mardi 18 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2200911 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | FAURE-CROMARIAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 avril 2022, Mme A C, représentée par Me Faure Cromarias demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 janvier 2022 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de huit jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou à tout le moins, de réexaminer sa situation, et dans l'attente de lui délivrer un récépissé ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à la requérante en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au profit de son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- la décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée et rédigée de manière stéréotypée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas justifié de la réalité de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 18 octobre 2021, ni de la régularité de cet avis ; en outre, cet avis est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet s'est cru à tort lié par l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour prendre la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision contestée est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour qui la fonde ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision contestée est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2022, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante géorgienne, est entrée en France le 14 mars 2018. Après avoir vu sa demande d'asile rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et la Cour nationale du droit d'asile les 23 juillet 2018 et 26 août 2019, elle a sollicité du préfet du Puy-de-Dôme la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé le 16 mars 2021. Elle demande l'annulation des décisions du 12 janvier 2022 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de renvoi.
Sur le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée est signée par M. Laurent Lenoble, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 9 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, d'une délégation de signature à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception d'actes au nombre desquels ne figure pas la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, le refus de titre de séjour vise notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cite l'avis rendu le 18 octobre 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration dont il s'en approprie les termes, et conclut que Mme C ne remplit pas les conditions pour bénéficier de la délivrance du titre de séjour sollicité en raison de son état de santé. En outre, dans la mesure où la requérante ne soutient pas avoir communiqué au préfet des pièces relatives à son état de santé, celui-ci ne disposait pas, conformément au principe du secret médical, de ces éléments et ne pouvait donc en faire mention. Par suite, en édictant la décision litigieuse, le préfet du Puy-de-Dôme, qui n'était pas tenu de faire état de tous les éléments de la situation médicale de l'intéressée et n'a pas motivé son arrêté de manière stéréotypée, a mis Mme C en mesure de discuter utilement du bien-fondé de ses motifs et a ainsi respecté les exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". L'article R. 425-11 du même code dispose que : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Il résulte de ces dispositions combinées à celles de l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 6 du de l'arrêté du 27 décembre 2016 qu'il appartient à l'autorité administrative de se prononcer sur la demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade au vu de l'avis émis par un collège de médecins, nommés par le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, auquel un rapport médical, relatif à l'état de santé de l'intéressée et établi par un médecin instructeur qui ne siège pas au sein du collège, est préalablement transmis.
5. D'une part, l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 18 octobre 2021 produit par le préfet du Puy-de-Dôme porte la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'Ofii émet l'avis suivant () ", qui fait foi jusqu'à preuve du contraire et est signé par les trois médecins dûment identifiés qui l'ont composé et qui ont été régulièrement désignés par une décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 1er octobre 2021 modifiant la décision du 17 janvier 2017 portant désignation au collège de médecins à compétence nationale. D'autre part, il ressort des mentions de l'avis, qui renseigne de l'identité du médecin rapporteur, que ce dernier n'a pas siégé au sein du collège. Enfin, si la requérante soutient que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a commis une erreur manifeste d'appréciation, cette circonstance ne saurait, à la supposer même établie, entacher la décision contestée d'un vice de procédure. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure en raison de l'inexistence ou de l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration doit être écarté.
6. En quatrième lieu, dans son arrêté, le préfet du Puy-de-Dôme a fait état de l'avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 18 octobre 2021 dont il s'est approprié les termes et a, en outre, indiqué qu'" après un examen approfondi de la situation, aucun élément du dossier ni aucune circonstance particulière ne justifie de s'écarter de cet avis ". Dans ces conditions, la requérante ne saurait sérieusement soutenir que le préfet se serait cru lié par le sens de l'avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour rejeter sa demande de titre de séjour.
7. En cinquième lieu, pour refuser d'accorder à Mme C le titre de séjour demandé, le préfet du Puy-de-Dôme s'est appuyé notamment sur l'avis émis le 18 octobre 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration lequel indique que l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que son état de santé peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine.
8. Pour contester cette appréciation, Mme C, qui a levé le secret médical, produit d'une part, deux certificats médicaux en date du 21 février 2022 et 10 mai 2022 établis par un médecin généraliste indiquant qu'elle présente une lésion cérébrale nécessitant une surveillance neurochirurgicale et une lésion pré-cancéreuse du col de l'utérus pour laquelle un rendez-vous au centre hospitalier universitaire en vue d'une intervention est programmé et que ces " deux pathologies graves nécessitent impérativement un suivi spécialisé au CHU de Clermont-Ferrand et [que] l'absence de prise en charge mettrait gravement sa santé en jeu " et d'autre part, un certificat médical établi par un psychiatre le 10 février 2022 indiquant qu'elle souffre d'un état de stress post traumatique et d'un épisode dépressif caractérisé nécessitant un suivi et un traitement médicamenteux. Toutefois, ces documents sont postérieurs à la décision attaquée et sont peu étayés sur les conséquences qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale. Au surplus, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C serait personnellement dans l'impossibilité d'accéder de façon effective à un traitement approprié dans son pays d'origine eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de ce pays. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En sixième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme C, ressortissante géorgienne, est entrée en France le 14 mars 2018 afin de solliciter l'asile. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 23 juillet 2018, décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 26 août 2019. Par la suite la requérante a fait l'objet le 1er octobre 2019 d'une mesure d'éloignement confirmée par un jugement du tribunal administratif de Clermont-Ferrand du 21 janvier 2020. Si la requérante se prévaut de solides liens d'amitié qu'elle aurait tissés en France et indique qu'étant veuve elle est dépourvue d'attaches familiales en Géorgie, elle ne produit au dossier aucune pièce ni aucun élément permettant de corroborer ses allégations. Par suite, Mme C, qui a vécu en Géorgie jusqu'à l'âge de 49 ans, n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Puy-de-Dôme a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante.
10. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme C ne justifie pas remplir les conditions pour la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle n'est dès lors pas fondée à soutenir que le préfet du Puy-de-Dôme a entaché sa décision d'illégalité en s'abstenant de saisir la commission du titre de séjour en application des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour opposé à Mme C doit être écarté.
12. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 2.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier d'un effectivement d'un traitement approprié. () ".
14. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, Mme C n'est pas fondée à soutenir qu'elle ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés au point 9, la décision contestée ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas non plus entachée d'une erreur manifeste des conséquences qu'elle entraîne sur la situation personnelle de l'intéressée.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi est illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français.
17. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 2.
18. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés au point 9, la décision contestée ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
19. En dernier lieu, ainsi qu'il a été exposé au point 8, la requérante n'établit pas qu'elle ne pourrait pas bénéficier effectivement dans son pays d'origine du traitement approprié à son état de santé. Dès lors, le moyen tiré de ce que le préfet du Puy-de-Dôme aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
20. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté en date du 12 janvier 2022 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par suite, la requête de Mme C doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et les conclusions présentées au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Courret, présidente,
M. Panighel, premier conseiller,
Mme Bollon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2022.
La rapporteure,
L. B
La présidente,
C. COURRET
La greffière,
F. LLORACH
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2200911
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026