jeudi 19 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2200925 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | KHANIFAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 avril 2022, M. B A, représenté par Me Khanifar, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 février 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- il est entaché d'erreur de droit dès lors que le préfet a examiné sa demande de titre de séjour sur le fondement de la nouvelle codification du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, entrée en vigueur au 1er mai 2021, alors qu'il a présenté sa demande sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 dans la version antérieure de ce code ;
- il est entaché d'erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas procédé à un examen approfondi de sa situation.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que le préfet a examiné sa demande de titre de séjour sur le fondement de la nouvelle codification du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, entrée en vigueur au 1er mai 2021, alors qu'il avait présenté sa demande sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 dans la version antérieure de ce code ;
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas procédé à un examen approfondi de sa situation.
Par ordonnance du 19 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 novembre 2022.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Debrion, premier conseiller, pour exercer les fonctions de rapporteur public sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.
La présidente du tribunal a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique Mme C a donné lecture de son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant albanais, est entré en France régulièrement le 6 mars 2020, sous couvert de son passeport biométrique. Sa demande d'asile a été rejetée le 2 octobre 2020 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, décision confirmée le 29 janvier 2021 par la Cour nationale du droit d'asile. Le 8 septembre 2020, M. A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en tant qu'étranger malade auprès de la préfecture du Puy-de-Dôme. Par une décision du 2 février 2022, le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.
Sur l'étendue du litige :
2. Par un jugement du 31 mai 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal, statuant en application des dispositions des articles R. 776-13-1 et suivants du code de justice administrative sur la requête formée par M. A, d'une part, s'est prononcé sur les conclusions en annulation la décision du 2 février 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter sans délai le territoire français et a fixé le pays de destination, et les conclusions accessoires se rapportant à ces conclusions à fin d'annulation, d'autre part, a renvoyé à une formation collégiale du tribunal l'examen des conclusions dirigées contre la décision de refus de titre de séjour.
3. Par suite, il n'y a lieu, dans la présente instance, que de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour du 2 février 2022.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprenant les dispositions de l'article L. 313-11 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
5. En premier lieu, M. A a sollicité le 8 septembre 2020 un titre de séjour en qualité d'étranger malade, sur le fondement des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ces dispositions ont été remplacées, aux termes de l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 portant partie législative du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par les dispositions de l'article L. 425-9 de ce code, entrées en vigueur le 1er mai 2021. Ainsi, la décision litigieuse, en date du 2 février 2022, a été prise sur le fondement des nouvelles dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du séjour, alors en vigueur et qui, au demeurant, reprennent le contenu des anciennes dispositions du 11° de l'article L. 313-11 de ce code. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet a entaché d'erreur de droit sa décision.
6. En second lieu, si M. A fait valoir qu'il n'aurait pas été procédé à l'examen sérieux et approfondi de sa situation personnelle, il ne ressort pas des pièces du dossier, les énonciations-mêmes de l'acte attaqué faisant mention d'un tel examen, que le préfet aurait entaché sa décision d'une autre erreur de droit.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de la décision du 2 février 2022 doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquences les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
M. Bordes, premier conseiller,
Mme Trimouille, première conseillère.
Rendu public par la mise à disposition au greffe le 19 janvier 2023.
La présidente,
S. C
L'assesseur le plus ancien,
J-F. BORDES
Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.JC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026