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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2507190

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2507190

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2507190
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL LEXIMA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant concernant son recours en annulation et en injonction contre le refus d'habilitation à accéder à une zone de sûreté. Il a en conséquence rejeté sa demande de condamnation de l'État à payer des frais de procédure au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 juillet 2025 et le 18 août 2025, M. B... A..., représenté par la Selarl Lexima, demande au tribunal :

1°) d’annuler, pour excès de pouvoir, la décision du 2 mai 2025 par laquelle le préfet du Pas-de-Calais a refusé de l’habiliter à accéder en zone de sûreté du terminal de Coquelles de la société Eurotunnel ;

2°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer une habilitation d’une durée de cinq ans sans délai sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 septembre 2025 et le 16 mars 2026, le préfet du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire, enregistré le 18 mars 2026, M. A... déclare se désister de ses conclusions à fin d’annulation et maintenir ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions combinées de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur le désistement :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 Donner acte des désistements (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

2. Par son mémoire enregistré le 18 mars 2026, M. A... doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État la somme que demande le conseil du requérant sur le fondement des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.




O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A... de ses conclusions à fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet du Pas-de-Calais.


Fait à Lille, le 27 mars 2026.


Le président,


Signé


D. Terme

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,



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