ne rétablissant pas ses conditions matérielles d'accueil, suspendues le 17 février 2023, le directeur territorial de l'OFII aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation de sa situation.
10. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Et l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant stipule notamment que : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ".
11. En l'espèce, M. B soutient que les dispositions précitées ont été méconnues dès lors qu'il ne bénéficie pas d'un logement commun avec sa compagne et sa fille. Toutefois, outre que le couple est à l'origine de cette situation, qui perdure depuis le mois de juin 2023, puisque sa compagne n'a pas fait état de sa présence en France lors de la présentation de sa demande d'asile et que lui-même n'a de nouveau introduit sa demande d'asile que le 19 septembre 2024, après l'expiration du délai qui aurait permis l'exécution de son transfert vers l'Espagne, la décision attaquée n'a ni pour objet, ni pour effet, de séparer la cellule familiale, qui demeure en France. Il suit de là que M. B, qui n'établit pas ne pas pouvoir vivre à proximité de sa compagne et de sa fille, exercer son autorité parentale sur sa fille et contribuer, à proportion de ses moyens, à son entretien et à son éducation, n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de rétablir ses conditions matérielles d'accueil, suspendues le 17 février 2023, le directeur territorial de l'OFII aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou celles de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B à fin d'annulation de la décision du 4 décembre 2024, par laquelle le directeur territorial de l'OFII a refusé de lui rétablir ses conditions matérielles d'accueil, doivent être rejetées
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
13. Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte de M. B ne peuvent être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D, à Me Lutran et au directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2025.
Le magistrat désigné,
Signé
X. LARUE
La greffière,
Signé
T. LEDORMAND
La greffière,
T. LEDORMAND
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2412497
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026