LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2413050

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2413050

mercredi 22 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2413050
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantGOEMINNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 23 décembre 2024 et 4 janvier 2025, M. E F, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 21 décembre 2024 par lesquelles le préfet de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé la Côte d'Ivoire comme pays de renvoi et a interdit son retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) et d'enjoindre au préfet de l'Oise de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 152.45 euros par jour de retard.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle a été édictée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle a méconnu son droit d'être entendu ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- et elle est empreinte d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la menace à l'ordre public que son comportement constituerait sur le territoire français.

En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle a été édictée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est fondée sur une mesure d'éloignement irrégulière ;

- et elle est empreinte d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la menace à l'ordre public que son comportement constituerait sur le territoire français.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle a été édictée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est fondée sur une mesure d'éloignement irrégulière ;

- et elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et contrevient aux stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle a été édictée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est fondée sur une mesure d'éloignement irrégulière ;

- elle est empreinte, dans l'application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'une erreur dans l'appréciation de sa situation ;

- et elle méconnaît l'intérêt supérieur de son enfant à naître.

Par un mémoire, enregistré le 2 janvier 2025, le préfet de l'Oise a conclu au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales amendée, signée à Rome le 4 novembre 1950 ;

- la convention internationale des droits de l'enfant, signée à New-York le 20 novembre 1989 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Larue en application des articles L. 614-2, L. 921-2 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Larue, magistrat désigné ;

- les observations de Me Goeminne, représentant M. F, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens tout en ajoutant que la décision fixant le pays de renvoi méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- et les observations de M. F qui a répondu en français aux questions qui lui ont été posées ;

- le préfet de l'Oise n'étant ni présent, ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. F, ressortissant ivoirien né le 6 janvier 1989, déclare être entré irrégulièrement en France en 2015. Il a sollicité la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire. Sa demande a toutefois été définitivement rejetée par l'office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) le 10 novembre 2021. Le 20 décembre 2024, il a été interpellé à l'occasion d'un contrôle d'identité opéré rue Georges Stephenson à Creil et placé en garde à vue à 17h40 pour détention et usage non autorisés de produits stupéfiants, en l'espèce 13.6g de résine de cannabis. Après qu'il est apparu que M. F n'était pas titulaire d'un titre de séjour, il s'est vu notamment notifier, le lendemain de son interpellation, des décisions par lesquelles le préfet de l'Oise l'a obligé à quitter sans délai le territoire français à destination de la Côte d'Ivoire et a interdit son retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, M. F demande au Tribunal d'annuler ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :

2. En premier lieu, par un arrêté du 25 novembre 2024, publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture, le préfet de l'Oise a donné délégation à Mme A G, sous-préfète de Clermont, signataire de l'arrêté en litige, à effet de signer, dans le cadre des permanences du corps préfectoral, notamment les décisions attaquées. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence de la signataire des décisions querellées manquent en fait et doivent donc être écartés.

3. En second lieu, le préfet de l'Oise énonce avec suffisamment de précisions les considérations de fait et de droit sur lesquelles il fonde ses décisions. Par suite, les moyens, tirés de l'insuffisante motivation des décisions attaquées, ne peuvent être accueillis.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, si M. F soutient que son droit d'être entendu aurait été méconnu, il ne se prévaut à l'audience ou dans son recours, d'aucun élément qu'il n'aurait pas été en mesure de faire valoir au cours de son audition par les services de police, lorsque ceux-ci l'ont informé de la possibilité qu'il soit obligé de quitter le territoire français, et qui aurait été de nature à modifier le sens de la décision attaquée. Ce moyen doit donc être écarté.

5. En deuxième lieu, M. F dont l'obligation de quitter le territoire français est fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, eu égard à son entrée irrégulière sur le territoire français, ne saurait utilement se prévaloir de ce que la décision attaquée serait empreinte d'une erreur d'appréciation au motif que son comportement ne constituerait pas une menace réelle et actuelle pour l'ordre public.

6. En dernier lieu, l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

7. En l'espèce, M. F déclare être entré irrégulièrement sur le territoire français en 2015, à l'âge de 26 ans. Il n'établit toutefois pas, par les pièces produites, y résider continument depuis lors, ni avant l'introduction de sa demande d'asile, ni au cours de l'année 2023 et avant le mois de mai 2024, alors qu'il était âgé de 35 ans. Sa durée de séjour doit donc, en l'état de l'instruction, être considérée comme récente à la date d'adoption de la décision attaquée. M. F déclare être en concubinage, depuis deux ans, avec une ressortissante française, Mme D B, laquelle serait enceinte de ses œuvres. Toutefois, alors que, d'une part, la durée de cette relation intime et sa réalité même ne sont pas établies par la seule production de l'attestation imprécise de Mme et les allégations du requérant lors de son audition par les services de police ou à l'audience, lorsqu'il a indiqué vivre avec Mme B entre septembre 2023 et septembre 2024, et que, d'autre part, la paternité à venir de M. F n'est pas plus établie, ce dernier ayant indiqué que sa compagne, dont la date de début de grossesse a été fixée au 19 juin 2024, accoucherait en janvier 2025, il ressort, en tout état de cause, des pièces du dossier qu'au jour d'adoption de la décision attaquée sa compagne alléguée n'est pas divorcée de son mari, que le couple n'a pas, ou plus selon les déclarations de l'intéressé à l'audience, de vie commune, Mme habitant à Creil alors que M. déclare être hébergé chez un ami à Epinay-sur-Seine et que " leur " enfant n'était pas né. Par ailleurs, si M. F se prévaut de la présence de sa sœur et de deux tantes en France, dont il n'établit pas le caractère régulier des séjours, il a indiqué que sa mère et son frère résidaient en Côte d'Ivoire. A l'audience il a toutefois indiqué que ses parents seraient décédés et que son frère et sa sœur résideraient à Bassam, en Côte d'Ivoire. En outre, M. F, s'il allègue travailler sans autorisation notamment comme électricien n'établit ni la réalité de ses activités professionnelles, ni qu'il ne pourrait pas retrouver un emploi en Côte d'Ivoire. Et il ne se prévaut d'aucun autre élément de nature à établir qu'il disposerait en France du centre de ses intérêts privés. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de l'Oise aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. F, à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, ne peuvent qu'être rejetées.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

9. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, le moyen, tiré, par la voie de l'exception, de l'irrégularité de mesure d'éloignement prise à l'encontre de M. F, doit être écarté.

10. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que M. F a fait l'objet, au cours de l'année 2024, de trois mises en cause les 21 mai, 11 octobre et 21 décembre pour des faits de rébellion et d'usage illicite de stupéfiants, dont il reconnait, lors de ses auditions, la consommation quotidienne. Il suit de là que M. F n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Oise en estimant que son comportement constituait une menace actuelle et réelle pour l'ordre public aurait commis une erreur d'appréciation. Au surplus, la décision attaquée est également fondée sur des risques objectifs de fuite, lesquels ne sont nullement contestés.

11. Il suit de là que M. F n'est pas fondé à solliciter l'annulation de la décision du 21 décembre 2024 par laquelle le préfet de l'Oise a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :

12. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 8 du présent jugement, le moyen, tiré, par la voie de l'exception, de l'irrégularité de mesure d'éloignement prise à l'encontre de M. F, doit être écarté.

13. En deuxième lieu, si M. C fait état de craintes de représailles suite à ses actions, lors de la guerre civile, en faveur de l'actuel président Ouattara dans le secteur de Macory, notamment du fait des dégradations qu'il y a commis alors qu'il était mineur et de ses actions sur les barrages où il a indiqué n'avoir brûlé personne, il n'en demeure pas moins qu'il n'établit pas l'actualité de ses craintes, plus de 12 ans après les faits et alors que son frère et sa sœur résideraient à Bassam où son frère, à tout le moins, semble vivre une vie des plus normales puisqu'il y est, selon ses dires à l'audience, étudiant. Il ne justifie pas non plus qu'il lui serait impossible de bénéficier de la protection des autorités policières ivoiriennes. Il suit de là que M. C, dont les craintes ne peuvent, en l'état de l'instruction, être qualifiées d'actuelles, n'est pas fondé à soutenir qu'en fixant la Côte d'Ivoire comme pays de destination, le préfet de l'Oise aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

14. En dernier lieu, et pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 7 du présent jugement, M. F n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Oise aurait, en fixant la Côte d'Ivoire comme pays de renvoi, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis par cette décision.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. F, à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement prise à son encontre, ne peuvent qu'être rejetées.

En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre l'interdiction de retour sur le territoire français :

16. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 8 du présent jugement, le moyen, tiré, par la voie de l'exception, de l'irrégularité de mesure d'éloignement prise à l'encontre de M. F, doit être écarté.

17. En deuxième lieu, M. F dont l'enfant à l'égard duquel il revendique la paternité n'était, en tout état de cause, pas né au jour d'adoption de la décision attaquée, n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Oise, en interdisant son retour sur le territoire français pour une durée d'un an, aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.

18. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ". Il résulte de ces dispositions combinées que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.

19.En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. F, qui a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, édictée par le préfet de Seine et Marne le 24 février 2022 et dont le comportement récent constitue, ainsi qu'il a été dit au point 10 du présent jugement, une menace pour l'ordre public, séjourne irrégulièrement en France depuis une date récente. Il ne dispose, à l'exception de sa compagne alléguée, avec laquelle la durée et l'intensité de la relation n'est pas établie, ainsi que de l'une de ses sœurs et de deux de ses tantes, dont le séjour régulier en France n'est pas établi, d'aucune autre attache familiale. Il suit de là que M. F n'est pas fondé à soutenir qu'en interdisant son retour sur le territoire français pour une durée d'un an, le préfet de l'Oise a, eu égard à la durée de cette interdiction, commis une erreur dans l'appréciation de sa situation personnelle et méconnu les dispositions précitées des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

20. Il suit de là que les conclusions de M. F aux fins d'annulation de la décisiondu 21 décembre 2024, par laquelle le préfet de l'Oise a interdit son retour sur le territoire français pour une durée d'un an, ne peuvent pas être accueillies.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

21.Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte de M. F ne peuvent être accueillies.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. F est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E F et au préfet de l'Oise.

Lu en audience publique le 22 janvier 2025.

Le magistrat désigné,

Signé :

X. LARUE

La greffière,

Signé :

F. LELEU

La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2413050

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions