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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2504828

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2504828

jeudi 10 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2504828
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantKHITER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. Postérieurement à l’introduction de la requête, le CNAPS a finalement accordé la carte sollicitée, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins le CNAPS à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 mai 2025 et 18 juin 2025, M. C B, représenté par Me Khiter, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 25 mars 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité lui a refusé la délivrance d'une carte professionnelle ;

2°) d'enjoindre au directeur du Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle lui permettant d'exercer son activité professionnelle, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou à la charge des dépens ; / () ".

Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte :

2. Par une décision du 25 mars 2025, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a refusé à M. B la délivrance d'une carte professionnelle. Par une décision du 28 mai 2025, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité lui a délivré la carte professionnelle sollicitée. Dans ces conditions, et la circonstance que la délivrance de la carte ne soit pas équivalente à un retrait de la décision attaquée étant sans incidence à cet égard, s'agissant d'une décision de refus opposé à une demande, les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision en date du 25 mars 2025 sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité une somme de 800 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation de la décision du 25 mars 2025.

Article 2 : Le Conseil national des activités privées de sécurité versera à M. B une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au directeur du Conseil national des activités privées de sécurité.

Fait à Lille, le 10 juillet 2025

Le premier vice-président,

Signé

J. M. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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