LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2300272

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2300272

vendredi 17 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2300272
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantACHOU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 février 2023, M. D B, représenté par Me Achou, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° DCL-B2I-23-43-30 du 10 février 2023 par lequel le préfet de la Haute-Loire a refusé de lui renouveler son certificat de résidence algérien, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de douze mois ;

3°) d'annuler l'arrêté n° DCL-B2I-23-43-18 du 10 février 2023 par lequel le préfet de la Haute-Loire l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Il soutient que :

Sur l'arrêté portant refus de renouvellement du certificat de résidence algérien, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français :

- l'arrêté attaqué est entaché de motivations inopérantes ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'erreur de droit ;

Sur l'arrêté portant assignation à résidence :

- l'arrêté attaqué est illégal en ce qu'il méconnaît la présomption d'innocence ;

- la décision refusant de renouveler le certificat de résidence algérien ne figure pas dans les visas de l'arrêté attaqué et elle n'a pu être notifiée avant l'édiction de l'arrêté attaqué ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2023, le préfet de la Haute-Loire conclut au rejet de la requête comme non fondée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme C pour statuer en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les observations de Me El Azzouzi, représentant M. B qui a indiqué que :

* l'arrêté portant assignation à résidence n'est pas signé ;

*les arrêtés n'ont pas été notifiés ;

*M. B est présumé innocent ;

*en ce qui concerne le refus de renouvellement de son certificat de résidence algérien : si M. B reconnait avoir commis des faits de vols, il ne reconnaît toutefois l'infraction de travail dissimulé et dès lors il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;

*en ce qui concerne la décision portant assignation à résidence : il n'existe pas de perspective raisonnable d'éloignement.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Une note en délibéré présentée pour M. B a été enregistrée le 16 février 2023.

Considérant ce qui suit :

Sur l'étendue du litige :

1. Il résulte des dispositions des articles L. 614-1, L. 614-8 et L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'en cas de placement en rétention ou d'assignation à résidence d'un étranger en situation irrégulière, les requêtes dirigées contre les décisions faisant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour sur ce territoire prises à son encontre, les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination ainsi que la décision d'assignation à résidence doivent être instruites et jugées selon les dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, ces dispositions et celles de l'article R. 776-17 du code de justice administrative font obstacle à ce que le magistrat désigné en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, saisi de la situation d'un étranger placé en centre de rétention administrative ou assigné à résidence à la suite d'une décision de refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français, examine la décision de refus de séjour qui relève de la compétence de la formation collégiale du tribunal administratif.

2. En l'espèce, en raison de la mesure d'assignation à résidence prononcée à l'encontre de M. B le 10 février 2023, il y a lieu pour le juge compétent au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des décisions du 10 février 2023 obligeant l'intéressé à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et l'interdisant de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois, ainsi que sur celles tendant à l'annulation de l'arrêté du 10 février 2023 l'assignant à résidence. En revanche, les conclusions à fin d'annulation de la décision lui refusant le renouvellement de son certificat de résidence algérien demeurent de la compétence de la formation collégiale du tribunal dès lors que l'obligation de quitter le territoire français en litige a été notamment prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français :

3. En premier lieu, à supposer que M. B ait entendu soulevé le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué, ce dernier comporte, les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. En deuxième lieu, si les conditions de notification des décisions peuvent avoir une incidence sur l'opposabilité des voies et délais de recours, elles sont sans influence sur leur légalité. Par suite, M. A ne peut utilement soutenir que l'arrêté en litige ne lui a pas été notifié. En tout état de cause, il ressort des pièces transmises par le requérant lui-même que l'arrêté a été notifié le 10 février 2023 à 17h45.

5. En troisième lieu, M. B ne peut utilement se prévaloir d'une atteinte au principe de la présomption d'innocence dès lors qu'un tel principe ne saurait utilement être invoqué à l'encontre de décisions prises en matière de police des étrangers.

6. En dernier lieu, pour contester la décision d'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre M. B invoque la méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lesquelles ont été abrogées. A supposer que l'intéressé ait entendu invoquer la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-10 du même code, il ressort de la décision litigieuse qu'elle fait état de la durée de la présence en France de M. B, de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment anciens, intenses et stables sur le territoire français, de sa situation professionnelle, de l'absence de mesure d'éloignement précédemment prise à son encontre et de la circonstance qu'il représente une menace pour l'ordre public. Ainsi, le préfet de la Haute-Loire a bien pris en compte l'ensemble des critères prévus par la loi et M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait méconnu l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :

7. En premier lieu, si M. B, qui ne soulève la méconnaissance d'aucun texte à l'appui de son moyen, soutient que la décision en litige n'était pas signée, il ressort des pièces produites par le préfet et de la décision produite par le requérant lui-même à l'audience qu'elle revêtait la signature de M. Planquette, secrétaire général de la préfecture de la Haute-Loire. Par suite, le moyen doit être écarté.

8. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, le moyen tiré du défaut de notification de l'arrêté contesté doit être écarté.

9. En troisième lieu, la décision de refus de renouvellement du certificat de résidence algérien opposée à M. B qui ne constitue pas la base légale de la décision d'assignation à résidence contestée, a été, en tout état de cause, notifiée le 10 février 2023 à 17h45 et était mentionnée dans les visas.

10. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5, le moyen tiré de la méconnaissance du principe de présomption d'innocence doit être écarté.

11. En dernier lieu, en se bornant à soutenir que son éloignement ne demeure pas une perspective raisonnable, M. B n'assortit son moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 10 février 2023 par lequel l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de douze mois ainsi que l'arrêté du même jour l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

D E C I D E :

Article 1er : Les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 10 février 2023 en tant qu'il refuse le renouvellement de son certificat de résidence algérien sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet du Puy-de-Dôme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 février 2023.

La magistrate désignée,

L. C La greffière,

P. CHEVALIER

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions