LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2001203

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2001203

jeudi 10 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2001203
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 2
Avocat requérantHERIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement le 20 juillet 2020 et le 16 juillet 2021, Mme A D, représentée par Me Herin, demande au tribunal :

1°) d'annuler d'une part, la délibération du 30 janvier 2020 par laquelle le conseil académique de l'université Clermont Auvergne a émis un avis défavorable à sa mutation sur le poste de maître de conférences n° 0614, d'autre part, la décision du 3 février 2020 prise en conséquence par le président de l'université Clermont Auvergne et, enfin, la décision par laquelle le président de l'université Clermont Auvergne a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé contre les délibération et décision précitées ;

2°) d'annuler, en tant que de besoin, les délibérations prises par le comité de sélection, le conseil académique et le conseil d'administration appelés à se prononcer sur le concours de recrutement ;

3°) d'enjoindre au président de l'université Clermont Auvergne, au conseil académique, le cas échéant au comité de sélection et au conseil d'administration, d'examiner de nouveau sa demande de mutation prioritaire sur le poste de maître de conférences n° 0614 ;

4°) de mettre à la charge de l'université Clermont Auvergne une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le conseil académique a entaché la délibération en litige d'une incompétence négative ;

- l'avis de ce conseil est entaché d'une insuffisance de motivation ;

- l'avis de ce conseil a été rendu à l'issue d'une procédure irrégulière ;

- il a été pris en méconnaissance du principe de transparence et constitue une rupture d'égalité ;

- le conseil académique s'est estimé lié par les résultats des expertises diligentées ;

- le conseil académique a commis une erreur de droit en se référant aux termes des deux rapports d'expertise qui portent une appréciation des mérites scientifiques de sa candidature ;

- le conseil académique a commis une erreur manifeste d'appréciation ;

- les opérations de recrutement mises en œuvre après le refus initial de mutation sont entachées d'illégalités.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 février 2021, l'université Clermont Auvergne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 23 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 juillet 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'éducation ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C,

- les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique,

- et les observations de Mme B pour l'université Clermont Auvergne.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, maître de conférences à l'université de Bourgogne, a, dans le cadre d'une demande de mutation pour rapprochement de conjoints selon la procédure dérogatoire prévue à l'article 9-3 du décret n° 84-431 du 6 juin 1984, postulé sur un poste de maître de conférences en biologie des organismes et biologie des populations et écologie ouvert au recrutement à l'université Clermont Auvergne. Le conseil académique a toutefois rendu un avis défavorable à cette demande le 13 avril 2017. Mme D a alors formé un recours gracieux contre cet avis auquel il a été défavorablement répondu. Par ailleurs, lors de sa séance du 4 mai 2017, le comité de sélection a émis un avis défavorable à son audition, et a fixé la liste des candidats classés dans sa séance du 18 mai 2017. A l'issue de la procédure, une autre personne a été nommée par le ministre de l'éducation nationale sur le poste convoité par Mme D. Cette dernière a alors saisi le tribunal lequel, par un jugement n° 1701436 du 21 novembre 2019, a annulé la délibération du conseil académique du 13 avril 2017, la décision du 30 juin 2017 portant rejet de son recours gracieux, les délibérations du comité de sélection en date des 4 mai et 18 mai 2017, la délibération du conseil d'administration du 2 juin 2017 et la décision du ministre de l'éducation nationale nommant la personne sur le poste convoité par Mme D. Par ce même jugement, le tribunal a enjoint à l'université Clermont Auvergne de reprendre la procédure de recrutement au stade de l'examen par le conseil académique de la candidature de Mme D dans un délai de trois mois à compter de la notification dudit jugement. Le conseil académique, se conformant à l'injonction prononcée, a de nouveau examiné la demande de mutation de Mme D et, à l'issue de cet examen, a rendu un avis défavorable le 30 janvier 2020, lequel a été porté à la connaissance de Mme D par une lettre du 3 février 2020 du président de l'université Clermont Auvergne. Le recours gracieux formé contre ce nouvel avis défavorable et cette lettre ayant été expressément rejeté, Mme D demande au tribunal d'annuler la délibération du 30 janvier 2020 par laquelle le conseil académique de l'université Clermont Auvergne a émis un avis défavorable à sa mutation sur le poste de maître de conférences n° 0614, la décision du 3 février 2020 prise en conséquence par le président de l'université Clermont Auvergne et la décision par laquelle le président de l'université Clermont Auvergne a rejeté son recours gracieux. Mme D demande également d'annuler, en tant que de besoin, les délibérations prises par le comité de sélection, le conseil académique et le conseil d'administration appelés à se prononcer sur le concours de recrutement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la délibération du 30 janvier 2020 par laquelle le conseil académique de l'université Clermont Auvergne a émis un avis défavorable à a sa mutation sur le poste de maître de conférences n° 0614, la décision du 3 février 2020 prise en conséquence par le président de l'université Clermont Auvergne et la décision par laquelle le président de l'université Clermont Auvergne a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé contre les délibération et décision précitées :

2. Aux termes de l'article 9-3 du décret du 6 juin 1984 susvisé : " Par dérogation à l'article 9-2, le conseil académique ou l'organe compétent pour exercer les attributions mentionnées au IV de l'article L. 712-6-1 du code de l'éducation, en formation restreinte, examine les candidatures à la mutation et au détachement des personnes qui remplissent les conditions prévues aux articles 60 et 62 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, sans examen par le comité de sélection. Si le conseil académique retient une candidature, il transmet le nom du candidat sélectionné au conseil d'administration. Lorsque l'examen de la candidature ainsi transmise conduit le conseil d'administration à émettre un avis favorable sur cette candidature, le nom du candidat retenu est communiqué au ministre chargé de l'enseignement supérieur. L'avis défavorable du conseil d'administration est motivé. / Lorsque la procédure prévue au premier alinéa n'a pas permis de communiquer un nom au ministre chargé de l'enseignement supérieur, les candidatures qui n'ont pas été retenues par le conseil académique ou qui ont fait l'objet d'un avis défavorable du conseil d'administration sont examinées avec les autres candidatures par le comité de sélection selon la procédure prévue à l'article 9-2 ". L'avis défavorable rendu par le conseil académique, en vertu de ces dispositions, sur la candidature d'une personne qui remplit les conditions prévues aux articles 60 et 62 de la loi du 11 janvier 1984 doit être motivé.

3. En premier lieu, la délibération du conseil académique du 30 janvier 2020 vise, en droit, notamment le code de l'éducation ainsi que les dispositions de l'article 9-3 du décret n° 84-431 du 6 juin 1984 citées au point précédent. En fait, cet avis mentionne que le profil de Mme D est éloigné du profil du poste ouvert à candidature aux motifs qu'il est spécifiquement recherché une personne qui maîtriserait la partie zoologique / biologie animale, en particulier en enseignement, mais également en recherche, alors que Mme D a fait une thèse sur les champignons puis s'est spécialisée en botanique, aussi bien en enseignement qu'en recherche, que ses compétences portent principalement sur les communautés aquatiques fongiques dans une approche d'écologie évolutive et non sur des problématiques d'écologie fonctionnelle et que sa thématique de recherche actuelle est davantage axée sur l'écologie végétale terrestre. Dans ces conditions, l'avis du conseil académique ne peut être regardé comme étant entaché d'une insuffisance de motivation.

4. En deuxième lieu, si la consultation d'experts n'est pas prévue par les dispositions citées au point 2, aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe ne l'interdit. Par suite, Mme D ne peut utilement soutenir que la délibération du conseil académique du 30 janvier 2020 a été rendue à l'issue d'une procédure irrégulière au motif que le président du conseil académique a sollicité deux experts pour recueillir leurs avis sur sa candidature et plus précisément sur l'adéquation entre cette candidature et le profil du poste ouvert.

5. En troisième lieu, ni les dispositions citées au point 2, ni aucun autre principe, ne prévoient que dans le cadre de l'examen de sa candidature, notamment lorsque cet examen se déroule avec le concours d'experts extérieurs, le candidat doit être informé de la saisine de ces experts et des éléments portés à la connaissance de ces derniers et doit être invité à présenter des observations. Par suite, la requérante ne peut utilement soutenir que la délibération rendue le 30 janvier 2020 a été prise en méconnaissance du principe de transparence et constitue une rupture d'égalité aux motifs qu'elle n'a pas été informée de la saisine de deux experts extérieurs, des éléments qui leur ont été transmis et qu'elle n'a pas pu présenter des observations.

6. En quatrième lieu, le fait pour une personne de remplir les conditions prévues notamment à l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 permet seulement à cette personne de voir sa candidature examinée par le conseil académique selon la procédure prévue à l'article 9-3 du décret du 6 juin 1984 mais ne conduit pas le conseil académique à prendre en compte ces conditions dans le cadre de son examen au fond, lequel consiste uniquement à apprécier l'adéquation de la candidature au profil du poste et à la stratégie de l'établissement, sans remettre en cause l'appréciation des mérites scientifiques du candidat. Par suite, Mme D ne peut utilement soutenir que le conseil académique a entaché la délibération en litige d'une incompétence négative au motif qu'il n'a pas pris en compte les critères tenant à sa situation personnelle tels que prévus à l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 avant de rendre son avis.

7. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le conseil académique se serait estimé lié par les avis des deux experts extérieurs sollicités avant de prendre la délibération du 30 janvier 2020. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

8. En sixième lieu, à supposer que les deux experts extérieurs sollicités aient pu, dans leurs avis respectifs, porter une appréciation sur les mérites scientifiques de Mme D, il ne ressort pas de l'examen de la délibération en litige que le conseil académique aurait lui-même rendu son avis défavorable en se fondant sur les mérites scientifiques de Mme D. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le conseil académique a commis une erreur de droit en se référant aux termes des deux rapports d'expertise qui portent une appréciation des mérites scientifiques de sa candidature.

9. En septième lieu, il appartient au juge de l'excès de pouvoir de s'assurer que, dans l'appréciation de l'adéquation du profil du candidat au poste mis au concours, le conseil académique ne commet pas d'erreur manifeste.

10. Pour estimer que la candidature de Mme D n'était pas en adéquation avec le profil du poste proposé à savoir celui d'une personne maîtrisant la partie zoologique / biologie animale en enseignement mais également en recherche, le conseil académique, s'appuyant sur les avis des deux experts sollicités, s'est fondé sur le fait que Mme D avait fait une thèse sur les champignons puis s'était spécialisée en botanique en enseignement et en recherche mais également sur le fait que ses compétences portaient principalement sur les communautés aquatiques fongiques, dans une approche d'écologie évolutive et non sur des problématiques d'écologie fonctionnelle, enfin sur, sur le fait que sa thématique de recherche actuelle était davantage axée sur l'écologie végétale terrestre.

11. Pour contester l'appréciation portée par le conseil académique, la requérante soutient, d'une part, qu'elle a été préalablement recrutée comme maître de conférences à l'université de Bourgogne et a été qualifiée à ces fonctions par la 67ème section du conseil national des universités qui porte précisément sur le domaine de la biologie des populations et écologie, d'autre part, qu'elle dispense l'essentiel de ses enseignements en écologie générale, écologie des populations, des communautés et écosystèmes et écologie fonctionnelle mais également qu'elle dispense des enseignements en biologie des organismes relevant tout à la fois de la 67ème et de la 68ème section du conseil national des universités, enfin, qu'elle a consacré sa recherche tout à la fois à l'écologie aquatique dans le cadre de sa thèse mais également à l'écologie des plantes, ses travaux portant en particulier sur l'analyse des interactions trophiques entre plantes, micro-organismes et insectes au sein d'une équipe scientifique. Toutefois, ces allégations, qui, au demeurant, se rapportent à des faits qui ne sont pas nécessairement contemporains de l'avis litigieux, ne sont pas corroborées par les éléments que Mme D verse aux débats. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le conseil académique a commis une erreur manifeste dans l'appréciation portée sur sa candidature, en mutation, sur le poste de maître de conférences n° 0614.

12. Il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 11 que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la délibération du 30 janvier 2020 par laquelle le conseil académique de l'université Clermont Auvergne a émis un avis défavorable à a sa mutation sur le poste de maître de conférences n° 0614, de la décision du 3 février 2020 prise en conséquence par le président de l'université Clermont Auvergne et de la décision par laquelle le président de l'université Clermont Auvergne a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé contre les délibération et décision précitées.

En ce qui concerne les délibérations prises par le comité de sélection, le conseil académique et le conseil d'administration appelés à se prononcer sur le concours de recrutement :

13. A l'appui de ses conclusions dirigées contre des actes qu'elle n'identifie d'ailleurs pas avec précision, la requérante soutient que les opérations de recrutement mises en œuvre après le refus initial de mutation sont entachées d'illégalités. Toutefois, elle ne mentionne pas les dispositions ou les principes qui auraient été méconnus, de sorte que les moyens qu'elle développe doivent être écartés comme n'étant pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, Mme D n'est pas recevable à demander l'annulation de ces actes.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme D doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 :Le présent jugement sera notifié à Mme A D et au président de l'université Clermont-Auvergne.

Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

- Mme Bader-Koza, présidente du tribunal,

- Mme Jaffré, première conseillère,

- M. Debrion, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 10 novembre 2022.

Le rapporteur,

J-M. C La présidente,

S. BADER-KOZA

Le greffier,

P. MANNEVEAU

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions