LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2300710

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2300710

jeudi 18 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2300710
TypeDécision
RecoursAutorisation
PublicationD
FormationChambre 2

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 avril 2023, M. A B, représenté par Me Drobniak, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 20 février 2023 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux jours à compter de la notification du jugement ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- Sur l'ensemble des décisions prises le 20 février 2023 :

* elles ont été signées par une autorité incompétente ;

- Sur le refus de titre de séjour :

* il est entaché d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;

* il a été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

* il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- Sur l'obligation de quitter le territoire français :

* elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entaché le refus de titre de séjour ;

* elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense, mais des pièces, qui ont été enregistrées le 21 juin 2024, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, et qui n'ont pas été communiquées.

Par une ordonnance du 6 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 août 2023.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (25 %) par une décision du 5 avril 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Debrion,

- et les observations de M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant congolais (RDC) né le 12 février 1974, est entré en France régulièrement le 29 janvier 2022, sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour délivré par les autorités belges valable du 20 janvier 2022 au 7 mars 2022. Le 26 février 2022, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, soit en qualité de conjoint d'un ressortissant français. Par des décisions du 20 février 2023, le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et d'une décision fixant le pays de renvoi. Par la présente requête, M. B demande l'annulation des décisions du 20 février 2023.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen dirigé contre l'ensemble des décisions en litige :

2. Les décisions en litige ont été signées par M. Laurent Lenoble, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme, qui disposait, en vertu d'un arrêté n° 20221918 du préfet du Puy de-Dôme du 27 décembre 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, correspondances relevant des attributions de l'Etat dans le département du Puy-de-Dôme à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions attaquées doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre le refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation de M. B avant de refuser de lui délivrer un titre de séjour.

4. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

5. M. B s'est marié le 3 juillet 2021 en République démocratique du Congo avec une ressortissante française. Il est entré en France le 29 janvier 2022 au motif que son épouse devait subir une intervention chirurgicale. Il était présent en France depuis à peine plus d'un an à la date de la décision en litige. Il ne justifie pas d'une intégration dans la société française autrement que par le couple qu'il forme avec son épouse avec laquelle il s'est marié en République démocratique du Congo le 3 juillet 2021, le contrat de travail à durée indéterminée dont il bénéficiait en qualité d'opérateur logistique depuis le mois de juillet 2022 en France ayant été suspendu selon ses propres dires et d'après les pièces qu'il verse aux débats. Le requérant ne justifie pas non plus, par les éléments qu'il produit, que l'état de santé de son épouse nécessite sa présence en France. Enfin, l'intéressé n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales ou personnelles dans son pays dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de 47 ans. Par suite, et dès lors que rien ne semble faire obstacle à ce qu'il reparte en République démocratique du Congo pour y solliciter la délivrance d'un visa, M. B n'est pas fondé à soutenir que le refus de titre de séjour pris à son encontre l'a été en méconnaissance des stipulations citées au point précédent.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité dont est entaché le refus de titre de séjour.

7. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5 du présent jugement.

8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Puy-de-Dôme.

Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Bentéjac, présidente,

- Mme Jaffré, première conseillère,

- M. Debrion, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.

Le rapporteur,

J-M. DEBRION

La présidente,

C. BENTÉJAC

La greffière,

C. PETIT

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA75Autorisation

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2621165

03/08/2026

TA67Autorisation

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604971

03/08/2026

TA75Autorisation

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511419

01/07/2026

TA75Autorisation

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607421

01/07/2026

← Retour aux décisions