LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2600730

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2600730

vendredi 6 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2600730
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantNUGUE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'occupants sans titre d'une aire d'accueil des gens du voyage. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, considérant que l'occupation au-delà de la durée autorisée de trois mois portait atteinte au fonctionnement normal du service public. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 février 2026, la communauté d’agglomération de Moulins, représentée par l’AARPI Adaltys avocats, Me Nugue, demande au juge des référés d’enjoindre, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, à M. A... B... et Mme C... B..., occupants sans droit ni titre, de libérer, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l’ordonnance, l’emplacement qu’ils occupent sur l’aire d’accueil des gens du voyage située Chemin des Planchards à Yzeure sous astreinte de 100 euros par jours de retard.

Elle soutient que :
- l’aire d’accueil d’Yzeure est une aire d’accueil dite classique qui comprend dix emplacements pour vingt caravanes ; les aires d’accueil classique des gens du voyage relèvent de son domaine public ;
- l’urgence est établie ; selon le règlement intérieur de l’aire, le délai maximal de stationnement autorisé est de trois mois consécutifs ; M. B... avec son épouse sont arrivés sur l’aire le 2 juillet 2025 et la période de trois mois a expiré le 3 octobre 2025 ; si ce même règlement autorise des dérogations dans la limite de six mois notamment en raison d’une hospitalisation, les certificats médicaux des 12 et 18 septembre 2025 produits sont antérieurs à la demande du gestionnaire et anciens, celui du 15 septembre 2025 n’est pas circonstancié ;
- la mesure d’expulsion ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ; la période de trois mois initialement convenue au titre de la convention d’occupation temporaire conclue est désormais expirée ; aucun justificatif produit n’est de nature à établir la régularité de leur maintien sur l’aire d’accueil ;
- la mesure présente un caractère utile ; l’obtention d’une décision du juge administratif est la seule voie utile pour obtenir dans l’urgence l’expulsion d’occupants du domaine public et pouvoir libérer des emplacements occupés sans droit ni titre ; cette occupation empêche d’autres familles de s’installer sur l’aire alors même que la convention d’occupation est expirée ; cette situation entraîne une désorganisation du service public d’accueil des gens du voyage.

L’ensemble des diligences ont été accomplies par le greffe pour notifier la procédure à M. et Mme B... qui n’ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné Mme Caraës, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 5 mars 2026 à 14h30 en présence de Mme Llorach, greffière :
- le rapport de Mme Caraës, juge des référés,
- et les observations de Me Matthys, représentant la communauté d’agglomération de Moulons, qui a repris ses écritures.


La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

La communauté d’agglomération de Moulins demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à M. A... B... et Mme C... B... de libérer, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l’ordonnance, l’emplacement qu’ils occupent sur l’aire d’accueil des gens du voyage située Chemin des Planchards à Yzeure sous astreinte de 100 euros par jours de retard.

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision. ».

Saisi, sur le fondement de ces dispositions, de conclusions tendant à ce que soit ordonnée l’expulsion d’occupants sans titre, le juge des référés y fait droit dès lors qu’il est compétent pour en connaître et qu’au jour où il statue, la demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d’urgence et d’utilité.

Il résulte de l’instruction que M. et Mme B... ont conclu, le 2 juillet 2025, une convention d’occupation temporaire de l’emplacement n°1 de l’aire d’accueil des gens du voyage située à Yzeure appartenant au domaine public de la communauté d’agglomération de Moulins.

A cette convention était annexé le règlement intérieur de l’aire permanente des gens du voyage – Les Prodins à Yzeure aux termes duquel « la durée de séjour maximum est de trois mois consécutifs. Des dérogations dans la limite de six mois peuvent être accordées sur justification, en cas de scolarisation des enfants, de suivi d’une formation, de l’exercice d’une activité professionnelle ou d’une hospitalisation » (article E – Durée du séjour). Il en résulte, compte tenu de leur date d’arrivée, que M. et Mme B... occupent sans droit ni titre depuis le 3 octobre 2025 l’emplacement n° 1 de l’aire d’accueil en dépit d’une sommation de quitter les lieux qui leur a été signifiée le 23 décembre 2025.

Le fonctionnement normal d’une aire d’accueil, laquelle en l’espèce comporte uniquement dix emplacements et qui a pour finalité un accueil provisoire et non permanent des gens du voyage, requiert que les usagers se conforment aux règles régissant les conditions d’accès et de stationnement temporaire, dans le respect des intérêts mutuels des occupants, du personnel et, plus généralement, de l’ordre public, et que les capacités d’accueil soient maintenues pour assurer cette mission au bénéfice des nouveaux arrivants. La mesure demandée vise ainsi à assurer cet objectif et les finalités propres d’une aire d’accueil. Il n’est pas contesté que l’occupation irrégulière de l’emplacement en litige empêche l’installation d’autres familles. Par ailleurs, les intéressés, qui occupent sans droit ni titre l’emplacement en cause, n’ont fait état d’aucun élément susceptible de faire obstacle, en l’état de l’instruction, à la mise en œuvre de la mesure sollicitée par la communauté d’agglomération de Moulins. A cet égard, le certificat médical du 15 septembre 2025 faisant état de ce que l’état de santé de [M. B...] nécessite qu’il reste sur l’aire de stationnement pour l’accueil des gens du voyage est insuffisamment circonstancié et celui du 18 septembre 2025 se borne à indiquer que Mme B... a été hospitalisée du 6 au 11 février 2025 pour une intervention chirurgicale sans mentionner d’éléments médicaux actuels faisant obstacle au prononcé de la mesure d’expulsion demandée.

Dans ces circonstances, cette mesure, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse, présente, en l’espèce, les caractères d’utilité et d’urgence exigés par l’article L. 521‑3 précité.

Il y a, dès lors, lieu de prescrire à M. et Mme B... de libérer, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l’ordonnance, l’emplacement n°1 de l’aire d’accueil en litige. Faute pour eux d’avoir libéré les lieux, la communauté d’agglomération de Moulins pourra, au besoin avec le concours de la force publique, procéder d’office à leur expulsion et à l’évacuation, à leurs frais et risques, de l’ensemble des biens qui leur appartiennent. Il n’y a pas lieu, en l’espèce, d’assortir cette injonction d’une astreinte.






O R D O N N E :


Article 1er : Il est enjoint à M. et Mme B... de libérer, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l’ordonnance, l’emplacement n° 1 de l’aire d’accueil d’Yzeure.

Article 2 : Faute pour les intéressés d’avoir libéré les lieux, la communauté d’agglomération de Moulins pourra, au besoin avec le concours de la force publique, procéder d’office à leur expulsion et à l’évacuation, à leurs frais et risques, des biens qui leur appartiennent.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté d’agglomération de Moulins, à M. A... B... et Mme C... B....



Fait à Clermont-Ferrand, le 6 mars 2026.


La juge des référés,





R. CARAËS


La République mande et ordonne au préfet de l’Allier en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions