LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2500800

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2500800

vendredi 27 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2500800
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 1

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'un ressortissant serbe visant à annuler un arrêté préfectoral de février 2025. Cet arrêté refusait le renouvellement de son attestation de demande d'asile, lui ordonnait de quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'acte était régulier, écartant le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature et estimant que le refus de renouvellement était légal au vu du rejet définitif de sa demande d'asile par l'Office français des réfugiés et des apatrides. La décision s'appuie sur les articles L. 542-2 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 mars 2025, M. B... A... demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 19 février 2025 par lequel le préfet de Puy-de-Dôme a refusé de renouveler son attestation de demande d’asile, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d’office à l’expiration de ce délai et l’a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d’un an ;

2°) de désigner un avocat commis d’office.

Il soutient que :
- l’auteur de l’acte n’était pas compétent ;
- les décisions sont entachées d’une erreur de droit.

La procédure a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n’a pas présenté d’observations mais a versé des pièces enregistrées le 1er avril 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

A été entendu au cours de l’audience publique le rapport de Mme Michaud.


Considérant ce qui suit :

M. B... A..., ressortissant serbe né le 24 février 1980, est entré en France le 10 mai 2019. Sa demande d’asile a été rejetée par une décision de l’Office français des réfugiés et des apatrides du 25 juin 2021. Son recours contre cette décision a été rejeté par une décision de la Cour nationale du droit d’asile du 11 octobre 2021. Sa demande de réexamen a été rejetée comme irrecevable par une décision de l’Office français des réfugiés et des apatrides du 16 septembre 2024. Par arrêté du 19 février 2025, le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de renouveler son attestation de demande d’asile, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d’office à l’expiration de ce délai et l’a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d’un an. Par la présente requête, M. A... demande au tribunal d’annuler cet arrêté.

Sur les conclusions tendant à la désignation d’un avocat commis d’office :

Aucune disposition législative ou réglementaire, ni aucun principe général du droit ne prévoit l’assistance d’un avocat commis d’office dans le cadre de la présente procédure. Par suite, les conclusions présentées à cette fin doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

En premier lieu, la décision en litige a été adoptée par M. Vicat, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme qui disposait d’une délégation de signature à cet effet établie par arrêté du 10 décembre 2024 publié au recueil des actes administratifs spécial le 13 décembre 2024. Il suit de là que le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte doit être écarté.

En second lieu, si M. A... soutient que les décisions en litige sont entachées d’erreur de droit, il n’assortit ce moyen d’aucune précision suffisante permettant au tribunal d’en apprécier le bien-fondé. Au surplus, M. A..., qui verse lui-même au dossier la décision d’irrecevabilité de sa demande de réexamen par l’Office français des réfugiés et des apatrides, ne conteste pas que le préfet du Puy-de-Dôme pouvait en conséquence, refuser de renouveler l’attestation de demande d’asile dont il disposait en application des dispositions de l’article L. 542-2, 1° b) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et lui faire obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en application des dispositions du 4° de l’article L. 611-1 du même code.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée.





D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et à la préfète du Puy-de-Dôme.


Délibéré après l'audience du 6 février 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Caraës, présidente,
Mme Bollon, première conseillère,
Mme Michaud, conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2026.


La rapporteure,





H. MICHAUD





La présidente,





R. CARAËS


La greffière,





F. LLORACH


La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions