lundi 30 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2202539 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | EL MOUKHTARI |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 28 novembre 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Rouen a transmis au tribunal la requête présentée par M. A D.
Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2022 au greffe du tribunal administratif de Rouen, M. A D, représenté par Me El Moukhtari, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 octobre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Savoie de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, avec une astreinte de 152,45 euros par jour de retard, et de réexaminer sa situation.
Il soutient que :
- la notification de l'arrêté contesté a été réalisée en méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, si bien que sa requête, non tardive, est recevable ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle méconnait son droit d'être entendu dès lors qu'il n'était pas assisté d'un interprète pendant son audition ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 6 alinéa 4 de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
- il a été pris par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est illégal en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il est parent d'un enfant français et est en couple avec une ressortissante française.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2022, le préfet de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête de M. D est tardive ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Trimouille, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 6 janvier 2023 :
- le rapport de Mme Trimouille,
- les observations de Me El Moukhtari, représentant M. D, assisté de M. E, interprète.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant algérien, est entré en France selon ses déclarations en 2017. Par un arrêté du 20 septembre 2018, le préfet de la Gironde l'a obligé à quitter le territoire français. Par un arrêté du 3 février 2020, le préfet de police de Paris a prononcé une second mesure d'éloignement à son encontre. L'intéressé a été interpellé le 13 octobre 2022 et a été placé en retenue administrative par les services de la direction interdépartementale de la police aux frontières d'Annemasse. Par un arrêté du 13 octobre 2022, le préfet de la Haute-Savoie l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de trois ans. Par la présente requête, M. D demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs :
2. En premier lieu, par un arrêté du 23 août 2022, publié au recueil des actes administratifs du même jour, le préfet de la Haute-Savoie a donné délégation de signature à M. C B, directeur de la citoyenneté et de l'immigration à la préfecture de la Haute-Savoie, à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement des membres du corps préfectoral, les décisions relatives à l'entrée et au séjour des étrangers en France. Le moyen tiré de l'incompétence dont serait entaché l'arrêté attaqué doit par suite être écarté.
3. En second lieu, l'arrêté attaqué comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le préfet n'était pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation du requérant, mais seulement ceux sur lesquels il s'est fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
En ce qui concerne les obligations de quitter le territoire français :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
5. En premier lieu, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision est prise que si l'intéressé a été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction. Il ressort des pièces versées à l'instance, et notamment du procès-verbal de l'audition du 13 octobre 2022 qui a suivi son interpellation en situation irrégulière que M. D, assisté d'un interprète par téléphone, a été informé de l'éventualité d'un retour dans son pays d'origine et mis à même de faire valoir ses observations. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait eu des éléments à faire valoir qu'il aurait été empêché de présenter à cette occasion et qui auraient conduit le préfet à prendre une décision différente. Il s'ensuit que le moyen tiré de la violation de son droit à être entendu doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () / 4. au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résident en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins. Lorsque la qualité d'ascendant direct d'un enfant français résulte d'une reconnaissance de l'enfant postérieure à la naissance, le certificat de résidence d'un an n'est délivré au ressortissant algérien que s'il subvient à ses besoins depuis sa naissance ou depuis au moins un an ; / () ". Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; / () ". Ces stipulations ne privent pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant algérien la délivrance du certificat de résidence d'un an lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.
7. En l'espèce, et d'une part, M. D se prévaut de sa qualité de parent d'enfant français. Toutefois, en se bornant à produire, notamment, une attestation de sa compagne, un justificatif d'abonnement énergétique et quelques attestations laconiques, il n'établit pas contribuer effectivement, dans les conditions prévues par l'article précité, à l'entretien et à l'éducation de son enfant, qui, au demeurant, est, aux termes du procès-verbal de l'audition du 13 octobre 2022, placé auprès de l'aide sociale à l'enfance.
8. D'autre part, ressort des termes non contestés de la décision attaquée que M. D est connu des services de police pour des faits d'usage illicite de stupéfiants, recel de bien provenant d'un vol, recel de bien provenant d'un délit puni d'une peine n'excédant pas cinq ans d'emprisonnement, vol par effraction fans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt, rébellion et recel de bien obtenu à l'aide d'un abus de confiance. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier qu'il a été condamné à deux mois d'emprisonnement le 16 août 2018 par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour des faits de vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt aggravé par une autre circonstance. Dans ces conditions, et alors que contrairement à ce que soutient le requérant, ces faits ne sont pas anciens, eu égard à la menace pour l'ordre public que M. D représente, et alors qu'il est le père d'un enfant de nationalité française placé auprès des services de l'aide sociale à l'enfance, sans qu'il n'atteste pour autant bénéficier de l'autorité parentale, M. D ne saurait soutenir qu'il dispose d'un droit au séjour en application de l'article 6.4 précité de l'accord franco-algérien. Egalement, en obligeant M. D à quitter le territoire français, la préfète de la Gironde n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. Si le requérant se prévaut de ce qu'il vit avec sa compagne française, les seuls justificatifs d'abonnement et attestation de sa compagne qu'il produit ne permettent pas d'établir la réalité et continuité de leur vie commune. De plus, il ne justifie pas d'une insertion suffisante dans la société française et n'établit pas être dépourvu de liens familiaux intenses dans son pays d'origine dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de 22 ans. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. En quatrième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 que le requérant ne produit aucun élément sérieux de nature à établir qu'il participerait réellement à l'éducation et à l'entretien de son enfant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peut qu'être écarté.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, M. D constituant une menace pour l'ordre public, il n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
15. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
16. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, M. D constituant une menace pour l'ordre public, il n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
18. En second lieu, M. D ne peut utilement soutenir que la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement prise à son encontre est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public, dès lors que la détermination de ce pays est sans lien avec des considérations liées à l'ordre public.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire :
19. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
20. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. "
21. Il résulte de ce qui a été dit au point 1 que M. D a fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement en 2018 et 2020 qu'il n'a pas exécutées. Par ailleurs, le préfet de la Haute-Savoie a pu légalement prendre en compte le comportement général de l'intéressé, lequel ne fait pas état, au demeurant, de relations privées et familiales intenses sur le territoire national. Si M. D soutient qu'il est le père d'un enfant français, il est loisible au requérant de solliciter l'abrogation de cette mesure d'interdiction de retour de trois ans, après avoir regagné son pays d'origine. Il n'est pas démontré, à cet égard, qu'il serait dans l'impossibilité de regagner l'Algérie afin de demander la levée de cette interdiction, et ce alors qu'il ne justifie pas, en tout état de cause, qu'il entretiendrait un lien privé et familial avec son enfant. De la même façon, l'intensité de ses liens avec la mère française de celle-ci n'est établie par aucune des pièces de la requête, d'autant moins que l'attestation de la CAF produite par le requérant porte seulement les noms de celle-ci et de son enfant. Ainsi, en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
22. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir présentée en défense par le préfet de la Haute-Savoie, que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 13 octobre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Le rejet des conclusions à fin d'annulation du requérant entraîne, par voie de conséquence, le rejet de ses conclusions aux fins d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet de la Haute-Savoie.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2023.
La magistrate désignée,
C. TRIMOUILLELa greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.JC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026