vendredi 28 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2200602 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | REMEDEM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 mars 2022, Mme B A, représentée par la SCP Blanc-Barbier-Vert-Remedem et Associés demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 15 février 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français ;
3°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un titre de séjour d'une durée d'un an sur le fondement des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Me Remedem, son avocat, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
en ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'illégalité en ce que l'auteur de l'acte est incompétent ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- cette décision méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- cette décision méconnaît l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 15 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 5 janvier 2023.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme Bader-Koza a donné lecture de son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante tunisienne serait entrée en France, le 23 janvier 2020 selon ses déclarations. La requérante a sollicité, le 12 mars 2021, un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en invoquant son état de santé. Par décisions du 15 février 2022, le préfet Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 mai 2022. Il n'y a pas lieu, par suite, de statuer sur la demande susvisée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, par un arrêté du 24 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Puy-de-Dôme, accessible tant au juge qu'aux parties, le préfet du Puy-de-Dôme a donné délégation de signature à M. Laurent Lenoble, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme, à l'effet de signer les décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département du Puy-de-Dôme à l'exception d'actes parmi lesquels ne figurent pas les décisions relatives à l'entrée et au séjour des étrangers en France. Dès lors qu'il n'est pas établi que cet arrêté serait irrégulièrement établi et que le préfet du Puy-De-Dôme n'aurait pas été absent ou empêché, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision contestée manque ainsi en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision contestée vise les textes dont elle fait application, en particulier les dispositions utiles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et expose, de manière non stéréotypée, les circonstances de faits propres à la situation personnelle et familiale de Mme A, dont les éléments sur lesquels le préfet du Puy-de-Dôme s'est fondé pour lui refuser la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. En tout état de cause, cette autorité n'était pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle de la requérante. Par suite, la décision attaquée, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permettent ainsi à l'intéressée d'en contester utilement le bien-fondé, est suffisamment motivée.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. (). ". Selon l'article R. 425-11 du code précité, le préfet délivre le titre de séjour : " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. ".
6. La partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
7. Pour refuser d'admettre Mme A au séjour, le préfet du Puy-de-Dôme s'est approprié le sens de l'avis du collège de médecins de l'OFII du 6 octobre 2021 estimant que si l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle pourra cependant bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Tunisie. Pour contester cette analyse, la requérante fait valoir qu'elle bénéficie d'un important suivi médical pour le traitement de ses pathologies et que le préfet n'a pas apprécié la disponibilité des soins médicaux dans son pays d'origine. Toutefois, si Mme A indique qu'il appartiendrait au préfet de démontrer la disponibilité en Tunisie du traitement qui lui est indispensable, ainsi qu'il a été exposé au point précédent, dès lors que le collège de médecins de l'OFII, au regard de la pathologie et du traitement reçu par l'intéressée a estimé qu'elle pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, il appartient à Mme A d'apporter des éléments médicaux précis et circonstanciés pour venir utilement infirmer l'analyse du collège de médecins de l'OFII. Par suite, en l'absence de pièces médicales et d'éléments de nature à remettre en cause l'avis du collège de médecins de l'OFII, sur son état de santé et sur sa possibilité d'être effectivement prise en charge dans son pays d'origine le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation de son état de santé, en refusant de délivrer à Mme A un titre de séjour en qualité d'étranger malade.
8. Enfin, il ne ressort ni de la lecture de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet du Puy-de-Dôme n'aurait pas procédé à un examen préalable, réel et sérieux, de la situation personnelle de Mme A, le préfet ayant notamment mentionné dans la décision en litige l'avis du collège de médecins de l'OFII dont il s'est approprié le sens. Par suite, alors que l'autorité administrative n'est pas tenue de faire état de tous les éléments sur lesquels elle s'est fondée pour prendre ses décisions, le moyen tiré de l'erreur de droit ainsi articulé ne peut qu'être écarté.
9. En quatrième lieu, dès lors que Mme A n'a sollicité son admission au séjour que sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de son état de santé et que le préfet du Puy-de-Dôme ne s'est pas prononcé sur le droit au séjour de l'intéressée à un autre titre que celui sollicité, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant et doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
11. Mme A fait état de ce qu'elle vit en France depuis le mois de janvier 2020, qu'elle y dispose d'attaches personnelles et invoque son insertion dans la société française au motif qu'elle maîtrise la langue française, qu'elle a exercé des activités bénévoles et est bénéficiaire d'une promesse d'embauche. Toutefois, il ressort des pièces versées au dossier que la requérante est célibataire et sans charge de famille, et qu'elle n'est pas dépourvue d'attaches en Tunisie, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 39 ans. Dans ces conditions, eu égard à l'ensemble des circonstances particulières de l'espèce, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France au regard des buts poursuivis. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté. Pour les mêmes motifs, et alors ainsi qu'il a été exposé au point 7, elle peut bénéficier d'un traitement médical approprié à sa pathologie, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision de refus de séjour sur la situation personnelle de Mme A doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 3.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour.
14. Ainsi qu'il a été exposé au point 4, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée en droit et en fait. En outre, le préfet du Puy-de-Dôme y a visé les dispositions de l'article L. 611-1, 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qui permettent d'assortir la décision de refus de séjour d'une décision portant obligation de quitter le territoire. Par suite, la mesure d'éloignement contestée, qui n'a pas à faire l'objet d'une motivation en fait distincte de celle de la décision relative au séjour, est elle-même suffisamment motivée. Dès lors, le moyen tiré d'un défaut de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.
15. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme A, est entrée irrégulièrement sur le territoire et s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour par décision du 15 février 2022. Ainsi, à la même date, elle était dans les cas prévus par les dispositions des 1° et 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où le préfet peut faire obligation à un étranger de quitter le territoire français.
16. Enfin, si la requérante soutient qu'" il n'apparaît pas que [l'obligation de quitter le territoire français] soit justifiée par un besoin social impérieux et que ses conséquences ne seraient pas disproportionnées par rapport [à son droit de suivre des soins] ", doit être regardée comme invoquant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, un tel moyen doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11.
En ce qui concerne la décision désignant le pays de renvoi :
17. Aux termes de l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950.
18. En premier lieu, en fixant comme pays de destination non seulement le pays dont Mme A possède la nationalité, mais également et alternativement " tout autre pays () où elle est légalement admissible ", le préfet du Puy-de-Dôme s'est borné à faire application des dispositions précitées de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a entaché sa décision d'aucun défaut d'examen ni d'erreur de droit.
19. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
20. Mme A soutient encourir des risques pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine en raison de son état de santé. Toutefois, eu égard à ce qui a été dit précédemment sur l'absence de démonstration par l'intéressée qu'elle ne serait pas en mesure d'y bénéficier d'un traitement approprié à sa pathologie, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait pour ce motif méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
21. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 15 février 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de renvoi. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de cette décision doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 7 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
M. Bordes, premier conseiller,
M. Panighel, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 avril 2023.
La présidente,
S. BADER-KOZA L'assesseur le plus ancien,
J.F. BORDES
La greffière,
F. LLORACH
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026