mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2202001 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL KHÔRA AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 septembre 2022 et le 13 avril 2023, M. B A conteste l'arrêté du 14 décembre 2021 du préfet du Cantal portant non-opposition à la déclaration préalable présentée par la société Enedis en vue de l'implantation d'un poste de transformation HTA/BT sur un terrain situé lieu-dit Le Bourg à Auriac-l'Eglise.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2022, le préfet du Cantal conclut au rejet de la requête, relevant notamment que la requête de M. A est irrecevable, faute pour le requérant de s'être conformé aux exigences de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2023, la société anonyme Enedis, représentée par Me Cortes, conclut au rejet de la requête, relevant notamment que la requête de M. A est irrecevable, faute pour le requérant de justifier de son intérêt pour agir et de s'être conformé aux exigences de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, et demande au tribunal de mettre à la charge du requérant la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 16 septembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 4 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance :() / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, d'une décision de non- opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou un permis de construire, d'aménager ou de démolir. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. ".
3. Par un arrêté du 14 décembre 2021, le préfet du Cantal n'a pas fait opposition à la déclaration préalable présentée par la société Enedis en vue de l'implantation d'un poste de transformation HTA/BT sur un terrain situé lieu-dit Le Bourg à Auriac-l'Eglise. Par un courrier recommandé du 25 septembre 2024, dont il a accusé réception le 27 septembre suivant, le greffe du tribunal a invité M. A à régulariser sa requête en produisant dans un délai de quinze jours les documents justifiant de l'accomplissement des formalités prescrites par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Le requérant n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. Par suite, la requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la société Enedis sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Enedis au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au préfet du Cantal et à la société anonyme Enedis.
Fait à Clermont-Ferrand, le 29 octobre 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
C. BENTÉJAC
La République mande et ordonne au ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.JC
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