vendredi 22 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2000580 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | LARROUY CASTERA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 mars 2020 et le 7 avril 2022, la société CHEDD, représentée par Me Larrouy-Castera, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le troisième alinéa de l'article 2 de l'arrêté du 17 janvier 2020, complémentaire à l'arrêté préfectoral du 11 février 1988 portant autorisation d'exploitation de la chute hydraulique de la centrale Dognen sur le gave d'Oloron sur la commune de Dognen, par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques a fixé le débit réservé à 10m3/s en aval de la centrale hydroélectrique qu'elle exploite ;
2°) de modifier le troisième alinéa de l'article 2 de l'arrêté du 17 janvier 2020, en fixant le débit maximal dérivé au seuil de la prise d'eau à 21,08 m3/s, le débit turbiné à 19,5 m3/s ; le débit complémentaire (non turbiné) destiné à l'alimentation de la passe à poissons et de la dévalaison à l'usine à 1,58 m3/s et le débit réservé à 10 m3/s ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'en fixant le débit maximum dérivé à 19,5 m3/s permettant le fonctionnement de la turbine et l'alimentation par un débit de 1,08 m3/s du dispositif de dévalaison et par un débit de 0,50 m3/s de la passe à poissons, l'arrêté attaqué méconnaît la réponse de la DREAL Occitanie adressée par courrier électronique du 28 août 2019, la lettre de la direction départementale de l'équipement de 1992 et le procès-verbal de récolement des travaux d'aménagement de la centrale en date du 10 octobre 1996 ; le débit des dispositifs de franchissement piscicole ne devrait pas être inclus dans le calcul du débit dérivé car, ce faisant l'administration augmente le débit réservé non turbiné au barrage qui est bien supérieur au dixième du module et réduit la capacité de production de la centrale en limitant sa puissance, ayant pour effet de diminuer très sensiblement sa rentabilité ;
- elle demande au tribunal de modifier l'arrêté afin de considérer que les débits affectés à l'alimentation de la passe à poissons et à la dévalaison de 1,58 m3/s sont des débits réservés non turbinés qui s'ajoutent aux 19,5 m3/s turbinés ; il en résulte que l'échancrure au barrage devra être calibrée pour faire passer un débit réservé de 10 m3/s selon le dernier mémoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 novembre 2021, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par la société CHEDD n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- l'arrêté du 11 septembre 2015 fixant les prescriptions techniques générales applicables aux installations, ouvrages, épis et remblais soumis à autorisation ou à déclaration en application des articles L. 214-1 à L. 214-3 du code de l'environnement et relevant de la rubrique 3.1.1.0. de la nomenclature annexée à l'article R. 214-1 du code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Larrouy-Castera, représentant la société CHEDD.
Considérant ce qui suit :
1. La société CHEDD est autorisée par un arrêté préfectoral du 11 février 1988 à disposer pour une durée de 40 ans de l'énergie du Gave d'Oloron pour exploiter une centrale hydroélectrique située sur le territoire de la commune de Dognen. La puissance maximale brute est fixée à 612 kW, dont 474 kW fondés en titre et 138 kW autorisés. Le 7 février 2018, la société CHEDD a déposé un dossier, complété le 12 juillet 2018, portant sur les travaux d'amélioration de la centrale exigés pour assurer la continuité écologique, permettant la mise en conformité du dispositif de dévalaison à l'usine et des dispositifs de montaison, situés à l'usine et sur le seuil en rive gauche. Par un arrêté du 17 janvier 2020, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a complété l'arrêté du 11 février 1988, s'agissant notamment des caractéristiques de la prise d'eau et en particulier du débit maximal dérivé au seuil de la prise d'eau et du débit réservé. Par la présente requête, la société CHEDD demande au tribunal d'annuler l'alinéa 3 de l'article 2 de l'arrêté du 17 janvier 2020 et de le modifier afin de préciser que les débits affectés à l'alimentation de la passe à poissons et à la dévalaison de 1,58 m3/s sont des débits qui s'ajoutent aux 19,5 m3/s turbinés.
2. Aux termes de l'article L. 214-10 du code de l'environnement : " Les décisions prises en application des articles L. 214-1 à L. 214-6 et L. 214-8 peuvent être déférées à la juridiction administrative dans les conditions prévues aux articles L. 181-17 à L. 181-18 ". En vertu de l'article L. 181-17 du même code, ces décisions sont soumises à un contentieux de pleine juridiction.
3. Il appartient au juge de plein contentieux statuant sur les autorisations environnementales délivrées au titre de la loi sur l'eau de se prononcer sur l'étendue des obligations mises à la charge des exploitants par l'autorité compétente au regard des circonstances de fait ou de droit existant à la date à laquelle il statue. S'agissant des règles de fond, il appartient au juge du plein contentieux non d'apprécier la légalité de l'autorisation prise par l'autorité administrative dans le domaine de l'eau au vu des seuls éléments dont pouvait disposer cette autorité lorsqu'elle a statué sur la demande, mais de se prononcer lui-même sur l'étendue des obligations mises par cette autorité à la charge du bénéficiaire de l'autorisation au regard des circonstances de fait et de droit existant à la date à laquelle il statue.
4. Aux termes de l'article L. 214-3 du code de l'environnement : " I. -Sont soumis à autorisation de l'autorité administrative les installations, ouvrages, travaux et activités susceptibles () de nuire au libre écoulement des eaux, de réduire la ressource en eau, () de porter gravement atteinte à la qualité ou à la diversité du milieu aquatique, notamment aux peuplements piscicoles. () ". Aux termes du I de l'article L. 214-18 du même code : " Tout ouvrage à construire dans le lit d'un cours d'eau doit comporter des dispositifs maintenant dans ce lit un débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces vivant dans les eaux au moment de l'installation de l'ouvrage ainsi que, le cas échéant, des dispositifs empêchant la pénétration du poisson dans les canaux d'amenée et de fuite. / Ce débit minimal ne doit pas être inférieur au dixième du module du cours d'eau en aval immédiat ou au droit de l'ouvrage correspondant au débit moyen interannuel, évalué à partir des informations disponibles portant sur une période minimale de cinq années, ou au débit à l'amont immédiat de l'ouvrage, si celui-ci est inférieur () ". Au titre de la rubrique 3.1.1.0 de la nomenclature définie à l'article R. 214-1 du même code, sont soumises à autorisation les " Installations, ouvrages, remblais et épis, dans le lit mineur d'un cours d'eau, constituant () / 2° Un obstacle à la continuité écologique : / a) Entraînant une différence de niveau supérieure ou égale à 50 cm, pour le débit moyen annuel de la ligne d'eau entre l'amont et l'aval de l'ouvrage ou de l'installation (A) ; / b) Entraînant une différence de niveau supérieure à 20 cm mais inférieure à 50 cm pour le débit moyen annuel de la ligne d'eau entre l'amont et l'aval de l'ouvrage ou de l'installation (D) () "
5. Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 11 septembre 2015 fixant les prescriptions techniques générales applicables aux installations, ouvrages, épis et remblais soumis à autorisation ou à déclaration en application des articles L. 214-1 à L. 214-3 du code de l'environnement et relevant de la rubrique 3.1.1.0. de la nomenclature annexée à l'article R. 214-1 du code de l'environnement : " Le projet de construction d'un nouvel ouvrage est établi en réduisant au maximum son impact sur la continuité écologique par des dispositifs de franchissement ou des mesures de gestion adaptées aux enjeux du cours d'eau./ Les enjeux relatifs au rétablissement de la continuité écologique sont examinés dans le document d'incidence et le pétitionnaire propose les mesures à mettre en œuvre au regard de cet examen () L'exigence d'efficacité du franchissement est maximale pour les espèces amphihalines, compte tenu des effets liés au cumul d'obstacles sur leurs migrations. () ". Aux termes de l'article 9 du même arrêté : " Lorsqu'il est rendu nécessaire pour le respect des principes définis aux articles 6 et 7 ci-dessus, l'aménagement d'un dispositif assurant la continuité piscicole à la montaison est réalisé en tenant compte des capacités physiques des espèces cibles pour lesquelles l'aménagement est dimensionné. Il en est de même pour la définition d'éventuelles modalités de gestion. / Un débit d'attrait complémentaire et suffisant est, le cas échéant, restitué à l'aval du dispositif de franchissement de l'ouvrage de manière à guider les poissons migrateurs vers l'entrée de ce dispositif. Cette mesure peut être complétée, au besoin, par un dispositif empêchant la pénétration du poisson dans le canal de fuite de l'installation et tout autre organe hydraulique attirant le poisson sans lui offrir d'issue (défeuillage, surverse secondaire). " Aux termes de l'article 10 du même arrêté : " Lorsqu'il est rendu nécessaire pour le respect des principes définis aux articles 6 et 7 ci-dessus, l'aménagement d'un dispositif assurant la continuité piscicole à la dévalaison est réalisé de manière à assurer l'innocuité du passage par les ouvrages évacuateurs ou de surverse et à éviter l'entrainement ou la mortalité des poissons dans les éventuelles prises d'eau. () / Une prise d'eau est considérée comme ichtyocompatible si la pénétration des poissons vers la turbine est rendue impossible par l'installation d'un plan de grilles dont l'inclinaison, la vitesse et l'espacement des barreaux sont compatibles avec les capacités de franchissement des espèces susceptibles de dévaler sur le site. L'espacement des barreaux doit être adapté à l'espèce cible la plus exposée en fonction de la taille des stades dévalants. Pour l'anguille, un espacement de 20 mm est préconisé. Il pourra être abaissé à 15 mm selon la position de l'obstacle dans le bassin versant et l'effet cumulé. Les modalités de franchissement par l'exutoire de dévalaison et hors exutoire ne doivent pas occasionner de blessures ou mortalités. () ". Aux termes de l'article 12 de l'arrêté : " () Le ou les dispositifs de restitution du débit minimal sont dimensionnés en privilégiant la régulation du niveau d'eau amont. Le dispositif de restitution du débit minimal est mis en place de manière à permettre un contrôle effectif de ce débit. Celui-ci peut être restitué par plusieurs ouvrages (organe spécifique, passe à poissons nécessitant un débit d'attrait, dispositif de dévalaison, passe à canoë, etc.). / Pour les installations situées sur des cours d'eau classés au titre de l'article L. 214-17 (1°) ou L. 214-17 (2°) du fait de la présence de poissons migrateurs amphihalins, le débit minimum biologique est adapté aux exigences liées à la montaison des espèces présentes. / La valeur du débit maintenu à l'aval, ses éventuelles variations au cours de l'année et les modalités de restitution de ce débit sont, le cas échéant, précisées par arrêté préfectoral. "
6. La société requérante soutient que le débit des dispositifs destinés à assurer la continuité écologique, en particulier la rampe de dévalaison et la passe à poisson, n'étant pas turbiné, il ne doit pas être inclus dans le débit dérivé fixé par l'arrêté et qui génère la puissance maximale brute. La société requérante se prévaut, au soutien de son argumentation, d'un courrier électronique du 28 août 2019 émanant d'un agent des services de la DREAL Occitanie, au demeurant incompétents pour se prononcer sur la situation des ouvrages situés en région Nouvelle-Aquitaine, qui, fournit effectivement des définitions des notions de débit réservé, débit turbiné, débit dérivé et de puissance maximale brute, mais selon des configurations d'ouvrage hypothétiques, en tout état de cause sans connaissance du site de la centrale de Dognen, de sorte qu'elles ne peuvent lui être strictement transposables. De même, la société requérante ne peut utilement se prévaloir des données détaillées dans la note de présentation du récolement des travaux d'aménagement de la centrale de Dognen, établie le 8 octobre 1996, précisant que les 10 m3/s du débit réservé incluent 8,7 m3/s pour les échancrures de la passe mixte (à poisson et kayaks) au droit du seuil, 0,8 m3/s pour la passe à poissons située au droit de la micro centrale et 0,5 m3/s dans la glissière de dévalaison pour en déduire que tout débit nécessaire au fonctionnement de ces dispositifs doit être exclu du débit dérivé. En effet, il résulte des dispositions législatives précitées qu'un débit minimal ou débit réservé, qui ne doit pas être inférieur à 10 % du module du cours d'eau, doit être maintenu dans le lit du cours d'eau sur lequel est installé l'ouvrage, c'est-à-dire dans la portion court-circuitée, en aval de la prise d'eau et jusqu'à la restitution des eaux. C'est d'ailleurs en ce sens qu'est rédigé l'arrêté du 11 février 1988 autorisant l'exploitation de la centrale. Dès lors, les débits d'attrait et de restitution propres à chaque dispositif assurant la continuité écologique installés au droit de l'usine, entre le seuil de l'ouvrage et la restitution des eaux dans le lit du gave n'alimentent donc pas la portion du tronçon soumise à l'observation d'un débit réservé. Ainsi, compte tenu du lieu d'installation de ces dispositifs, le débit d'eau nécessaire à leur fonctionnement est à retrancher du débit turbiné, lequel n'est au demeurant fixé ni par l'arrêté du 11 février 1988, ni par l'arrêté attaqué du 17 janvier 2020. Au contraire, seul est fixé un débit maximal prélevé, autrement dit dérivé, de 19,5 m3/s. Enfin, à fortiori s'agissant d'un cours d'eau inscrit sur la liste, prévue au 1° du I de l'article L. 214-17 du code de l'environnement, des cours d'eau en très bon état écologique dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire et sur celle, prévue au 2° du I du même article, des cours d'eau dans lesquels il est nécessaire d'assurer la circulation des poissons migrateurs, l'utilité de l'installation de ces dispositifs à cette fin n'étant pas contestée, l'intégralité de leur coût est à supporter par l'exploitant de l'ouvrage, quand bien même la puissance maximale brute fixée par son autorisation ne pourrait en conséquence être atteinte. Par suite, la société CHEDD n'est pas fondée à contester le débit maximal dérivé au seuil de la prise d'eau.
7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de la société CHEDD doivent être rejetées, de même par voie de conséquence que ses conclusions à fin de réformation de l'arrêté attaqué et celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société CHEDD est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société CHEDD et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie pour information en sera adressée au préfet des Pyrénées-Atlantiques.
Délibéré après l'audience du 15 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Quéméner, présidente,
Mme Réaut, première conseillère,
Mme Duchesne, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé
M. B
La présidente,
Signé
V QUEMENER La greffière,
Signé
M. A
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026