Le Tribunal administratif de Lille rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir formé contre l'invalidation d'un permis de conduire pour solde nul de points. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle ne contient aucun exposé des moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, elle applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 janvier 2026, M. A... C... demande au tribunal d’annuler la décision référencée 48SI du 18 décembre 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a constaté l’invalidité de son permis de conduire pour défaut de points et lui a enjoint de restituer celui-ci dans un délai de dix jours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B... en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…)». Et, aux termes de l’article R.411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge./L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ».
Dans sa requête, M. C... se borne à indiquer qu’il souhaite contester la décision référencée 48SI du 18 décembre 2025 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, sans faire valoir aucun moyen au soutien de telles conclusions. Cette requête, qui n’a été suivie dans le délai de recours contentieux qui a commencé à courir au plus tard le 14 janvier 2026, date à laquelle elle a été enregistrée au greffe du tribunal, d’aucune production satisfaisant aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable et doit être rejetée en faisant application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....
Fait à Lille, le 17 mars 2026.
La magistrate désignée,
signé
C. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,