jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2102328 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | KHANIFAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 novembre 2021, M. B A, représenté par Me Khanifar, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 novembre 2021 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
2°) d'annuler la décision du 3 novembre 2021 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a assigné à résidence pour une durée de six mois ;
3°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer une carte de résidence d'une durée de dix ans dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- le préfet du Puy-de-Dôme a commis une erreur de droit dès lors que les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux ressortissants algériens ;
- la décision en litige est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et méconnaît le principe de la présomption d'innocence garanti par l'article préliminaire III du code de procédure pénale ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- le préfet du Puy-de-Dôme a méconnu l'obligation que lui a imparti le juge d'instruction de la cour d'appel de Lyon le 18 juin 2021 ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- le préfet du Puy-de-Dôme a méconnu l'obligation que lui a imparti le juge d'instruction de la cour d'appel de Lyon le 18 juin 2021 ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et familiale ;
- le préfet du Puy-de-Dôme a méconnu l'obligation que lui a imparti le juge d'instruction de la cour d'appel de Lyon le 18 juin 2021 ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle est illégale du fait de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français sans délai ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa liberté de circulation garantie par l'article 13 de la déclaration universelle des droits de l'homme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er avril 2022, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 19 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 7 novembre 2022.
Par une décision du 29 décembre 2021, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la déclaration universelle des droits de l'homme ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de procédure pénale ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né en 1998, est entré en France en 2012 et s'est vu délivrer, à sa majorité, successivement deux certificats de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " entre 2016 et 2019. Le requérant a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour le 6 août 2019 auprès des services de la préfecture du Puy-de-Dôme. Par une décision du 3 novembre 2021, le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Par une décision du même jour, le préfet du Puy-de-Dôme l'a assigné à résidence pour une durée de six mois avec l'obligation de se présenter aux services de police tous les jours de la semaine et l'a interdit de sortir du département du Puy-de-Dôme. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en
France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa
vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ". Si l'accord franco-algérien ne subordonne pas la délivrance d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien à la condition que l'intéressé ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il ne prive toutefois pas l'administration française du pouvoir qui lui appartient, en application de la réglementation générale relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, de refuser l'admission au séjour en se fondant sur des motifs tenant à l'ordre public.
3. Contrairement à ce que soutient M. A, les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont applicables aux ressortissants algériens. Par suite, le moyen tiré de ce que l'accord franco-algérien ne prévoyant pas qu'une menace à l'ordre public est susceptible de faire obstacle à la délivrance d'un titre de séjour, le préfet du Puy-de-Dôme aurait commis une erreur de droit, ne peut qu'être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. Si M. A réside régulièrement en France depuis l'âge de treize ans, auprès de ses parents et de ses frères, il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'ordonnance rendue le 18 juin 2021 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Lyon, que le requérant a été condamné deux fois en 2016 et en 2018 pour des faits de refus par le conducteur d'obtempérer à une sommation de s'arrêter et à trois mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de détention, cession ou offre et acquisition de stupéfiants. Il a également été mis en examen pour des faits commis en septembre 2019 de tentative de meurtre et dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux. Il ressort surtout de l'ordonnance rendue par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Lyon du 18 juin 2021 que l'intéressé était, à la date de la décision attaquée, mis en examen et a fait l'objet d'un placement sous contrôle judiciaire pour des faits de meurtre en bande organisée en récidive, acquisition, détention non autorisée de matériel de guerre, arme, munition et de leurs éléments de catégorie A en récidive, transport sans motif légitime de matériel de guerre, arme, munition ou de leurs éléments de catégorie A en récidive, recel en bande organisée de biens provenant d'un vol en récidive, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime en récidive. Si l'intéressé se borne à faire état de l'absence de condamnation pénale et de la présomption d'innocence, cette seule circonstance ne saurait faire obstacle à ce que le préfet se fonde sur ces éléments dont ni la matérialité des faits ayant donné lieu aux interpellations ni l'imputabilité de ces agissements délictueux ne sont contestés. En outre, si M. A justifie être diplômé d'un certificat d'aptitude professionnel obtenu en 2017 en tant que plâtrier-plaquiste et être licencié d'un club de lutte, ces circonstances ne révèlent pas une insertion sociale et professionnelle particulière. Dans ces conditions, eu égard à la nature et au nombre d'infractions commises, le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. A sur le territoire français constituait une menace à l'ordre public et en refusant pour ce motif le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas non plus porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. La circonstance que M. A a été placé sous contrôle judiciaire l'astreignant à ne pas quitter le département du Puy-de-Dôme est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors qu'une telle mesure judiciaire ne fait aucunement obstacle à l'édiction d'une décision portant obligation de quitter le territoire français mais impose seulement à l'autorité de police de s'abstenir d'exécuter cette mesure jusqu'à la levée du contrôle par le juge judiciaire.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
8. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Puy-de-Dôme, en lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, aurait méconnu les dispositions précitées de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En second lieu, la circonstance que M. A a été placé sous contrôle judiciaire l'astreignant à ne pas quitter le département du Puy-de-Dôme est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors qu'une telle mesure judiciaire ne fait aucunement obstacle à l'édiction d'une décision portant refus de délai de départ volontaire mais impose seulement à l'autorité de police de s'abstenir d'exécuter cette mesure jusqu'à la levée du contrôle par le juge judiciaire.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ".
11. En premier lieu, si M. A soutient que le préfet du Puy-de-Dôme ne s'est pas interrogé sur sa situation personnelle et familiale, il ressort de la décision attaquée que l'intéressé est célibataire, que son père est titulaire d'un certificat de résidence valable jusqu'au 9 décembre 2023 et que sa mère est titulaire d'un certificat de résidence valable jusqu'au 18 avril 2024. Par ailleurs, le requérant ne justifie pas de circonstances humanitaires particulières pouvant empêcher le prononcé d'une interdiction de retour. Dans ces conditions, le préfet du Puy-de-Dôme ne s'est pas abstenu de procéder à un examen particulier de sa situation.
12. En second lieu, la circonstance que M. A a été placé sous contrôle judiciaire l'astreignant à ne pas quitter le département du Puy-de-Dôme est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors qu'une telle mesure judiciaire ne fait aucunement obstacle à l'édiction d'une décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
13. Aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'est pas établie. Par suite M. A n'est pas fondé à exciper de leur illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant assignation à résidence.
15. En second lieu, si le requérant soutient que cette décision porte une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir garantie par l'article 13 de la déclaration universelle des droits de l'homme dans la mesure où il fait déjà l'objet d'une mesure de contrôle judiciaire, il n'apporte aucun élément ni précision relative à sa vie quotidienne au soutien de ses allégations. Par suite, le moyen doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées et, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
M. Debrion, premier conseiller,
Mme Bollon, première conseillère.
Rendu public par la mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.
La présidente,
S. C
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
J-M. DEBRION
Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
jg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026