vendredi 25 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2201385 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 juin 2022, Mme C A veuve B, représentée par Me Gauché, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 avril 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un titre de séjour, une autorisation provisoire de séjour portant la mention " parent accompagnant d'un enfant malade ", ou de procéder au réexamen de sa situation, le tout dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de lui remettre un récépissé dans un délai de 48 heures à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la requête, enregistrée dans le délai de recours contentieux, est recevable ;
- le refus de titre de séjour est entaché d'incompétence ;
- le refus de titre de séjour est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas justifié de l'existence de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 27 décembre 2021, du nom du médecin instructeur qui a rédigé le rapport médical, de la date de transmission de ce rapport au collège ni du fait que ce médecin n'aurait pas siégé au sein du collège ;
- le refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le refus de titre de séjour est entaché d'un défaut d'examen de sa demande d'admission au séjour à titre exceptionnel et de sa demande tendant à la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en sa qualité de parent accompagnant un enfant malade ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour qui la fonde ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant et est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision lui accordant un délai de départ volontaire est illégale du fait de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2022, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 3 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 octobre 2022.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 mai 2022 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A veuve B, ressortissante kosovare née le 1er mars 1976, est entrée sur le territoire français le 9 septembre 2014. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 26 mars 2015, confirmée par une décision du 16 décembre 2015 de la Cour nationale du droit d'asile. La demande de réexamen de cette demande d'asile, présentée par Mme B le 16 mars 2020, a également été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile par décisions du 31 juillet 2020 et du 11 décembre 2020. Le 5 juillet 2021, elle a sollicité du préfet du Puy-de-Dôme la délivrance d'un titre de séjour. Par une décision du 25 avril 2022, dont Mme B demande l'annulation, le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de renvoi.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte :
2. M. Laurent Lenoble, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme et signataire de la décision contestée, disposait, en vertu d'un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 21 avril 2022, régulièrement publié le 22 avril suivant, d'une délégation à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans ce département à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figure pas les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'ensemble des décisions contestées doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, le refus de titre de séjour vise notamment les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et expose les raisons pour lesquelles la délivrance d'un titre de séjour est refusée à Mme B, en s'appropriant les mentions de l'avis émis le 27 décembre 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui indique en particulier que le défaut de prise en charge médicale de son état de santé ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Le préfet, qui n'était ainsi pas tenu de se prononcer sur l'accessibilité de Mme B aux soins dans son pays d'origine dès lors qu'il a estimé qu'en tout état de cause, un défaut d'accès à ces traitements ne l'exposerait pas à des conséquences d'une exceptionnelle gravité, a suffisamment motivé sa décision, sans qu'y fasse obstacle la circonstance qu'il a également indiqué, à titre surabondant, qu'elle pouvait voyager sans risque en direction de son pays d'origine. Par suite, la décision attaquée, qui comprend les considérations de droit et de fait qui la fondent, est suffisamment motivée.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 de ce code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-13 de ce même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () ".
5. D'une part, il ressort des pièces produites par le préfet du Puy-de-Dôme en défense, en particulier du bordereau de transmission, que le rapport médical a été établi le 5 novembre 2021 puis transmis le 8 novembre suivant au collège de médecins au sein duquel ne siégeait pas le médecin instructeur ayant rédigé ce rapport. Le préfet du Puy-de-Dôme produit également l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qu'il vise dans la décision attaquée. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le refus de titre de séjour est entaché d'un vice de procédure.
6. D'autre part, ainsi qu'il a été dit au point 3, le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé, aux termes de son avis du 27 décembre 2021, que si l'état de santé de la requérante nécessitait une prise en charge médicale, le défaut de cette prise en charge ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il ressort des pièces du dossier, en particulier des éléments médicaux produits par Mme B, que cette dernière a des pieds bots, opérés à plusieurs reprises au Kosovo, est suivie pour une neuropathie sensitivo-motrice distale, maladie évolutive pour laquelle aucun traitement n'existe et qui se traduit par une grande fatigue générale, des douleurs chroniques et une perte de mobilité, et souffre également de dépression. Si les pièces versées au dossiers permettent d'attester de la réalité des pathologies dont elle est atteinte et en particulier de la prise en charge socio-thérapeutique de son handicap lié à sa neuropathie, aucune pièce du dossier, en particulier les éléments médicaux produits par la requérante, dont seul un certificat établi en 2017 par un médecin généraliste se prononce sur les conséquences de l'absence de traitement sur l'état de santé de la requérante, ne permet de remettre en cause la portée de l'avis du collège de médecins émis le 27 décembre 2021 selon lequel le défaut de prise en charge médicale de Mme B ne devrait pas avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En quatrième lieu, et d'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B a saisi préalablement à la décision attaquée le préfet du Puy-de-Dôme d'une demande tendant à la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en sa qualité de parent accompagnant un enfant malade.
8. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, en particulier du formulaire de dépôt de demande de titre de séjour produit par le préfet du Puy-de-Dôme, que Mme B l'a saisi le 5 juillet 2021 d'une demande de titre de séjour en raison de son état de santé. S'il lui a ultérieurement délivré une attestation selon laquelle elle a déposé une demande de première carte de séjour temporaire " dans le cadre d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour ", le préfet du Puy-de-Dôme fait valoir, sans être contesté, que l'intéressée ne l'a pas formellement saisi d'une telle demande et que ces mentions sont erronées. Dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que la demande de Mme B tendait à la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " en raison de son état de santé, et qu'aucune pièce du dossier ne permet d'en déduire qu'elle a fait valoir des motifs exceptionnels ou considérations humanitaires justifiant que lui soit octroyé un titre de séjour, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen en n'appréciant pas si elle pouvait être admise au séjour à titre exceptionnel.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à soutenir que le refus de titre de séjour fondant l'obligation de quitter le territoire français en litige est illégal. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour, invoqué à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français en litige, doit être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".
11. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme n'aurait pas pris en considération l'intérêt supérieur du fils mineur de la requérante avant de prendre la décision attaquée. S'il ressort des pièces du dossier que ce dernier est suivi depuis son entrée en France par le centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand pour pied bot varus équin bilatéral, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourrait pas bénéficier d'une prise en charge équivalente dans son pays d'origine alors qu'il ressort des certificats médicaux produits par la requérante qu'il a déjà fait l'objet d'opérations dans son pays d'origine pour le traitement de cette pathologie. Si Mme B fait également valoir que son fils est scolarisé en France, il ne ressort pas des pièces du dossier et n'est pas allégué qu'un retour dans son pays d'origine aurait pour effet d'interrompre sa scolarité. Ainsi, rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale de Mme B se reconstitue au Kosovo et la décision attaquée ne porte pas atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant de la requérante. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant et du défaut d'examen doivent être écartés.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
13. Si Mme B fait valoir qu'elle réside en France depuis sept ans en France avec son fils âge de 14 ans, il résulte de ce qui a été dit au point 11 que rien ne fait obstacle à la reconstitution de sa cellule familiale au Kosovo, son pays d'origine, dans lequel elle n'allègue pas être dépourvue d'attaches personnelles et familiales. La requérante ne produit par ailleurs aucun élément au dossier permettant d'attester de son insertion au sein de la société française ni de l'existence de liens d'une particulière intensité qu'elle est susceptible d'avoir noués sur le territoire national. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :
14. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français qui la fonde. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette dernière décision doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français qui la fonde. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette dernière décision doit être écarté.
16. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 13.
17. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 25 avril 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de renvoi. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de cette décision doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A veuve B et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Courret, présidente,
M. Bordes, premier conseiller,
M. Panighel, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2022.
Le rapporteur,
L. D
La présidente,
C. COURRET La greffière,
F. LLORACH
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026