jeudi 19 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2200921 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | FAURE-CROMARIAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 avril 2022, Mme C A, représentée par Me Faure Cromarias, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 janvier 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande d'admission au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire, d'enjoindre de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer une autorisation de séjour lui permettant de travailler, sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- il est entaché de l'incompétence de son auteur ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché de vices de procédure en ce qu'il n'est pas établi qu'un avis ait été effectivement émis par l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), qu'il ait été émis dans des conditions régulières, qu'il soit suffisamment motivé, ni que le rapport médical ait été rédigé par un médecin de l'OFII n'ayant pas participé à la décision collégiale ;
- le collège de médecins a entaché son avis d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'absence de traitement entraînerait pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'elle ne peut voyager sans risque vers son pays d'origine ;
- il est entaché d'erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour en méconnaissance des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur de droit dès lors qu'il s'est estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII ;
- il est entaché d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée de l'incompétence de son auteur ;
- elle est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur de droit au regard les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée de l'incompétence de son auteur ;
- elle est entachée d'erreur de droit au regard les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2022, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens n'est fondé.
Par ordonnance du 19 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 novembre 2022.
Le mémoire, présenté le 30 décembre 2022 par Mme A, n'a pas été communiqué.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Debrion, premier conseiller, pour exercer les fonctions de rapporteur public sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.
La présidente du tribunal a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme D a donné lecture de son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante guinéenne, est entrée en France irrégulièrement le 23 novembre 2020. Sa demande d'asile a été rejetée le 5 février 2021 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, décision confirmée le 25 novembre 2021 par la Cour nationale du droit d'asile. Le 11 février 2021, Mme A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en tant qu'étranger malade auprès de la préfecture du Puy-de-Dôme. Par un arrêté du 12 janvier 2022, le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'étendue du litige :
2. Par un jugement du 31 mai 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal, statuant en application des dispositions des articles R. 776-13-1 et suivants du code de justice administrative sur la présente requête formée par Mme A, d'une part, s'est prononcé sur les conclusions en annulation la décision du 12 janvier 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligée à quitter sans délai le territoire français et a fixé le pays de destination, et les conclusions accessoires se rapportant à ces conclusions à fin d'annulation, d'autre part, a renvoyé à une formation collégiale du tribunal l'examen des conclusions dirigées contre la décision de refus de titre de séjour.
3. Par suite, il n'y a lieu, dans la présente instance, que de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour du 12 janvier 2022.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. En premier lieu, M. Laurent Lenoble, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme et signataire de la décision contestée, disposait, en vertu d'un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 24 septembre 2021, régulièrement publié le 27 septembre suivant, d'une délégation à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans ce département à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. Par suite, le refus de titre de séjour en litige n'a pas été pris par une autorité incompétente.
5. En deuxième lieu, dans son arrêté du 12 janvier 2022, le préfet du Puy-de-Dôme vise les textes dont il fait application, et notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et précise les raisons pour lesquelles le titre de séjour sollicité par l'intéressée ne peut lui être délivré sur le fondement de cet article en s'appuyant sur les termes de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration émis le 18 octobre 2021. Par suite, la décision qui comporte ainsi les éléments de droit et de fait qui la fondent satisfait aux exigences de motivation résultant des dispositions des articles L.211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprenant les dispositions de l'article L. 313-11 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Et selon l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. Lorsque le demandeur n'a pas présenté au médecin de l'office ou au collège les documents justifiant son identité, n'a pas produit les examens complémentaires qui lui ont été demandés ou n'a pas répondu à la convocation du médecin de l'office ou du collège qui lui a été adressée, l'avis le constate. / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office. ".
7. Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 visé ci-dessus : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport () ". Aux termes de l'article 6 du même arrêté : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays () ".
8. En l'espèce, et d'une part, il ressort des pièces du dossier que le collège de médecin de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a émis un avis le 18 octobre 2021. Il ressort par ailleurs de cet avis que le collège de médecins de l'OFII a émis son avis au vu du rapport médical établi par le docteur B qui n'a pas siégé au sein du collège de médecins, lequel était composé des docteurs Fresneau, Wagner et Douzon, médecins de l'OFII, conformément aux dispositions de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016, et qui ont signé manuscritement ledit avis. D'autre part, il ressort de l'avis du 18 octobre 2021 transmis par le préfet du Puy-de-Dôme que le collège s'est prononcé sur l'état de santé de Mme A et a estimé que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale, le défaut de prise en charge médicale de Mme A ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et qu'au vu des éléments du dossier et la date de l'avis, son état de santé lui permettait de voyager sans risque vers son pays d'origine. Par suite, l'avis du collège est suffisamment motivé. Il résulte de ce qui précède que l'avis rendu le 18 octobre 2021 ne présente pas un caractère irrégulier.
9. En quatrième lieu, pour refuser de délivrer à Mme A le titre de séjour sollicité, le préfet du Puy-de-Dôme s'est notamment appuyé sur l'avis précité du collège de médecins de l'OFII en date du 18 octobre 2021. Par suite, il appartient à la requérante de produire tous éléments permettant au juge d'apprécier si son état de santé justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions rappelées au point 6.
10. Pour contester cette appréciation, la requérante se prévaut de son état psychique nécessitant un suivi spécialisé rapproché, d'un risque suicidaire et de crises d'épilepsie et de coma en cas d'arrêt brutal de son traitement. Toutefois, à l'appui de ces allégations, la requérante ne fournit qu'un certificat médical postérieur à la date de la décision et si ce certificat médical décrit les symptômes de Mme A, il ne précise toutefois ni les soins, ni les traitements nécessaires à Mme A, si bien qu'il ne permet pas de remettre en cause l'appréciation du collège de médecins. Au demeurant, les fiches extraites du site Med Coi (médical country of origin information) produites par le préfet établissent l'existence d'établissements psychiatriques en Guinée. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles () L. 425-9 () à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ".
12. Il résulte de ce qui a été dit au point 10 que Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'elle remplit les conditions pour bénéficier de la délivrance de plein droit du titre de séjour prévu par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le préfet s'est abstenu de saisir pour avis la commission du titre de séjour avant de prendre la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.
13. En sixième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme, qui indique avoir procédé à un examen approfondi de la situation de Mme A, se serait estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII avant de refuser de lui délivrer un titre de séjour.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
15. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressée, arrivée en France en 2020, n'a été autorisée à se maintenir sur le territoire national que durant le temps nécessaire à l'examen de sa demande d'asile. De plus, la requérante n'allègue ni n'établit avoir noué des liens intenses et stables en France, ni en être dépourvue dans son pays d'origine, dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de 18 ans. Enfin, la décision attaquée n'implique pas, par elle-même, que l'enfant de Mme A soit séparée de sa mère. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A tendant à l'annulation de l'arrêté du 12 janvier 2022 doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquences les conclusions aux fins d'injonction, d'astreinte, et la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
M. Bordes, premier conseiller,
Mme Trimouille, première conseillère.
Rendu public par la mise à disposition au greffe le 19 janvier 2023.
La présidente,
S. D
L'assesseur le plus ancien,
J-F. BORDES
Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.JC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026