vendredi 22 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2001553 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 août 2020 et le 26 mai 2022, M. F A, M. C A, Mme G B, veuve A, représentés par Me Bernal, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 3 mars 2020 par laquelle la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal des Arrigans ;
2°) de mettre à la charge de la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- la délibération attaquée est entachée d'un vice de procédure tiré de l'insuffisance du rapport de présentation au regard des exigences prévues à l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme ; le contenu du rapport ne permet pas d'expliquer les choix retenus par la collectivité pour établir le projet d'aménagement et de développement durables afin de décider de la délimitation des zones et les règles qui s'y appliquent ;
- il n'est pas rapporté la preuve que l'ensemble des conseillers communautaires aient été suffisamment informés, conformément aux dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales ;
- le zonage retenu par le plan local d'urbanisme intercommunal est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard du parti pris d'urbanisme retenu dans le PADD et prévoyant un besoin de 1 000 résidences principales supplémentaire, dès lors que les parcelles AB 162 et AB 141 leur appartenant sont situées dans le bourg, forment une dent creuse et ont été classées en zone naturelle ;
- les modifications apportées au plan local d'urbanisme intercommunal après l'enquête publique sont très importantes, portant notamment sur le zonage, et ont bouleversé l'économie générale du projet de sorte qu'une nouvelle enquête publique était nécessaire
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2022, la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit sursis à statuer en application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Un mémoire, présenté pour les consorts A, par Me Bernal, a été enregistré le 25 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique,
- les observations de Me Leplat, représentant MM. A et Mme B, veuve A,
- et les observations de Me Dauga, représentant la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 3 mars 2020, la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans a adopté le plan local d'urbanisme intercommunal des Arrigans. MM. A et Mme B, veuve A, demandent l'annulation de cette délibération.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2121-13 du même code, également applicable aux établissements publics de coopération intercommunale en application de l'article L. 5211-1 du même code : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération. " Il résulte de ces dispositions que les membres du conseil communautaire appelés à délibérer de la révision du plan local d'urbanisme doivent disposer, avant la séance, de l'ensemble du projet de plan local d'urbanisme que la délibération a pour objet d'approuver, et que s'ils doivent pouvoir obtenir communication des autres pièces et documents nécessaires à leur information sur la révision de ce plan, notamment du rapport du commissaire enquêteur, aucun texte ni aucun principe n'impose toutefois au président de la communauté de commune de leur communiquer ces pièces et documents en l'absence d'une demande de leur part.
3. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier électronique du 21 février 2020, le responsable de l'aménagement du territoire de la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans a adressé à l'attention des délégués communautaires, afin de préparer la séance du conseil communautaire du 3 mars 2020, les liens pour consulter et télécharger les éléments du dossier du plan local d'urbanisme des Arrigans soumis à leur approbation ainsi que les liens vers les éléments de la phase de la procédure composés des avis des personnes publiques associées et consultées, des observations du public et du rapport de la commission d'enquête. Ce même courrier précisait que des exemplaires papiers de ces documents se trouvaient au siège de la communauté de commune. De plus, l'ordre du jour de la séance du 3 mars 2020 adressée par un courrier électronique du 28 février 2020 aux élus de la communauté de commune leur rappelle en outre l'envoi des annexes relatives à l'approbation des documents d'urbanisme par courrier électronique du vendredi 21 février. Il ressort de l'annexe à la délibération attaquée qu'elle comprend un tableau thématique présentant, à la suite des remarques des personnes consultées et des observations émises lors de l'enquête publique, les modifications apportées à la version du projet arrêtée et soumise à l'approbation. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que les conseillers communautaires, à qui la faculté de consulter l'intégralité du projet de plan avait été précisée dans le courriel du 21 février 2020, qui étaient toujours en mesure de solliciter des précisions ou explications conformément à l'article L. 2121-13 précité et qui ont adopté à l'unanimité la délibération en litige, auraient été insuffisamment informés. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 123-1-2 du code de l'urbanisme, en vigueur à la date à laquelle a été prescrite l'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal, aujourd'hui reprises en substance à l'article L. 151-4 du même code : " Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. / Il s'appuie sur un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, de surfaces et de développement agricoles, de développement forestier, d'aménagement de l'espace, d'environnement, notamment en matière de biodiversité, d'équilibre social de l'habitat, de transports, de commerce, d'équipements et de services. / Il analyse la capacité de densification et de mutation de l'ensemble des espaces bâtis, en tenant compte des formes urbaines et architecturales. Il expose les dispositions qui favorisent la densification de ces espaces ainsi que la limitation de la consommation des espaces naturels, agricoles ou forestiers. / Il établit un inventaire des capacités de stationnement de véhicules motorisés, de véhicules hybrides et électriques et de vélos des parcs ouverts au public et des possibilités de mutualisation de ces capacités. / Il présente une analyse de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l'approbation du plan ou depuis la dernière révision du document d'urbanisme. / Il justifie les objectifs compris dans le projet d'aménagement et de développement durables au regard des objectifs de consommation de l'espace fixés, le cas échéant, par le schéma de cohérence territoriale et au regard des dynamiques économiques et démographiques. ".
5. Il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport de présentation, que l'explication des choix retenus dans le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), figure à la partie 1 section C du rapport. Elle est exposée pour chacun des quatre axes du PADD, à savoir maintenir un cadre de vie de qualité, conforter l'attractivité économique du territoire et favoriser le dynamisme local, s'inscrire dans une démarche de sobriété dans l'utilisation des ressources et créer les conditions d'un développement équilibré des Arrigans. La présentation retenue passe en revue les différents items du diagnostic que doit contenir un rapport de présentation, au regard des choix retenus dans le PADD, en faisant systématiquement référence à l'axe du PADD concerné. Des objectifs plus spécifiques à certaines zones sont précisés pour répondre à leurs particularités, notamment sur le développement de l'urbanisation. Ensuite, l'élaboration du plan de zonage est également expliquée et vise à la sobriété en ne comportant que 30 zones, assorties éventuellement d'indices permettant de tenir compte de spécificités propres à un territoire. Enfin, les règles applicables à chaque zone sont définies, en déclinant les usages et destinations interdits ou soumis à conditions, les règles permettant de préserver les caractéristiques urbaines, architecturales, naturelles et paysagères et les conditions de desserte et de raccordement des constructions de la zone. Chaque zone est présentée en expliquant comment elle met en œuvre le PADD. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le rapport de présentation serait entaché d'une insuffisance au regard des exigences rappelées dans les dispositions citées au point précédent.
6. En troisième lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article L. 123-13-2, devenu l'article L. 153-43, du code de l'urbanisme, applicable au litige : " A l'issue de l'enquête publique, ce projet, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par délibération de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale ou du conseil municipal ". Il résulte de ces dispositions que le projet de plan ne peut subir de modifications, entre la date de sa soumission à l'enquête publique et celle de son approbation, qu'à la double condition que ces modifications ne remettent pas en cause l'économie générale du projet et qu'elles procèdent de l'enquête. Doivent être regardées comme procédant de l'enquête les modifications destinées à tenir compte des réserves et recommandations du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête, des observations du public et des avis émis par les autorités, collectivités et instances consultées et joints au dossier de l'enquête.
7. Les requérants soutiennent que d'importantes modifications apportées au plan local d'urbanisme intercommunal sont intervenues après l'enquête publique, portant notamment sur le zonage, et ont bouleversé l'économie générale du projet. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de l'enquête publique, le projet de plan local d'urbanisme intercommunal a été modifié avant d'être approuvé par la délibération attaquée. Il ressort de l'annexe de celle-ci que les auteurs du document d'urbanisme ont fait évoluer le classement de certaines parcelles, dans le sens d'une réduction ou d'un agrandissement, notamment d'espaces boisés classés, d'espaces réservés pour une piste cyclable, de certaines zones, ou encore en rendant certaines zones constructibles et d'autres inconstructibles. Ils ont aussi modifié en cohérence certaines des orientations d'aménagement et de programmation. Si les requérants soutiennent, tout d'abord, que le nombre important des modifications apportées au plan local d'urbanisme révèle un bouleversement de son économie générale, cette seule circonstance ne suffit pas à l'établir. Au contraire, chacune de ces modifications, qui, prises isolément, sont mineures, soit répondait à une demande des propriétaires ou de la commune concernée, soit résultait d'un accord avec ces derniers, après avoir recueilli l'avis de la commission d'enquête et procédait ainsi de l'enquête. Par ailleurs, les requérants n'établissent pas que les modifications en cause par rapport au projet initialement arrêté auraient eu pour effet, par leur ampleur ou leur contrariété avec les orientations initialement retenues, de modifier l'économie générale du projet soumis à enquête public. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 123-8 du code de l'urbanisme, alors applicable, devenu l'article R. 151-24 du même code : " Les zones naturelles et forestières sont dites "zones N". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : / a) Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; / b) Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; / c) Soit de leur caractère d'espaces naturels () ".
9. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Ils peuvent être amenés, à cet effet, à classer en zone naturelle, pour les motifs énoncés à l'article R. 123-8, un secteur qu'ils entendent soustraire, pour l'avenir, à l'urbanisation. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
10. Il ressort des pièces du dossier que l'un des axes du projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du pays d'Orthe et Arrigans consiste à maintenir un cadre de vie de qualité et pour cela à respecter la trame verte et bleue du territoire en préservant des espaces de respiration à l'intérieur des espaces urbanisés. Par ailleurs, un autre axe de ce document consiste à créer les conditions d'un développement équilibré des Arrigans. Il se décline notamment par l'objectif de maîtrise des impacts du développement territorial sur les espaces agricoles et naturels en privilégiant le renouvellement urbain à l'étalement urbain et en recentrant le développement urbain vers les centres bourgs des communes en tenant compte de leur spécificité urbaine, architecturale, paysagère, de réseaux mais aussi topographique, et par l'objectif de modération de la consommation d'espaces respectueux des espaces naturels, agricoles et forestiers, qui passe en priorité par la mobilisation du potentiel de densification et la recherche d'une densité plus élevée. L'extension de l'urbanisation ne sera réalisée que dans un second temps. S'il ressort des pièces du dossier que les parcelles en litige AB 162 et AB 141 appartenant aux requérants jouxtent à l'est et, pour l'une d'elles, au nord, des parcelles bâties qui appartiennent à la zone Uap correspondant au centre bourg ancien, dense et patrimonial de Pouillon, lequel est situé à une centaine de mètres, et à la zone UB caractérisant un centre bourg diffus et une urbanisation d'extension récente, elles sont d'une superficie respective de 1 700 m² et 3 340 m² et mitoyennes à l'ouest et au sud avec les parcelles 164 et 194 et forment ensemble un espace naturel de 20870 m² traversé par un ruisseau et longé au sud par un autre ruisseau donnant sur un vaste espace lui aussi sans construction appartenant aux zones naturelles et agricoles, qui marque une coupure entre plusieurs îlots d'habitations. Ainsi, compte tenu de ce qui précède, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de ce que les parcelles seraient une dent creuse et qu'une construction est présente sur la parcelle AB 141, ni invoquer un besoin de 1 000 résidences supplémentaires, notamment en renforçant la commune de Pouillon, alors au demeurant que les orientations du projet d'aménagement et de développement durables tendent à préserver la trame verte et bleue du territoire sur laquelle se situent les parcelles litigieuses ainsi que des espaces de respirations à l'intérieur des espaces urbanisés. Dans ces conditions, la délibération attaquée portant approbation de cette révision, en tant qu'elle classe cette parcelle en zone N, n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
11. Il résulte de ce qui précède que MM. A et Mme B, veuve A, ne sont pas fondés à demander l'annulation de la délibération du 3 mars 2020 par laquelle la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal des Arrigans. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées de même que celles présentées en défense par la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans tendant à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme.
Sur frais liés au litige :
12. D'une part, aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. "
13. Les requérants ne justifient pas avoir exposé des dépens dans la présente instance. Par suite, les conclusions présentées à ce titre doivent être rejetées.
14. D'autre part, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
15. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par les requérants doivent dès lors être rejetées. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de ces derniers une somme de 800 euros au titre des frais exposés par la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de MM. A et Mme B, veuve A, est rejetée.
Article 2 : MM. A et Mme B, veuve A, verseront à la communauté de communes du Pays d'Orthe et d'Arrigans une somme de 800 euros (huit cents euros) en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans tendant à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme sont rejetées.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. F A, M. C A, Mme G B, veuve A, et à la communauté de communes du Pays d'Orthe et Arrigans.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Quéméner, présidente,
Mme Réaut, première conseillère,
Mme Duchesne, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé
M. E
La présidente,
Signé
V. QUEMENER
La greffière,
Signé
M. D
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026