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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2601391

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2601391

mardi 17 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2601391
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantAARPI CABINET LYSIANE ET GERALD VAIRON

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... visant à contester l'invalidation de son permis de conduire pour défaut de points. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car le requérant, dûment mis en demeure, n'avait pas produit l'acte attaqué dans le délai imparti pour régulariser sa procédure. La décision s'appuie sur les dispositions des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de recevabilité des recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 février 2026, M. B... C..., représenté par l’AARPI Cabinet Lysiane et Gérald Vairon, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision référencée 48SI par laquelle le ministre de l’intérieur a constaté l’invalidité de son permis de conduire pour défaut de points et lui a enjoint de restituer celui-ci dans un délai de dix jours ;

2°) d’annuler les décisions par lesquelles le ministre de l’intérieur a retiré des points affectés à son permis de conduire à la suite de plusieurs infractions ;

3°) d’enjoindre à l’autorité préfectorale compétente de lui notifier le solde nul des points de son permis de conduire ;

4°) d’enjoindre à l’autorité préfectorale compétente et au ministre de l’intérieur de lui restituer son permis de conduire, au capital de points reconstitué ;

5°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par courrier du 16 février 2026, le tribunal a invité M. C..., en application de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, à produire, dans un délai de quinze jours, la décision ou l’acte attaqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A... en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612‑1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».

Enfin, aux termes du premier alinéa de l’article R. 611-8-2 du code de justice administrative : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. ». Aux termes du premier alinéa de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ». Et, aux termes de l’article R. 431-1 de ce code : « Lorsqu'une partie est représentée devant le tribunal administratif par un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2, les actes de procédure, à l'exception de la notification de la décision prévue aux articles R. 751-3 et suivants, ne sont accomplis qu'à l'égard de ce mandataire ».

Une demande de régularisation a été adressée au conseil de M. C... via l’application Télérecours le 16 février 2026. À défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de cette date de mise à disposition du document dans l’application, il est réputé en avoir reçu notification le 18 février suivant. Toutefois, il n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, produit la décision ou l’acte attaqué. Par suite, la requête de M. C..., qui n’a pas été régularisée, est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions en faisant application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C....


Fait à Lille, le 17 mars 2026.


La magistrate désignée,

signé

C. A...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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