jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2100135 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | DELAHAYE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 22 janvier 2021 et le 2 novembre 2022 sous le n° 2100135, M. A C, représenté Me Delahaye, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2020/07-241 du 28 juillet 2020 par lequel le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes a autorisé le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid à exploiter les parcelles cadastrées section ZM n° 5 et n° 12 situées sur la commune de Saulzet-le-Froid, appartenant à la section de Pessade ;
2°) d'annuler l'arrêté n° 2020/07-242 du 28 juillet 2020 par lequel le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes lui a refusé l'autorisation d'exploiter une partie de ces mêmes parcelles ;
3°) d'annuler la décision du 23 novembre 2020 par laquelle le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes a rejeté son recours gracieux ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le préfet a commis une erreur de droit en estimant que le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid constituait une exploitation agricole au sens des dispositions de l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime et relevait, à ce titre, du régime du contrôle des structures ; sa demande d'autorisation d'exploiter ne pouvait donc pas être retenue ou, à tout le moins, elle aurait dû être classée en rang de priorité 7 ;
- les arrêtés attaqués sont illégaux du fait de l'illégalité du schéma directeur régional des exploitations agricoles pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, lequel méconnaît les dispositions des articles L. 331-1-1 et L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2021, le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid, représenté par la Scp Teillot et associés, Me Marion, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A C la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- à titre principal, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté n° 2020/07-241 du 28 juillet 2020 par lequel le préfet a autorisé le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid à exploiter les parcelles cadastrées section ZM n° 5 et n° 12 sont irrecevables ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juillet 2021, le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
II. Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 22 janvier 2021 et le 2 novembre 2022 sous le n° 2100136, M. B C, représenté Me Delahaye, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2020/07-241 du 28 juillet 2020 par lequel le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes a autorisé le syndicat d'Estive de Saulzet-le-Froid à exploiter les parcelles cadastrées section ZM n° 5 et n° 12 situées sur la commune de Saulzet-le-Froid, appartenant à la section de Pessade ;
2°) d'annuler l'arrêté n° 2020/07-240 du 28 juillet 2020 par lequel le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes lui a refusé l'autorisation d'exploiter une partie de ces mêmes parcelles ;
3°) d'annuler la décision du 23 novembre 2020 par laquelle le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes a rejeté son recours gracieux ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le préfet a commis une erreur de droit en estimant que le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid constituait une exploitation agricole au sens des dispositions de l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime et relevait, à ce titre, du régime du contrôle des structures ; sa demande d'autorisation d'exploiter ne pouvait donc pas être retenue ou, à tout le moins, elle aurait dû être classée en rang de priorité 7 ;
- les arrêtés attaqués sont illégaux du fait de l'illégalité du schéma directeur régional des exploitations agricoles pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, lequel méconnaît les dispositions des articles L. 331-1-1 et L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2021, le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid, représenté par la Scp Teillot et associés, Me Marion, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B C la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- à titre principal, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté n° 2020/07-241 du 28 juillet 2020 par lequel le préfet a autorisé le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid à exploiter les parcelles cadastrées section ZM n° 5 et n° 12 sont irrecevables ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juillet 2021, le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- l'arrêté du ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt du 20 juillet 2015 fixant le modèle d'arrêté préfectoral portant schéma directeur régional des exploitations agricoles ;
- l'arrêté n° 18-091 du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes du 27 mars 2018 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles pour la région Auvergne-Rhône-Alpes ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Debrion,
- les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique,
- les observations de Me Lemasson, avocat de M. A C et M. B C,
- et les observations de Me Marion, avocate du syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, M. B C et le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid ont déposé des demandes d'autorisation d'exploiter concurrentes sur tout ou partie de terres appartenant à la section de Pessade, située sur le territoire de la commune de Saulzet-le-Froid. Par trois arrêtés du 28 juillet 2020, le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes a, d'une part, accordé une autorisation d'exploiter au syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid pour une surface d'environ 113,5 hectares de parcelles appartenant à la section de Pessade et, d'autre part, refusé d'autoriser à M. A C l'exploitation d'une partie de ces parcelles et à M. B C l'exploitation de l'autre partie de ces parcelles. MM. A et B C ont alors chacun formé un recours gracieux. Des décisions expresses de rejet ayant été prises sur ces recours administratifs, M. A C a formé un recours pour excès de pouvoir enregistré sous le n° 2100135 et M. B C a formé un recours de nature identique enregistré sous le n° 2100136.
Sur la jonction :
2. Les deux requêtes dirigées contre les arrêtés du 28 juillet 2020 du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur la fin de non-recevoir des conclusions dirigées contre l'arrêté n° 2020/07-241 du 28 juillet 2020 opposée par le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid :
3. Aux termes de l'article L. 331-1 du code rural et de la pêche maritime : " Le contrôle des structures des exploitations agricoles s'applique à la mise en valeur des terres agricoles ou des ateliers de production hors sol au sein d'une exploitation agricole, quels que soient la forme ou le mode d'organisation juridique de celle-ci et le titre en vertu duquel la mise en valeur est assurée. L'objectif principal du contrôle des structures est de favoriser l'installation d'agriculteurs, y compris ceux engagés dans une démarche d'installation progressive. () ". Aux termes de l'article L. 331-1-1 du même code : " Pour l'application du présent chapitre : / 1° Est qualifié d'exploitation agricole l'ensemble des unités de production mises en valeur, directement ou indirectement, par la même personne, quels qu'en soient le statut, la forme ou le mode d'organisation juridique, dont les activités sont mentionnées à l'article L. 311-1 ; () ". Aux termes de l'article L. 331-2 du même code : " I.- Sont soumises à autorisation préalable les opérations suivantes : / 1° Les installations, les agrandissements ou les réunions d'exploitations agricoles au bénéfice d'une exploitation agricole mise en valeur par une ou plusieurs personnes physiques ou morales, lorsque la surface totale qu'il est envisagé de mettre en valeur excède le seuil fixé par le schéma directeur régional des exploitations agricoles. () ". L'article 3 du schéma directeur régional des exploitations agricoles pour la région Auvergne-Rhône-Alpes fixe le seuil de surface à 59 ha pour la " région naturelle 3 ", dont fait partie la totalité du territoire du département du Puy-de-Dôme.
4. L'arrêté contesté n° 2020/07-241 du 28 juillet 2020 a pour objet d'attribuer, à l'issue d'une procédure d'instruction de demandes concurrentes, une autorisation d'exploiter environ 113,5 hectares de parcelles appartenant à la section de Pessade au syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid pour la mise en commun de ces terres au bénéfice des adhérents à ce syndicat, exploitants agricoles, pour l'élevage de leur bétail. La mise en valeur de ces parcelles par les adhérents du syndicat relève donc bien du contrôle des structures et il ne ressort pas des pièces du dossier que l'opération projetée par le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid était au nombre de celles pour lesquelles l'autorisation préalable prévue à l'article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime n'est pas requise. Dès lors, l'arrêté n° 2020/07-241 du 28 juillet 2020 en litige ne présente pas le caractère d'une mesure superfétatoire insusceptible de recours. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
5. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du préfet de la région Auvergne Rhône Alpes du 27 mars 2018 portant schéma directeur régional des structures agricoles (SDREA) pour cette région, l'installation est définie comme " l'action de s'établir sur une ou plusieurs unités de production constituant une entité juridique et économique autonome et indépendante pour y exercer une activité agricole ", tandis que l'agrandissement est défini comme le " fait, pour une personne, physique ou morale, mettant en valeur une exploitation agricole, d'accroître la superficie de cette exploitation. L'installation d'un nouvel exploitant en tant qu'associé d'une personne morale, si elle s'accompagne d'une mise à disposition de terres supplémentaires, est un agrandissement de la société au regard des priorités du SDREA. "
6. L'article 4 de cet arrêté distingue trois catégories d'opérations ainsi définies : " Installation individuelle ou sociétaire : comprend les types d'opération définis à l'article 1 " installation ", " réinstallation ", " installation progressive " " entrée d'un nouvel exploitant dans une société" ainsi que " agrandissement dans le cadre d'un plan d'entreprise accompagnant une demande de Dotation Jeune D d'un jeune agriculteur déjà pré-installé " / Confortation : comprend les types d'opération définis à l'article 1 " réunion ", " agrandissement " (à l'exception de l'entrée d'un nouvel exploitant dans une société d'une part, de l'agrandissement dans le cadre d'un plan d'entreprise accompagnant une demande de Dotation Jeune D d'un jeune agriculteur déjà pré-installé d'autre part) et " concentration ", / Restructuration : comprend le type d'opération défini à l'article 1 " restructuration parcellaire " ainsi que " reprise de parcelle de convenance " ". Selon ce même article : " Les rangs de priorité par ordre décroissant de 1 à 7 sont liés à la nature de l'opération et visent à favoriser l'atteinte par les exploitations d'une dimension économique viable () Un rang 7 de priorité est défini pour les situations suivantes : () autres projets classés dans les catégories d'opération du tableau ci-dessus ". Dans ce tableau figurent les opérations d'installation, de confortation et de restructuration.
7. Il ressort des statuts du syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid que celui-ci est un syndicat professionnel agricole regroupant des adhérents exploitants individuels et des associés de différents groupements agricoles d'exploitation en commun (GAEC), dont l'objet est " d'organiser et de gérer collectivement des terrains par les agriculteurs. / Pour réaliser ce but, le syndicat pourra notamment : / - Utiliser et mettre en valeur les terrains mis à sa disposition, loués, ou concédés à cet effet. / - Organiser une estive dans les conditions fixées chaque année par les présents statuts et règlement intérieur. ". Le syndicat d'estive permet ainsi la mise en commun des terrains dont il dispose au profit de ses adhérents qui les utilisent personnellement, de sorte que l'opération du syndicat concernant les parcelles en litige ne se rattachait ni à la catégorie " confortation ", ni à aucune autre prévue par l'article 4 précité du SDREA. Les requérants sont ainsi fondés à soutenir que le préfet aurait dû classer l'opération du syndicat comme " autres projets non classés dans les catégories d'opération ", situation définie à un rang de priorité 7, et que, par suite, il a commis une erreur de droit.
8. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens des requêtes, que les requérants sont fondés à demander l'annulation de l'arrêté préfectoral n° 2020/07-241 du 28 juillet 2020 autorisant le syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid à exploiter les parcelles cadastrées section ZM n° 5 et n° 12 situées sur la commune de Saulzet-le-Froid, appartenant à la section de Pessade. Par voie de conséquence, ils sont également fondés à demander l'annulation des arrêtés préfectoraux n° 2020/07-240 et n° 2020/07-242 du 28 juillet 2020 ainsi que les décisions rejetant leurs recours gracieux.
Sur les frais liés à l'instance :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que les requérants, qui ne sont pas parties perdantes dans les présentes instances, soient condamnés à verser au syndicat d'estive de Saulzet-le-froid les sommes de 2 000 euros qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
10. En revanche, en application des mêmes dispositions, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à M. A C et à M. B C.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés n° 2020/07-240, n° 2020/07-241 et n° 2020/07-242 du 28 juillet 2020 du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que les décisions de rejet des recours gracieux formés par MM. C sont annulés.
Article 2 : L'Etat versera à M. A C et à M. B C une somme totale de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à M. B C, au syndicat d'estive de Saulzet-le-Froid et au préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Délibéré après l'audience du 5 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
Mme Trimouille, première conseillère,
M. Debrion, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 avril 2023.
Le rapporteur,
J-M. DEBRION
La présidente,
S. BADER-KOZA
Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2100135 et 2100136
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026