jeudi 9 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2001809 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | ROUX |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 14 octobre 2020 sous le n° 2001809, et un mémoire, enregistré le 19 août 2022, Mme C A, représentée par Me Roux, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 août 2020 par laquelle le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe l'a suspendue de ses fonctions à titre conservatoire et la décision portant rejet implicite du recours gracieux formé contre la mesure de suspension ;
2°) d'annuler la décision du 26 août 2020 par laquelle le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe a prolongé la mesure de suspension prise à son encontre à titre conservatoire ;
3°) d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2020 par lequel le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe a procédé à l'abrogation de l'arrêté du 1er mars 2020 portant nomination en qualité de rédacteur territorial stagiaire à temps non complet, a mis fin à son contrat et l'a radiée des effectifs de la commune ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- les faits ayant justifié les mesures de suspension ne présentaient pas une vraisemblance suffisante à la date à laquelle ces mesures ont été prises ;
- les mesures de suspension sont illégales dès lors que le maire n'a pas engagé d'action disciplinaire à son encontre et l'a radiée des effectifs au mépris de l'existence de son contrat de travail ;
- les mesures de suspension sont entachées d'un détournement de pouvoir et d'un détournement de procédure ;
- l'arrêté d'abrogation a été pris au mépris de toute procédure disciplinaire et constitue une sanction disciplinaire déguisée ;
- la décision de radiation des effectifs peut être analysée comme une décision de licenciement disciplinaire, de sorte que le maire aurait dû saisir la commission consultative paritaire pour avis ;
- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas de nature à justifier une sanction et encore moins un licenciement ;
- l'arrêté d'abrogation est entaché d'un détournement de pouvoir et d'un détournement de procédure.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 décembre 2020, et un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, qui n'a pas été communiqué, la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe, représentée par la Sarl Truno et associés, Me Ouali, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 8 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 octobre 2022.
II. Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2020 sous le n° 2002115, et un mémoire, enregistré le 19 août 2022, Mme C A, représentée par Me Roux, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 3 août 2020 par laquelle le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe l'a suspendue de ses fonctions à titre conservatoire et la décision portant rejet implicite du recours gracieux formé contre la mesure de suspension ;
2°) d'annuler la décision du 26 août 2020 par laquelle le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe a prolongé la mesure de suspension prise à son encontre à titre conservatoire ;
3°) d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2020 par lequel le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe a procédé à l'abrogation de l'arrêté du 1er mars 2020 portant nomination en qualité de rédacteur territorial stagiaire à temps non complet, a mis fin à son contrat et l'a radiée des effectifs de la commune ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- les faits ayant justifié les mesures de suspension ne présentaient pas une vraisemblance suffisante à la date à laquelle ces mesures ont été prises ;
- les mesures de suspension sont illégales dès lors que le maire n'a pas engagé d'action disciplinaire à son encontre et l'a radiée des effectifs au mépris de l'existence de son contrat de travail ;
- elle aurait dû être réintégrée à l'issue de sa période de suspension, soit dès le 16 septembre 2020 ;
- les mesures de suspension sont entachées d'un détournement de pouvoir et d'un détournement de procédure ;
- l'arrêté d'abrogation a été pris au mépris de toute procédure disciplinaire et constitue une sanction disciplinaire déguisée ;
- la décision de radiation des effectifs peut être analysée comme une décision de licenciement disciplinaire, de sorte que le maire aurait dû saisir la commission consultative paritaire pour avis ;
- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas de nature à justifier une sanction et encore moins un licenciement ;
- l'arrêté d'abrogation est entaché d'un détournement de pouvoir et d'un détournement de procédure.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2021, et un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, qui n'a pas été communiqué, la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe, représentée par la Sarl Truno et associés, Me Ouali, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 8 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 octobre 2022.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°88-145 du 15 février 1988 ;
- le décret n°92-1194 du 4 novembre 1992 ;
- le décret n° 2010-329 du 22 mars 2010 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique,
- les observations de Me Frédérique Roux, avocate de Mme A,
- et les observations de Me Jean Roux, avocat de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe.
Une note en délibéré, présentée par Mme A, a été enregistrée le 23 février 2023 pour l'instance n° 2001809.
Une note en délibéré et des pièces produites par Mme A ont été enregistrées respectivement les 23 et 24 février 2023 pour l'instance n° 2002115.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A exerçait au sein de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe (Puy-de-Dôme) les fonctions de secrétaire de mairie depuis le 6 juin 2017 d'abord dans le cadre d'une mise à disposition par le centre de gestion de la fonction publique territoriale du Puy-de-Dôme puis, à compter du 1er octobre 2018, dans le cadre d'un contrat à durée déterminée à temps non complet. Par un arrêté du 1er mars 2020, le maire alors en fonctions de cette commune a nommé Mme A en qualité de rédacteur territorial stagiaire à temps non complet pour une durée de six mois. Le 3 août 2020, Mme A a fait l'objet, d'une décision de suspension à titre conservatoire pour une durée d'un mois prise par le nouveau maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe. Cette mesure de suspension a été prolongée de deux semaines par une décision du 26 août 2020. Puis, par un arrêté du 21 septembre 2020, le nouveau maire a abrogé l'arrêté du 1er mars 2020 portant nomination de Mme A en qualité de rédacteur territorial stagiaire à temps non complet pour une durée de six mois et l'a radiée des effectifs de la commune. Le recours gracieux qu'elle a formé à l'encontre de la décision de suspension du 3 août 2020 ayant été implicitement rejeté, Mme A a saisi le tribunal de deux requêtes enregistrées sous les n° 2001809 et 2002115 et doit être regardée comme demandant l'annulation des décisions des 3 et 26 août 2020, de la décision portant rejet implicite de son recours gracieux et de l'arrêté du 21 septembre 2020 en tant que le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe l'a radiée des effectifs de la commune à compter de la notification de cet arrêté.
Sur la jonction :
2. Les affaires nos 2001809 et 2002115 concernent la situation d'une même requérante et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation des mesures de suspension des 3 et 26 août 2020 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, en vigueur à la date de la décision attaquée : " En cas de faute grave commise par un fonctionnaire, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute peut être suspendu par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire qui saisit, sans délai, le conseil de discipline. / Le fonctionnaire suspendu conserve son traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement et les prestations familiales obligatoires. Sa situation doit être définitivement réglée dans le délai de quatre mois. / Si, à l'expiration d'un délai de quatre mois, aucune décision n'a été prise par l'autorité ayant le pouvoir disciplinaire, le fonctionnaire qui ne fait pas l'objet de poursuites pénales est rétabli dans ses fonctions () ". Aux termes de l'article 2 du décret du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale : " Les fonctionnaires territoriaux stagiaires sont soumis aux dispositions des lois des 13 juillet 1983 et 26 janvier 1984 susvisées et des décrets pris pour leur application, dans la mesure où elles sont compatibles avec leur situation particulière et dans les conditions prévues par le présent décret ".
4. D'une part, la mesure de suspension à titre conservatoire prévue par les dispositions de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 précité est une mesure prise dans l'intérêt du service et ne constitue pas une sanction disciplinaire, de sorte qu'elle n'a pas à être motivée. D'autre part, une telle mesure peut être légalement prononcée dès lors que les faits imputés au fonctionnaire présentent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité.
5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des pièces produites par la requérante elle-même, que pour suspendre à titre conservatoire Mme A, puis pour prolonger cette suspension, le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe s'est, d'une part, fondé sur l'existence d'un contrat à durée déterminée conclu le 1er mars 2020 entre son prédécesseur et Mme A alors même que cette dernière bénéficiait, depuis le même jour, d'un arrêté la nommant rédacteur territorial stagiaire, sur le fait qu'il n'avait pas été possible de retrouver l'original de ce contrat et sur le fait que la signature du maire alors en fonctions le 1er mars 2020 présentait de fortes similitudes avec celle figurant sur le contrat à durée déterminée dont Mme A avait bénéficié à compter du 1er octobre 2018. Le maire de Sauvagnat-Sainte-Marthe s'est, d'autre part, fondé sur le fait que la délibération n° 4 du 5 mars 2020 portant sur la mise à jour du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) applicable aux agents de la commune n'avait pas pu être prise à cette date dès lors que le conseil municipal ne s'est réuni que le 6 mars 2020, sur le fait que la liste des personnes présentes ou représentées figurant dans cette délibération était erronée, sur le fait que cette question n'était pas à l'ordre du jour du conseil municipal qui s'est tenu le 6 mars 2020 et n'a pas été ajoutée en cours de séance, enfin, sur le fait que cette délibération n'avait été transmise par Mme A en sous-préfecture que le 25 juin 2020, soit plus de trois mois après son approbation, alors que l'intéressée a continué d'exercer ses fonctions en mairie durant la période du 17 mars au 11 mai 2020. Ces éléments ne sont pas sérieusement contestés par la requérante. Dans ces conditions, le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe a pu légalement, à la date à laquelle il s'est prononcé, estimer, d'une part, que les faits imputés à l'intéressée présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité, d'autre part, qu'il était dans l'intérêt du service de suspendre Mme A de ses fonctions. Par suite, les mesures de suspension en litige ne sont pas entachées d'une erreur d'appréciation.
6. En deuxième lieu, les dispositions de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 cité au point 3, qui impartissent à l'administration un délai de quatre mois pour statuer sur le cas d'un fonctionnaire ayant fait l'objet d'une mesure de suspension, ont pour objet de limiter les effets dans le temps de cette mesure, sans qu'aucun texte n'enferme dans un délai déterminé l'exercice de l'action disciplinaire ni même fasse obligation à l'autorité investie du pouvoir disciplinaire d'engager une procédure disciplinaire. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que les mesures de suspension dont elle a fait l'objet sont illégales au motif qu'aucune action disciplinaire n'a été prise à son encontre.
7. En troisième lieu, la circonstance selon laquelle Mme A a été radiée des effectifs de la commune au mépris de l'existence d'un contrat de travail est sans incidence sur la légalité de mesures de suspension prises à son encontre dès lors que cette radiation des effectifs est intervenue postérieurement aux suspensions contestées.
8. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe aurait commis un détournement de pouvoir ou un détournement de procédure en décidant de suspendre Mme A à titre conservatoire, puis de prolonger cette mesure de suspension.
9. Il résulte de tout de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des mesures de suspension prises à son encontre par le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe les 3 et 26 août 2020, ni à demander l'annulation de la décision portant rejet implicite du recours gracieux formé contre la mesure de suspension du 3 août 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2020 :
En ce qui concerne la portée de cet arrêté :
10. Cet arrêté, intitulé " arrêté portant abrogation de l'arrêté du 1er mars 2020 portant nomination d'un stagiaire agent intercommunal à temps non complet en qualité de rédacteur territorial de Madame C A ", n'a d'autre objet que de mettre fin, pour l'avenir, aux liens qui unissaient Mme A à la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe en sa seule qualité de fonctionnaire stagiaire aux motifs que la requérante n'était pas lauréate du concours de rédacteur territorial et que la période de stage ne pouvait pas avoir été fixée légalement pour une durée de six mois. Le contrat à durée déterminée auquel il est fait référence dans l'arrêté du 21 septembre 2020 n'a pas pu produire des effets juridiques dès lors que Mme A ne pouvait pas, durant la période allant du 1er mars 2020 à la date d'abrogation de l'arrêté du 1er mars 2020, avoir à la fois la qualité de fonctionnaire stagiaire et celle d'agent contractuel. Compte tenu de ce qui vient d'être dit, la radiation de Mme A des effectifs de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe mentionnée dans l'arrêté du 21 septembre 2020 procède de la seule abrogation de l'arrêté du 1er mars 2020 la nommant rédacteur territorial stagiaire et n'est pas la conséquence d'une rupture du contrat à durée déterminée du 1er mars 2020.
En ce qui concerne la légalité de cet arrêté :
11. Mme A qui conteste l'arrêté du 21 septembre 2020 uniquement en tant que le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe l'a radiée des effectifs de la commune à compter de la notification de cet arrêté soutient elle-même dans ses écritures que l'arrêté du 1er mars 2020 la nommant rédacteur territorial stagiaire est entaché d'illégalité.
12. D'une part, compte tenu du fait, comme il a été dit au point 10, que la radiation de la requérante des effectifs de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe est intervenue en conséquence de la seule abrogation de l'arrêté du 1er mars 2020 la nommant rédacteur territorial stagiaire et non à la suite d'une rupture du contrat à durée déterminée du 1er mars 2020, Mme A ne peut utilement soutenir que sa radiation des effectifs a été prononcée au mépris de toute procédure disciplinaire, constitue une sanction disciplinaire déguisée ou une décision de licenciement disciplinaire, est illégale faute d'avoir été précédée de la saisine de la commission consultative paritaire pour avis ou repose sur des faits qui ne sont pas de nature à justifier une sanction ou encore un licenciement.
13. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe aurait commis un détournement de pouvoir ou un détournement de procédure en décidant de radier Mme A des effectifs de la commune en conséquence de l'abrogation de l'arrêté du 1er mars 2020 nommant la requérante en qualité de rédacteur territorial stagiaire.
14. Il résulte de tout de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2020 en tant que le maire de la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe l'a radiée des effectifs de la commune à compter de la notification de cet arrêté.
Sur les frais du litige :
15. D'une part, la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe n'étant pas partie perdante à l'instance, les conclusions présentées par Mme A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
16. D'autre part, il y a lieu de mettre à la charge de la requérante, partie perdante à l'instance, une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la commune défenderesse et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2001809 et n° 2002115 de Mme A sont rejetées.
Article 2 : Mme A versera à la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la commune de Sauvagnat-Sainte-Marthe.
Délibéré après l'audience du 23 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
Mme Trimouille, première conseillère,
M. Debrion, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.
Le rapporteur,
J-M. B
La présidente,
S. BADER-KOZA Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2001809 et 2002115
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026