vendredi 20 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2002301 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | RIQUELME AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés, le 21 décembre 2020 et le 31 mai 2021, l'association pour l'institut de formation professionnelle et permanente d'Aurillac (IFPP), représentée par l'AARPI Riquelme Avocats Associes, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 octobre 2020 par laquelle la ministre du travail a rejeté le recours hiérarchique qu'elle formé contre la décision du 7 mai 2020 par laquelle l'inspecteur du travail a refusé d'autoriser de licenciement de M. B C ;
2°) d'enjoindre au ministre du travail de réexaminer sa demande d'autorisation de licenciement de M. C dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir.
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête initiale était suffisamment qualifiée et, dès lors, recevable ;
- la notification de la décision de l'inspectrice du travail est irrégulière, dès lors qu'elle méconnait les dispositions de l'article R. 2421-12 du code du travail ; elle n'a pu faire courir le délai de recours ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit, dès lors que, tant l'inspecteur du travail que la ministre, imposent des conditions non prévues par l'article R. 2221-1 du code du travail ;
- elle a apporté les indications permettant d'identifier les motifs du licenciement ;
- il n'a pas été répondu à son moyen exposé à l'occasion du recours hiérarchique du 10 juillet 2020, selon lequel il y avait lieu de tenir compte de sa correspondance du 15 avril 2020, complétant son courrier initial du 15 avril 2020 ;
- elle a transmis l'ensemble des pièces justificatives au cours de ses échanges ultérieurs avec l'inspection du travail ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dénaturant sa demande, dès lors que celle-ci est conforme aux exigences requises ;
- il n'a pas été procédé à l'enquête obligatoire ;
- la demande d'autorisation de licenciement est fondée, dès lors qu'en refusant délibérément d'effectuer les visites en entreprise M. C manqué à son contrat de travail.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er avril 2021, M. B C, représenté par la SCP Moins et Associés conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par ordonnance du 28 septembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 15 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Jurie, rapporteur public,
- et les observations de Me Bouquet représentant l'Institut de formation professionnelle et permanente d'Aurillac.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a été embauché le 7 mars 2011 sous contrat de travail à durée indéterminée par l'association pour l'institut de formation professionnelle et permanente d'Aurillac (IFPP) en qualité de formateur/référent informatique au sein du centre de formation d'apprentis. Par un courriel du 12 mars 2020, M. C ayant, par ailleurs, la qualité de membre suppléant du comité social et économique, le président de cette association a saisi l'inspectrice du travail de la quatrième section d'inspection du département du Cantal d'une demande d'autorisation de licenciement de l'intéressé, qui a été rejetée par une décision du 7 mai 2020, au motif qu'elle n'était qualifiée ni en droit ni en fait. Par un courrier du 10 juillet 2020, l'association requérante a formé un recours hiérarchique contre cette décision auprès de la ministre du travail, qui l'a également rejeté par une décision du 19 octobre 2020. Par la présente requête, l'association pour l'institut de formation professionnelle et permanente d'Aurillac demande l'annulation d'une part, de la décision du 7 mai 2020 de l'inspecteur du travail, et d'autre part de la décision du 19 octobre 2020 de la ministre du travail.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 2421-1 du code du travail : " La demande d'autorisation de licenciement d'un délégué syndical, d'un salarié mandaté, d'un membre de la délégation du personnel au comité social et économique interentreprises ou d'un conseiller du salarié est adressée à l'inspecteur du travail dont dépend l'établissement dans les conditions définies à l'article L. 2421-3. (.)/Dans tous les cas, la demande énonce les motifs du licenciement envisagé. Elle est transmise par voie électronique selon les modalités prévues aux articles R. 112-9 à R. 112-9-2 du code des relations entre le public et l'administration ou par lettre recommandée avec avis de réception en deux exemplaires. ".
3. Il ressort des termes mêmes de la demande d'autorisation de licenciement datée du 12 mars 2020, reçue le même jour par l'inspectrice du travail, que celle-ci était constitutive d'un simple courrier, qu'elle ne faisait mention ni des pièces annexes ni du mandat détenu par M. C et se bornait à indiquer, sans autres précisions, que l'intéressé n'avait pas réalisé pendant l'année scolaire 2019 des visites d'entreprises indispensables et prévues dans le programme de formation des étudiants et usagers de l'établissement et que, ledit établissement, considérant que l'intéressé avait, ainsi, gravement manqué aux obligations qu'il tenait de son contrat de travail, il était dans l'obligation d'envisager son licenciement. Une telle demande, dépourvue de qualification juridique et de précision, n'était pas au nombre de celles qui auraient permis à l'inspecteur du travail de déterminer le terrain sur lequel l'employeur entendait se placer et ne lui permettait pas d'exercer son contrôle sans risque de confusion. Par suite, c'est à bon droit que l'inspecteur du travail, et la ministre du travail dans sa réponse au recours hiérarchique de l'association pour l'institut de formation professionnelle ont considéré que la demande d'autorisation de licenciement de M. C présentée par l'association requérante, qui ne pouvait être régularisée, était irrecevable et devait être rejetée.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par l'association pour l'institut de formation professionnelle et permanente d'Aurillac au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association pour l'institut de formation professionnelle et permanente d'Aurillac la somme demandée par M. C au même titre.
D E C I D E:
Article 1er: La requête de l'association pour l'institut de formation professionnelle et permanente d'Aurillac est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de M. C présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association pour l'institut de formation professionnelle et permanente d'Aurillac, au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et à M. B C.
Délibéré après l'audience du 6 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Courret, présidente,
M. Bordes, premier conseiller,
Mme Bollon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 janvier 2023
Le rapporteur,
JF. A La présidente,
C. COURRET
La greffière,
F. LLORACH
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026