mercredi 31 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2301089 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 mai 2023 et le 31 mai 2023, Mme D C épouse A, représentée par Me Gauché (AARPI Ad'Vocare), demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de communiquer le dossier contenant les pièces sur la base desquelles les décisions contestées ont été prises ;
3°) d'annuler les arrêtés du 26 mai 2023 par lesquels le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi, l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
4°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de procéder à l'effacement du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
5°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un récépissé dans le délai de deux jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, si le bénéfice de l'aide juridictionnelle devait lui être refusé.
Elle soutient que :
L'obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'incompétence ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- est entachée d'erreurs de droit, dès lors que sa situation n'a pas été examinée à la lumière des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Le refus de lui accorder un délai de départ volontaire :
- est illégal du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français qui le fonde ;
- est entaché d'erreurs de fait ;
La décision fixant le pays de renvoi est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
L'interdiction de retour sur le territoire français :
- est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur de fait ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
L'assignation à résidence est :
- illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- entachée d'incompétence.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Mme A a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 31 mai 2023.
La présidente du tribunal a désigné M. Panighel, premier conseiller, pour statuer en application des articles L. 776-1 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Panighel,
- et les observations de Me Gauché représentant Mme A, qui invoque à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire français le moyen tiré de l'exception d'illégalité du refus de délai de départ volontaire et soutient en outre que la requérante n'a plus de liens avec les membres de sa famille demeurant en Albanie, qu'elle entretient à Clermont-Ferrand des liens réguliers avec son frère, son beau-frère et leurs familles respectives, que le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas tiré de conséquences quant à l'état de santé d'une des filles de Mme A, et que cette dernière ne peut être regardée comme s'étant soustraite à l'exécution de la précédente mesure d'éloignement dont elle a fait l'objet dès lors qu'elle n'en a pas été destinatrice.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D C épouse A, ressortissante albanaise née le 31 mars 1994, a été interpellée et placée en retenue administrative le 26 mai 2023 par les services de la police aux frontières. Le même jour, par deux arrêtés distincts, le préfet du Puy-de-Dôme l'a, d'une part, obligée à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a, d'autre part, assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Mme A demande l'annulation de ces arrêtés.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ".
3. Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de Mme A, il y a lieu de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions tendant à la production par le préfet du Puy-de-Dôme du dossier contenant les pièces sur la base desquelles les décisions contestées ont été prises :
4. Aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin le concours d'un interprète et la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise ".
5. Il n'apparaît pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande de Mme A tendant à la production par le préfet du Puy-de-Dôme de son entier dossier, dès lors que l'affaire est en état d'être jugée et que le principe du contradictoire a été respecté. Par suite, ces conclusions sont rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, par un arrêté du 27 décembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Puy-de-Dôme du même jour, le préfet du Puy-de-Dôme a donné délégation de signature à Mme E B, directrice de la citoyenneté et de la légalité à la préfecture du Puy-de-Dôme, à l'effet de signer, notamment, tous actes administratifs relatifs aux affaires entrant dans les attributions et compétences de la direction de la citoyenneté et de la légalité, à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions contenues dans l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Il ressort des pièces du dossier que le conjoint de Mme A, également de nationalité albanaise, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prononcée le 7 mars 2019 et d'une décision du 8 juillet 2019 portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Si la requérante produit une promesse d'embauche établie le 8 novembre 2022 au profit de son conjoint, afin qu'il exerce la profession d'ouvrier sous réserve de l'obtention d'une carte de séjour et d'une autorisation de travail, il ne ressort pas des pièces du dossier et n'est pas allégué, en tout état de cause, que des démarches ont été engagées par ce dernier pour régulariser sa situation administrative. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier et n'est pas allégué que la scolarité de la fille aînée de Mme A, née le 15 avril 2017 et inscrite en grande section de maternelle au titre de l'année scolaire 2022/2023 ne peut pas se poursuivre en Albanie. Il en va de même de l'autre fille de Mme A, née le 8 janvier 2020, au demeurant non scolarisée à la date de la décision attaquée mais seulement inscrite administrativement en petite section de maternelle pour l'année scolaire 2023/2024. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que l'état de santé de cette dernière, qui a été prise en charge au centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand en mars 2022 pour des crises convulsives, empêcherait qu'elle accompagne sa famille en Albanie. Ainsi, rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale de la requérante, composée de son conjoint et de leurs deux filles, se reconstitue dans son pays d'origine. Si Mme A se prévaut également de la présence en France d'un frère et d'un beau-frère, les liens qu'elle entretient avec ces derniers ne présentent pas une intensité particulière justifiant à eux seuls le maintien de sa cellule familiale en France. Par ailleurs, si la requérante soutient qu'elle n'entretient plus de liens avec les membres de sa famille qui résident en Albanie, elle n'allègue pas être dépourvue de toutes attaches personnelles et familiales dans ce pays. Enfin, Mme A ne produit aucun élément permettant d'apprécier son insertion au sein de la société française. Dans ces conditions, et alors même qu'elle vit en France depuis 2015, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
9. En troisième lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".
11. Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que la cellule familiale de Mme A peut se reconstituer en Albanie. La décision attaquée n'a ainsi pas pour effet de séparer Mme A et son conjoint de leurs filles, ni de priver ces dernières de toute scolarité. Mme A n'est dès lors pas fondée à soutenir que la décision attaquée porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
12. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que ce dernier n'aurait pas examiné la situation personnelle et familiale de Mme A, en particulier l'intérêt supérieur de ses enfants. Dès lors, la requérante n'est pas davantage fondée à soutenir que le préfet a entaché sa décision d'erreurs de droit en ne procédant pas à un tel examen.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
13. En premier lieu, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, invoqué à l'encontre de la décision attaquée, doit être écarté compte tenu de ce qui précède.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". L'article L. 612-3 de ce code dispose : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts () ".
15. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à Mme A, le préfet, se fondant sur les 4°, 5° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a retenu que le risque que l'intéressée se soustraie à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français était établi aux motifs qu'elle avait déclaré lors de son audition du 26 mai 2023 ne pas vouloir repartir en Albanie, qu'elle s'est soustraite à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prononcée par le préfet de l'Allier le 5 mai 2016 et est démunie de tout document d'identité ou de voyage en cours de validité.
16. Il est constant que Mme A est dépourvue de tout document d'identité ou de voyage en cours de validité. La requérante ne fait par ailleurs état d'aucune circonstance particulière faisant obstacle à ce que le risque qu'elle se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français soit regardé comme établi. Dans ces conditions, le préfet a légalement pu considérer qu'il existait un risque que Mme A se soustraie à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français dont elle fait l'objet.
17. A supposer même que le préfet du Puy-de-Dôme ait commis une erreur de fait en relevant que la requérante avait manifesté son intention de ne pas se conformer à l'obligation de quitter le territoire français dont elle fait l'objet et se serait soustraite à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement, il résulte de ce qui a été dit au point 16 qu'il pouvait légalement fonder le refus de délai de départ volontaire au motif qu'elle ne présentait pas de garantie de représentation suffisantes. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de fait ne peut être accueilli.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
18. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français est illégale. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, invoqué à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
19. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français et la décision lui refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire sont illégales. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de ces décisions, invoqué à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire français, doit être écarté.
20. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'erreur de fait n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
21. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
22. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté l'assignant à résidence est illégal en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre.
23. En second lieu, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6.
24. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des arrêtés du 26 mai 2023 en litige. Les conclusions aux fins d'annulation de ces arrêtés doivent dès lors être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction ainsi que les conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Mme A est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête de Mme A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C épouse A et au préfet du Puy-de-Dôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2023.
Le magistrat désigné,
L. PANIGHEL
Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026