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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2202355

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2202355

jeudi 10 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2202355
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantCHABANE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 novembre 2022, M. B C A, représenté par Me Chabane, demande au tribunal :

1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler la décision du 4 novembre 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination duquel il pourra être renvoyé d'office, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

3°) d'annuler la décision du 4 novembre 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours avec l'obligation de se présenter aux services de police trois fois par semaine ;

4°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de procéder, sans délai, à l'effacement de son inscription fichier système d'information Schengen et de lui délivrer, sous astreinte, un titre de séjour dans un délai de trente jours à compter de la notification du présent jugement ou à défaut de réexaminer sa situation ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision lui refusant le titre de séjour sollicité :

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas saisi la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 6 1) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dès lors que la décision est fondée sur la circonstance qu'il ne justifie pas de sa présence en France depuis plus de quinze ans et qu'elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à sa présence depuis plus de dix années ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour qui la fonde ;

- elle méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

En ce qui concerne la décision lui refusant un délai de départ volontaire :

- elle est illégale du fait de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français qui la fondent ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour qui la fonde ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

- elle est illégale du fait de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français qui la fondent ;

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

- elle est illégale du fait de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français qui la fondent ;

- elle est insuffisamment motivée.

La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui a produit des pièces le 8 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 septembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Bollon, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article R. 776-15 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 8 novembre 2022 à 10h30, en présence de Mme Sudre, greffière d'audience, à laquelle le préfet du Puy-de-Dôme n'était ni présent, ni représenté :

- le rapport de Mme Bollon, magistrate désignée,

- et les observations de Me Chabane, représentant M. A.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C A, ressortissant algérien, est entré sur le territoire français le 4 octobre 2011. Le requérant a formé une demande de titre de séjour portant la mention " étudiant " le 4 octobre 2012 qui a été rejetée par une décision du préfet du Puy-de-Dôme, ainsi qu'une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 31 octobre 2017, également rejetée. Après avoir fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement, l'intéressé a sollicité un certificat de résidence au titre des stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 septembre 1968. Le 3 novembre 2022, M. A a été interpellé et placé en garde à vue par les services de la direction départementale de la sécurité publique du Puy-de-Dôme. Par une décision du 4 novembre 2022, le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination duquel il pourra être renvoyé d'office, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Par une décision du même jour, le préfet du Puy-de-Dôme l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours avec l'obligation de se présenter aux services de police trois fois par semaine. Par la présente requête, le requérant demande l'annulation de ces décisions.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".

3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur l'étendue du litige :

4. Il résulte des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'en cas d'assignation à résidence, le magistrat désigné par le président du tribunal ne statue que sur les seules décisions portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour, fixation du pays de retour, et assignation à résidence, à l'exclusion de celles relatives au refus de délivrance d'un titre de séjour. Ainsi, les conclusions soulevées par M. A tendant à l'annulation de la décision de refus de séjour contenue dans la décision du 4 novembre 2022 du préfet du Puy-de-Dôme doivent être renvoyées à la formation de jugement compétente du tribunal.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ".

S'agissant de l'exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour :

6. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant. () ".

7. D'une part, il ressort des termes de la décision attaquée que pour refuser à M. A, le titre de séjour qu'il avait sollicité, le préfet du Puy-de-Dôme s'est notamment fondé sur la circonstance que le requérant ne justifiait pas résider en France depuis plus de dix ans dès lors que les documents produits pour les années 2013 et 2014 s'avéraient insuffisants. Si M. A soutient qu'il réside sur le territoire français de manière continue depuis son entrée en France le 4 octobre 2011 sous couvert d'un visa de court séjour, il ressort toutefois des pièces du dossier, qu'en dépit des nombreuses pièces prouvant sa présence sur le territoire français en 2011 et 2012 et après 2015, il n'établit pas sa résidence habituelle en France en 2013 et 2014, notamment, eu égard au nombre et à la nature des documents produits comportant notamment des documents médicaux pour les mois de septembre 2013, décembre 2013 et mars 2014, ainsi qu'un un ordre de virement international du 16 janvier 2014, qui ne sont susceptibles de prouver qu'une présence ponctuelle sur le territoire national. Dès lors, le requérant ne remplissait pas, à la date de la décision en litige, la condition de séjour habituel depuis plus de dix ans prévue par les stipulations précitées de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien.

8. D'autre part, si le préfet du Puy-de-Dôme, en opposant à M. A le motif tiré de ce qu'il ne justifiait pas de sa présence sur le territoire français depuis plus de quinze années alors que le requérant n'a jamais résidé en France en qualité d'étudiant, a commis une erreur de droit, il résulte de l'instruction qu'il aurait pris la même décision s'il s'était seulement fondé sur le motif mentionné au point précédent.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

10. Si M. A soutient que sa présence en France est stable et continue depuis plus de onze ans et que la décision en litige porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant est célibataire, sans enfant et n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales en Algérie où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-quatre ans. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a déjà fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement en 2013, 2019 et 2020 et qu'il ne fait pas état d'une intégration professionnelle ou sociale particulière sur le territoire français. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit au respect à la vie privée et familiale de M. A une atteinte disproportionnée et le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ".

12. Il résulte de ces dispositions que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du seul cas des étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues à ces articles ou, dans le cas des ressortissants algériens, par les stipulations de l'accord franco-algérien ayant le même objet et auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité, et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions ou stipulations. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, M. A n'étant pas en situation de bénéficier de plein droit d'un titre de séjour en France au titre des stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, le préfet du Puy-de-Dôme n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour.

13. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour à l'appui de ses conclusions dirigées à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

S'agissant de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :

14. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant toute cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; () ".

15. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 que M. A ne justifie pas d'une résidence sur le territoire français depuis plus de dix ans à la date de la décision contestée. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 3° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision lui refusant un délai de départ volontaire :

16. Il résulte de ce qui précède que l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, M. A n'est pas fondé à exciper de leur illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant refus de délai de départ volontaire.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

17. Il résulte de ce qui précède que l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, M. A n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

18. Il résulte de ce qui précède que l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, M. A n'est pas fondé à exciper de leurs illégalités à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

19. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".

20. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, M. A n'est pas fondé à exciper de leur illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant assignation à résidence.

21. En second lieu, la décision litigieuse vise, en droit, les dispositions du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne, en fait, les raisons pour lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme a estimé que M. A pouvait être assigné à résidence. Par suite, quand bien même le préfet du Puy-de-Dôme ne démontrerait pas pourquoi l'éloignement du requérant demeure une perspective raisonnable, la décision portant assignation à résidence est suffisamment motivée conformément aux exigences prévues par l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions du 4 novembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et les conclusions présentées en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, en tant qu'elles se rapportent aux décisions dont la légalité est confirmée par le présent jugement, doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Les conclusions dirigées contre la décision portant refus de séjour du 4 novembre 2022 sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif de Clermont-Ferrand.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B A et au préfet du Puy-de-Dôme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.

La magistrate désignée,

L. BOLLONLa greffière,

I. SUDRE

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

jg

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