LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2300269

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2300269

vendredi 17 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2300269
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantREMEDEM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Par une requête n°2300269, enregistrée le 11 février 2023, M. D A, représenté par la SCP Blanc-Barbier-Vert-Remedem, Me Remedem, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 février 2023 par lequel le préfet de Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer sa situation en l'autorisant à déposer une demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décisions attaquée a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un vice de procédure et d'un détournement de procédure dès lors que l'interpellation opérée par les services de police et la retenue qui s'en est suivie ont été effectuées dans des conditions irrégulières ;

- la notification de l'arrêté attaqué est entachée d'irrégularité ;

- la décision attaquée n'est pas justifiée par un besoin social impérieux et ses conséquences sont disproportionnées au regard de son droit à mener une vie privée et familiale en France ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 611-1 et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

- la décision attaquée est fondée sur la décision portant obligation de quitter le territoire français du 19 juillet 2021 qui n'est pas devenue définitive ;

- elle est insuffisamment motivée au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation ;

- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'un an :

- la décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui la fonde ;

- elle est insuffisamment motivée.

La procédure a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense.

II- Par une requête n°2300270, enregistrée le 11 février 2023, M. D A, représenté par la SCP Blanc-Barbier-Vert-Remedem, Me Remedem, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 février 2023 par lequel le préfet de Puy-de-Dôme l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est illégal du fait de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français qui le fondent ;

- il a été signée par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'un vice de procédure et d'un détournement de procédure dès lors que l'interpellation opérée par les services de police et la retenue qui s'en est suivie ont été effectuées dans des conditions irrégulières ;

- la notification de l'arrêté attaqué est entachée d'irrégularité ;

- il porte une atteinte excessive à la liberté individuelle et la liberté d'aller et venir ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

La procédure a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme C pour statuer en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les observations de Me Remedem qui indique avoir pris connaissance du fait que par une ordonnance n° 2101843 du 9 février 2023 le magistrat désigné a rejeté la requête de M. A tendant notamment à l'annulation de la décision du portant obligation de quitter le territoire français à son encontre et maintenir le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 611-1 et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'à la date des décisions attaquées M. A n'avait pas été notifié de ladite ordonnance.

Considérant ce qui suit :

Sur la jonction :

1. Les requêtes n° 2202127 et n° 2202128 concernent un même litige et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul et même jugement.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, l'arrêté en litige est signé par Mme B, directrice de la citoyenneté et de la légalité de la préfecture du Puy-de-Dôme, en vertu d'un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 27 décembre 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, et accessible tant aux parties qu'au juge. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte, les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de dispositions de l'article L. 812-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger doit être en mesure de présenter les pièces ou documents sous le couvert desquels il est autorisé à circuler ou à séjourner en France à toute réquisition d'un officier de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale et, sur l'ordre et sous la responsabilité de celui-ci, des agents de police judiciaire et agents de police judiciaire adjoints mentionnés à l'article 20 et au 1° de l'article 21 du code de procédure pénale, dans les conditions prévues à la présente section ". Aux termes de l'article L. 812-2 du même code : " Les contrôles des obligations de détention, de port et de présentation des pièces et documents prévus à l'article L. 812-1 peuvent être effectués dans les situations suivantes : / () / 2° A la suite d'un contrôle d'identité effectué en application des articles 78-1 à 78-2-2 du code de procédure pénale, selon les modalités prévues à ces articles, si des éléments objectifs déduits de circonstances extérieures à la personne même de l'intéressé sont de nature à faire apparaître sa qualité d'étranger () ". L'article L. 813-1 du même code prévoit : " Si, à l'occasion d'un contrôle mentionné à l'article L. 812-2, il apparaît qu'un étranger n'est pas en mesure de justifier de son droit de circuler ou de séjourner en France, il peut être retenu aux fins de vérification de son droit de circulation ou de séjour sur le territoire français. Dans ce cadre, l'étranger peut être conduit dans un local de police ou de gendarmerie et y être retenu par un officier de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale. ".

6. Les mesures de contrôle et de retenue que prévoient ces dispositions sont uniquement destinées à la vérification du droit de séjour et de circulation de l'étranger qui en fait l'objet et sont placées sous le contrôle du procureur de la République. Elles sont distinctes des mesures par lesquelles le préfet fait obligation à l'étranger de quitter le territoire. Dès lors, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la régularité des conditions du contrôle et de la retenue qui ont, le cas échéant, précédé l'intervention de mesures d'éloignement d'un étranger en situation irrégulière. Ainsi, les conditions dans lesquelles M. A a, le 10 février 2023, fait l'objet d'un contrôle d'identité sur réquisition du procureur de la République puis d'une retenue administrative sont sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité du contrôle d'identité et de la retenue administrative dont le requérant a fait l'objet est inopérant et ne peut qu'être écarté.

7. En quatrième lieu, si les conditions de notification des décisions peuvent avoir une incidence sur l'opposabilité des voies et délais de recours, elles sont sans influence sur leur légalité. Par suite, M. A ne peut utilement soutenir que l'obligation de quitter le territoire en litige lui a été irrégulièrement notifiée.

8. En cinquième lieu, l'allégation selon laquelle " il n'apparaît pas que cette décision soit justifiée par un besoin social impérieux " n'est assortie d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.

9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi. "

10. Il ressort des pièces du dossier et de ce qui a été dit lors de l'audience publique que M. A a contesté devant le tribunal administratif de Clermont-Ferrand la décision du 19 juillet 2021 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme lui a notamment refusé de lui délivrer un titre de séjour et fait obligation de quitter le territoire français et que ledit tribunal a statué par un rejet de cette demande le 9 février 2023. Ainsi, le préfet pouvait, sans méconnaître l'effet suspensif attaché au recours exercé par le requérant contre la décision du 19 juillet 2021, fonder une nouvelle obligation de quitter le territoire français en application des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sans que s'y oppose la circonstance que l'ordonnance n° 2101843 du 9 février 2023 n'avait pas encore été notifiée à l'intéressé.

11. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France en 2017 muni d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant " et qu'il a obtenu des titres de séjour mention " étudiant " renouvelé en dernier lieu le 10 décembre 2020. Ainsi qu'il a été dit au point précédent il a fait Il a fait l'objet, le 19 juillet 2021, d'une décision de refus de titre de séjour et d'une mesure d'éloignement qu'il n'a pas volontairement exécutée. En se bornant à faire état de son état de santé, de la circonstance qu'il est régulièrement inscrit pour l'année universitaire 2022/2023 en licence Electronique et qu'il participe à un programme d'accompagnement à la scolarité au sein d'une association, l'intéressé n'apporte pas d'éléments suffisants permettant de caractériser l'intensité et l'ancienneté de son insertion tant personnelle que professionnelle en France. De plus, le requérant est célibataire, sans enfant et n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, la Guinée, où il a vécu jusqu'à l'âge de 24 ans et où résident encore son père et ses sept frères et sœurs. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet a porté une atteinte excessive à son droit à une vie privée et familiale normale et a ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

12. En premier lieu, la décision fixant le pays de renvoi est fondée sur la décision portant obligation de quitter le territoire français du même jour. Par suite, M. A ne peut utilement soutenir que la décision attaquée serait fondée sur la décision du 19 juillet 2021.

13. En deuxième lieu, la décision litigieuse, qui vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et indique que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, comprend ainsi les considérations de droit et fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.

14. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme n'aurait pas procédé à l'examen complet de la situation personnelle de M. A avant de fixer son pays de renvoi.

15. En dernier lieu, en se bornant à indiquer qu'il ressort de son récit ainsi que de la situation actuelle en Guinée et plus largement dans les régions environnantes, qu'un éloignement porterait à son égard un risque grave pour sa sécurité et sa santé, M. A n'établit pas être personnellement exposé à un risque de traitement inhumain ou dégradant en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

16. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

17. En second lieu, la décision attaquée comporte, les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

18. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant assignation à résidence par voie de conséquence de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.

19. En deuxième lieu, et pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 3 à 7 les moyens soulevés contre la décision portant assignation à résidence et tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, du vice de procédure et de l'irrégularité de la notification doivent être écartés.

20. En dernier lieu, si M. A soutient que l'assignation à résidence à laquelle il est soumis porte une atteinte excessive à sa liberté individuelle et sa liberté d'aller et de venir et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, il n'assortit toutefois pas son moyen de précisions suffisantes permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.

21. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 10 février 2023. Par suite, la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et les conclusions présentées au titre des frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes n°2300269 et 2300270 est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet du Puy-de-Dôme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 février 2023.

La magistrate désignée,

L. C La greffière,

P. CHEVALIER

La République mande et ordonne au préfet de Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2,2300270

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions