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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2600618

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2600618

mercredi 1 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2600618
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonance, rejette la requête de M. A... contestant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a constaté que la requête était manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régularisation restée sans effet. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 janvier 2026, M. B... A... conteste la décision du 2 décembre 2025 par laquelle le préfet du Nord lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d’éloignement et lui interdit le retour sur le territoire français pendant deux ans.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de (…) formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué (…) ». Aux termes de l’article R. 431-4 du code de justice administrative : « Dans les affaires où ne s’appliquent pas les dispositions de l’article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 de ce code : « Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ».
3. M. A... a introduit une requête dépourvue de signature et sans l’accompagner de l’intégralité de la décision. Le tribunal a invité le 22 janvier 2026 l’intéressé à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, par un courrier recommandé avec avis de réception transmis à l’adresse indiquée par M. A... dans sa requête, mais qui a toutefois été renvoyé à l’expéditeur le 30 janvier 2026 revêtu de la mention « Destinataire inconnu à l’adresse ». Un deuxième courrier simple a été adressé à l’intéressé le 6 février 2026. En dépit de ces courriers, M. A... n’a ni apposé de signature manuscrite sur sa requête ni transmis la pièce demandée dans les délais qui lui étaient accordés. Dès lors, sa requête est manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1 : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....



Fait à Lille, le 1er avril 2026.


Le président de la 2ème chambre,

Signé


X. FABRE

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,
La greffière,



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