LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2500272

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2500272

lundi 27 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2500272
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantCABINET CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 11 janvier 2025 fixant l'Algérie comme pays de renvoi pour l'exécution d'une interdiction du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, M. B ne justifiant pas d'un droit au séjour régulier en Espagne où réside sa fille, ni de risques personnels en cas de retour en Algérie. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 janvier 2025 et le 17 janvier 2025, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 11 janvier 2025 par lequel le préfet du Nord a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en exécution des mesures d'interdiction du territoire français prises à son encontre par jugements du tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) du 22 mars 2023 et du tribunal correctionnel de Lille du 3 octobre 2024.

Il soutient que :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il peut être renvoyé en Espagne, où réside sa fille mineure.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés, fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Livenais, premier vice-président, pour statuer en application du livre IX du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Livenais, magistrat désigné ;

- les observations de Me Beaugendre, avocate de M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;

- les observations de Me Kerrich, représentant le préfet du Nord, qui conclut au rejet de la requête et fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé ;

- et les observations de M. B ;

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 30 mars 1998, est entré sur le territoire français, selon ses déclarations, au cours de l'année 2018. Il a été condamné par jugement du tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) du 22 mars 2023 à une peine de deux mois d'emprisonnement assortie d'une interdiction du territoire français pour une durée de cinq ans, puis par Lille (Nord) du 3 octobre 2024 à une peine de six mois d'emprisonnement, cette peine étant assortie d'une interdiction du territoire français d'une durée de trois ans. Par un arrêté du 11 janvier 2025, le préfet du Nord a fixé le pays de renvoi de M. B pour l'exécution de cette mesure d'interdiction du territoire. M. B demande au tribunal l'annulation de cette dernière décision.

Sur la légalité de l'arrêté contesté :

2. En premier lieu, aux termes d'un arrêté du 5 février 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation de signature à M. C, sous-préfet de Douai et auteur de l'arrêté contesté, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant fixation du pays de destination d'un étranger faisant l'objet d'une mesure d'interdiction du territoire français dans le cadre des permanences de fin de semaine effectuées par les membres du corps préfectoral dans le département du Nord. Il ressort des pièces du dossier que le samedi 11 janvier 2025, date de la décision attaquée, M. C était le sous-préfet de permanence dans le département du Nord. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué portant obligation de quitter le territoire, pris notamment au visa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, mentionne les considérations de droit sur lesquelles il se fonde ainsi que les éléments de fait propres à la situation personnelle de M. B justifiant que l'Algérie, ou tout autre Etat dans lequel il serait légalement admissible, soit désigné comme pays à destination duquel il doit être renvoyé en exécution de la mesure d'expulsion le visant. Cet arrêté est ainsi suffisamment motivé, le préfet n'étant pas tenu de faire état de l'ensemble des circonstances relatives à la situation de l'intéressé, notamment pas de celle selon laquelle le requérant a fait état de ce qu'il disposait d'attaches familiales en France et en Espagne, Etat où réside son enfant mineur, mais uniquement de celles qui fondent la décision attaquée. Cette motivation suffisante établit, en outre, que le préfet s'est livré à l'examen de la situation personnelle de M. B au regard des informations dont il disposait à la date de la décision attaquée avant de prendre à son encontre la décision attaquée.

4. En troisième et dernier lieu, la circonstance que M. B est uni depuis 2024 à sa compagne par un pacte civil de solidarité est, par elle-même, sans incidence sur la légalité de la désignation de l'Algérie comme pays de destination du requérant. Si, en outre, celui-ci soutient qu'il souhaite quitter spontanément le territoire français pour rejoindre l'Espagne où, ainsi qu'il a été dit, il possède des attaches familiales en la personne, notamment, de sa fille mineure, il ressort des pièces du dossier que le dernier titre de séjour espagnol en possession de M. B a expiré au cours de l'année 2019 et que l'intéressé n'établit pas disposer encore d'un droit au séjour régulier en Espagne à la date de la décision attaquée. Enfin, en se bornant à faire état de ce qu'il est membre de la communauté kabyle, M. B ne justifie pas être exposé personnellement, en cas de retour dans son pays d'origine, à des risques de traitements inhumains ou dégradants, Dans ces conditions, le préfet du Nord n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation en en fixant l'Algérie, Etat dont M. B est ressortissant, comme pays de destination de l'intéressé ou, à défaut, tout Etat dans lequel ce dernier serait légalement admissible.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B ne peut qu'être rejetée.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Beaugendre et au préfet du Nord.

Rendu à l'issue de l'audience publique qui s'est tenue le 27 janvier 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

Y. LIVENAISLa greffière,

Signé

O. MONGET

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745

01/07/2026

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258

01/07/2026

← Retour aux décisions