lundi 5 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2002213 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | SCP BORIE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrés le 7 décembre 2020 sous le numéro 2002213, M. C B, représenté par la SCP Borie et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 20 septembre 2020 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de titre de séjour complétée le 6 février 2020 ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans un délai de dix jours sous astreinte de cinquante euros par jour de retard, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1700 euros à verser à la SCP Borie et associés en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée méconnait l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- cette décision méconnait le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 janvier 2021.
II. Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2021 sous le numéro 2101471, M. C B, représenté par la SCP Borie et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, " résultant du silence gardé pendant plus de quatre mois de la préfecture du Puy-de-Dôme sur l'information sur l'instruction du dossier exposée par la préfecture du Puy-de-Dôme à compter du 4 décembre 2020 " ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et lui délivrer, dans un délai de dix jours sous astreinte de cinquante euros par jour de retard, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 700 euros à verser à son conseil en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée méconnait l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, faute pour l'administration de lui avoir communiqué ses motifs ;
- cette décision méconnait le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour dès lors qu'une telle décision est matériellement inexistante, dans la mesure où le silence gardé par l'administration sur une demande quant à l'état de l'instruction d'une demande de titre de séjour ne saurait faire naitre une décision implicite de refus de titre de séjour.
La demande de M. B concernant l'aide juridictionnelle a été rejetée par une décision du 25 août 2021.
III. Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2022 sous le numéro 2201696, M. C B, représenté par Me Khanifar, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 22 juin 2022 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un certificat de résidence algérien d'un an portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de trente euros par jour de retard et de lui délivrer, dans un délai de sept jours à compter de cette notification, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le recours, enregistré dans le délai de recours contentieux est recevable ;
- le refus de titre de séjour est entaché d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation, son épouse ne pouvant bénéficier de la procédure de regroupement familial eu égard à l'insuffisance de ses ressources ;
- l'obligation de quitter le territoire français, prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation du refus de titre de séjour ;
- le préfet du Puy-de-Dôme a inversé la charge de la preuve en n'examinant pas les circonstances propres à sa situation personnelle pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 août 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les conclusions de M. Jurie, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant algérien né le 1er octobre 1976, est entré sur le territoire français le 5 février 2015 muni d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour valable du 12 janvier 2015 au 11 avril 2015. Le 1er juillet 2019, il a sollicité du préfet du Puy-de-Dôme la délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " et complété cette demande le 6 février 2020. Il demande, aux termes de la requête n° 2002213 enregistrée le 7 décembre 2020, l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour complétée le 6 février 2020.
2. Recevant un courrier du 8 décembre 2020 des services de la préfecture du Puy-de-Dôme l'informant que sa demande de titre de séjour était toujours en cours d'instruction , le conseil de M. B a, par courrier du 15 avril 2021, demandé au préfet des renseignements quant à l'état de l'instruction de cette demande. En l'absence de réponse à cette demande, M. B demande, aux termes de sa requête, enregistrée sous le numéro 2101471, l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour " résultant du silence gardé pendant plus de quatre mois de la préfecture du Puy-de-Dôme sur l'information sur l'instruction du dossier exposée par la préfecture du Puy-de-Dôme à compter du 4 décembre 2020 ".
3. Enfin, par la dernière requête, enregistrée sous le n° 2201696, M. B demande au tribunal d'annuler les décisions du 22 juin 2022 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé d'office.
4. Les trois requêtes enregistrées sous le numéro 2002213, 2101471 et 2201696 concernent la situation d'un même administré et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la recevabilité de la requête n° 2101471 :
5. Ainsi qu'il a été dit au point 2, M. B a, par l'intermédiaire de son conseil, demandé au préfet, par courrier du 15 avril 2021, de l'informer quant à l'état de l'instruction de sa demande de titre de séjour déposée le 1er juillet 2019 et complétée le 6 février suivant. Une telle demande ne constitue pas une demande de titre de séjour. Le silence gardé par l'administration sur la demande de M. B présentée par courrier du 15 avril 2021 n'a ainsi pas été susceptible de faire naître une décision implicite de refus de titre de séjour. Par suite, les conclusions de la requête n° 2101471 tendant à l'annulation d'une décision implicite de refus de titre de séjour inexistante sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur l'étendue du litige :
6. En premier lieu, si le silence gardé par l'administration, sur une demande, fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde et que, dès lors, celle-ci ne peut être utilement contestée au motif que l'administration aurait méconnu ces dispositions en ne communiquant pas au requérant les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois qu'elles lui impartissent.
7. Il résulte de ce qui précède que, d'une part, la requête n° 2002213 de M. B tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour doit être regardée comme dirigée contre la décision explicite du 22 juin 2022 par laquelle le préfet a confirmé ce refus et, d'autre part, que cette décision dûment motivée s'étant substituée à la décision implicite initialement intervenue, le moyen tiré de l'absence de communication des motifs de cette décision ne peut qu'être écarté.
8. En second lieu, par un jugement du 5 octobre 2022, la magistrate désignée par la présidente du tribunal, statuant en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile notamment sur la requête n° 2201696 formée par M. B a, d'une part, rejeté les conclusions à fin d'annulation des décisions du 22 juin 2022 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de renvoi, et, d'autre part, renvoyé à une formation collégiale du tribunal l'examen des conclusions dirigées contre la décision de refus de titre de séjour.
9. Par suite, il n'y a lieu, dans la présente instance, que de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour du 22 juin 2022.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
10. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
11. Il ressort des pièces des dossiers, en particulier celles produites par M. B au soutien de sa requête enregistrée sous le numéro 2002213, qu'il a épousé sur le territoire français, le 4 mars 2017, une compatriote, titulaire d'une carte de résident valable jusqu'au 30 janvier 2029. Il ressort de ces mêmes pièces que M. B, qui déclare être entré en France en 2015 pour rejoindre sa future épouse, justifie de l'ancienneté d'une communauté de vie avec cette dernière depuis, au plus tard, décembre 2015, date d'établissement d'une attestation sur l'honneur de vie commune mentionnant une adresse de domiciliation figurant également dans un contrat d'assurance conclu en mars 2016. Il ressort par ailleurs d'attestations établies en 2018, 2019 et 2020 d'une directrice d'école, d'un masseur-kinésithérapeute et d'un directeur d'institut médico-éducatif, que le requérant participe à l'entretien et l'éducation des deux enfants nés en 2008 et 2012 que son épouse a eu d'une précédente union, en particulier du jeune A, dont le taux d'incapacité est égal ou supérieur à 80 %. Le préfet du Puy-de-Dôme affirme lui-même, dans la décision contestée, que l'intéressé justifie de la présence de liens privés et familiaux intenses, anciens et stables en France. Dans ces conditions, et alors même que l'épouse de M. B pourrait bénéficier du regroupement familial, alors au demeurant que le requérant fait valoir sans être contesté que cette dernière ne dispose pas des ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de la famille, le refus de titre de séjour est entaché d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés par M. B, que ce dernier est fondé à demander l'annulation de la décision du 22 juin 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Le présent jugement implique nécessairement, au sens des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, que le préfet du Puy-de-Dôme délivre à M. B, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, une carte de séjour temporaire l'autorisant à travailler. En outre, le présent jugement implique également que, dans l'attente de cette délivrance, le préfet du Puy-de-Dôme munisse M. B d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de sa notification.
Sur les frais liés au litige :
En ce qui concerne les requêtes n° 2002213 et n° 2101471 :
14. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent dès lors être rejetées.
En ce qui concerne la requête n° 2201696 :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er: La décision du 22 juin 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet du Puy-de-Dôme de délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente et dans un délai de quinze jours, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2201696 et les requêtes n° 2002213 et n° 2101471 sont rejetés.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 25 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Courret, présidente,
M. Panighel, premier conseiller,
Mme Bollon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2022.
Le rapporteur,
L. D La présidente,
C. COURRET
La greffière,
F. LLORACH
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2002213, 2101471, 2201696
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026