mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2002136 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | UHALDEBORDE-SALANNE GORGUET VERMOTE BERTIZBEREA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire en production de pièces et des mémoires, enregistrés le 26 octobre 2020, le 3 novembre 2020, les 27 janvier et 2 mars 2022, M. B A, représenté par Me Blin, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 27 mai 2020 par lequel le maire d'Anglet ne s'est pas opposé à la déclaration préalable présentée par la société par actions simplifiée Méridional Pyrénées pour effectuer des travaux sur une maison, ensemble la décision du 26 août 2020 par laquelle cette même autorité a rejeté son recours gracieux formé contre cet arrêté ;
2°) de mettre solidairement à la charge de la commune d'Anglet et de la société par actions simplifiée Méridional Pyrénées une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il justifie d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- l'avis de l'architecte des Bâtiments de France n'a pas été recueilli sur le projet ;
- cet avis est entaché d'erreur d'appréciation car il est fondé sur un dossier incomplet ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article 11.1 des dispositions communes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet ;
- il méconnaît les articles UC 7 et UC 10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 avril 2021, la société par actions simplifiée Méridional Pyrénées, représentée par Me Vermote, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. A une somme de 1 500 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le requérant ne justifie pas de l'accomplissement des formalités requises par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 janvier 2022, la commune d'Anglet, représentée par Me Logeais, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de
M. A une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le requérant ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,
- les observations de Me Arotcarena, représentant la commune d'Anglet, et de
Me Aguerre-Gongora, représentant la société par actions simplifiée Méridional Pyrénées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 27 mai 2020, le maire de la commune d'Anglet ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société Méridional Pyrénées en vue du changement des garde-corps, des volets, de l'installation d'un escalier extérieur et de garde-corps rabattables en toiture d'un bâtiment. Par décision du 26 août 2020, cette même autorité a rejeté le recours gracieux formé par M. A contre cet arrêté. M. A demande l'annulation de cet arrêté et de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté du maire d'Anglet du 27 mai 2020 :
S'agissant des fins de non-recevoir opposées par la commune d'Anglet et par la société Méridional Pyrénées :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de () recours contentieux à l'encontre () d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation ". Il résulte des termes mêmes de cet article, dont le but est d'informer tant l'auteur d'une décision d'urbanisme que son bénéficiaire de l'existence d'un recours contentieux formé contre cette décision, dès son introduction, que cette formalité peut être regardée comme régulièrement accomplie dès lors que la notification est faite au titulaire de l'autorisation désigné par l'acte attaqué, à l'adresse qui y est mentionnée.
3. La requête de M. A a été notifiée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception le 29 octobre 2020, à l'adresse de la société Méridional Pyrénées, 3 avenue de la Marne, 64200 Biarritz, telle qu'elle figure sur l'acte attaqué et, de surcroît, sur la déclaration préalable remplie par le pétitionnaire le 11 mars 2020. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la société Méridional Pyrénées tirée du défaut d'accomplissement de la formalité prescrite par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme doit être écartée.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. () ".
5. M. A est propriétaire d'une maison implantée sur deux parcelles voisines du terrain d'assiette du projet autorisé par l'arrêté attaqué. Il fait valoir qu'en rendant accessible le toit-terrasse de la maison de la société Méridional Pyrénées au moyen d'un escalier et de la pose d'un garde-corps, ces équipements auront pour effet de créer des vues plongeantes sur son bien, en particulier sur sa piscine. Les photographies qu'il joint à sa requête permettent d'établir la création de ces vues. Il suit de là que l'arrêté attaqué est de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de la maison que possède M. A. Dès lors, ce dernier justifie d'un intérêt lui donnant qualité pour agir. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par la commune d'Anglet doit être écartée.
S'agissant du fond du litige :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire () est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que la commune d'Anglet est dotée d'un plan local d'urbanisme et l'arrêté attaqué a été signé par le maire de cette commune. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision manque en fait.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans un site inscrit, la demande de permis ou la déclaration préalable tient lieu de la déclaration exigée par l'article L. 341-1 du code de l'environnement. () / La décision prise sur la demande de permis ou sur la déclaration préalable intervient après consultation de l'architecte des Bâtiments de France ".
9. S'il ressort des pièces du dossier que le bâtiment concerné par l'arrêté attaqué se situe dans le périmètre des sites inscrits " lac de Chiberta " et " Pointe Saint-Martin ", la commune d'Anglet produit l'avis du 10 avril 2020 par lequel l'architecte des Bâtiments de France s'est prononcé favorablement sur la déclaration préalable présentée par la société Méridional Pyrénées. Par suite, le moyen tiré du défaut de consultation de l'architecte des Bâtiments de France manque en fait.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 600-5 du même code : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code (), les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense ".
11. Le premier mémoire en défense, produit par la société Meridional Pyrénées, a été enregistré le 12 avril 2021 et communiqué aux parties le 14 avril 2021. Par suite, les parties ne pouvaient plus invoquer de moyens nouveaux à compter du 14 juin 2021. Il s'ensuit que le moyen soulevé par le requérant dans son mémoire enregistré le 2 mars 2022, tiré de l'illégalité de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France en raison du caractère incomplet du dossier soumis à ce dernier est irrecevable.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 11.1 des dispositions communes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet : " La situation des constructions, leur architecture, leurs dimensions, leur aspect extérieur, ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ". Aux termes de l'article 11.5 des mêmes dispositions communes : " Les locaux annexes et ouvrages techniques doivent être traités avec le même soin que les constructions principales, et en harmonie avec elles. / Sauf impossibilité technique, les ouvrages techniques doivent être intégrés à la construction, ou faire l'objet d'une recherche prenant en compte les constructions voisines, la structure végétale existante, et les plantations à créer. ".
13. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que les volets, les garde-corps et l'escalier représentés dans les documents joints à la déclaration préalable respectent le style de la maison qui supporte ces installations et s'intègrent à ses façades de façon harmonieuse. D'autre part, ainsi que le fait valoir la commune d'Anglet en défense, la maison de la société Meridional Pyrénées est située à proximité immédiate du rivage, dans un quartier où chacune des 13 maisons le composant présente une architecture singulière, qu'elle soit d'inspiration contemporaine ou traditionnelle. Plusieurs des maisons situées dans le même quartier disposent d'ailleurs de garde-corps semblables à ceux que la société Méridional Pyrénées prévoit d'installer. Il en résulte que les modifications déclarées, qui sont d'ampleur limitée et qui ont d'ailleurs fait l'objet d'un avis favorable de l'architecte des Bâtiments de France, ne portent pas atteinte aux lieux avoisinants. Par suite, en prenant l'arrêté attaqué, le maire d'Anglet n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article 11.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet.
14. En cinquième lieu, l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet est relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives. Par suite, eu égard à l'objet des travaux autorisés par l'arrêté attaqué, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant.
15. En sixième lieu, aux termes de l'article UC 10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet : " En secteur UC2, UC3 et UC4 : / La hauteur maximale des constructions est fixée à 7 mètres, et le nombre de niveaux limité à 2 (R+1) ". Aux termes des définitions communes de ce même règlement : " La hauteur d'une construction est mesurée entre un point bas et un point haut. () Le point haut considéré correspond à : () / - l'acrotère pour un toit dit plat ou terrasse ou tout élément situé au-dessus du toit. / Ne sont pas compris dans le calcul de la hauteur, les ouvrages techniques dans la limite de 2 mètres. () / La hauteur de la construction se calcule par rapport au terrain naturel sous l'emprise de la construction. () ". Les ouvrages et installations techniques sont les éléments " nécessaires au fonctionnement territorial et à la gestion des équipements (réseaux enterrés ou non, branchements, armoires, transformateurs, bâches, mobilier urbain, locaux d'ordures ménagères, etc) ". L'acrotère est défini comme étant les éléments d'une façade " qui sont situés au-dessus du niveau de la toiture ou de la terrasse, à leur périphérie, et qui constituent des rebords ou garde-corps, pleins ou à claire-voie ".
16. Il ressort des pièces du dossier que le garde-corps rabattable doit être regardé non pas comme un ouvrage technique mais comme constituant, avec le rebord du toit-terrasse, l'acrotère de la maison de la société Méridional Pyrénées, au sens du règlement du plan local d'urbanisme d'Anglet, et qu'il doit, en conséquence, être pris en compte dans le calcul de la hauteur de la construction qui le supporte, laquelle se situe en secteur UC2 de ce document d'urbanisme. L'acrotère du toit-terrasse s'élève à 10,98 m au-dessus du sol à l'aplomb de la cote + 47,00 m, en façade sud, et il se situe à l'aplomb de la cote + 51,50 m à l'angle nord-est de ce même toit. Il s'en déduit que la hauteur de la maison est approximativement de 6,48 m à l'aplomb de l'angle nord-est du toit-terrasse. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le garde-corps rabattable ajoutera plus d'un mètre à la hauteur totale de la maison, portant celle-ci à environ 7,48 m au-dessus du sol naturel, à l'aplomb de l'angle nord-est du toit-terrasse. Par suite, la décision attaquée a été prise en méconnaissance des dispositions précitées de l'article UC 10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Anglet.
17. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre () une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. () ".
18. Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires ayant conduit à l'adoption de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, que lorsque le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme dont l'annulation est demandée sont susceptibles d'être régularisés, le juge doit, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, surseoir à statuer sur les conclusions dont il est saisi contre cette autorisation, sauf à ce qu'il fasse le choix de recourir à l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, si les conditions posées par cet article sont réunies, ou que le bénéficiaire de l'autorisation lui ait indiqué qu'il ne souhaitait pas bénéficier d'une mesure de régularisation. Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
19. L'illégalité relevée au point 16 n'affecte qu'une partie du projet, c'est-à-dire le garde-corps rabattable prévu sur le toit-terrasse de la maison de la société Méridional Pyrénées, et est susceptible d'être régularisée, sans que cette régularisation n'implique d'apporter au projet du pétitionnaire un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Dans ces conditions, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme en prononçant l'annulation partielle de l'arrêté du maire d'Anglet du 27 mai 2020, en tant qu'il méconnaît l'article UC 10 du règlement du plan local d'urbanisme de cette commune, et, dans les circonstances de l'espèce, en accordant à la société Méridional Pyrénées un délai de deux mois à compter de la date de notification de la présente décision pour solliciter la régularisation de la décision de non-opposition à déclaration préalable sur ce point.
En ce qui concerne la décision du maire d'Anglet du 26 août 2020 :
S'agissant des fins de non-recevoir opposées par la commune d'Anglet et par la société Méridional Pyrénées :
20. A supposer que les fins de non-recevoir opposées par la commune d'Anglet et par la société Méridional Pyrénées le soient également à l'encontre de la décision attaquée, elles doivent être écartées pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 2 à 5.
S'agissant du fond du litige :
21. La décision attaquée ne peut être regardée comme exempte du vice relevé au point 16, dont est entaché l'arrêté du maire d'Anglet du 27 mai 2020. Elle doit, par suite, être annulée.
Sur les frais liés à l'instance :
22. En premier lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
23. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la commune d'Anglet et la société Méridional Pyrénées doivent dès lors être rejetées.
24. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu non plus de faire droit à la demande de M. A dirigée contre la société Méridional Pyrénées. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune d'Anglet une somme de 1500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire d'Anglet du 27 mai 2020, en tant qu'il méconnaît l'article UC 10 du règlement du plan local d'urbanisme de cette commune, et la décision de cette même autorité du 26 août 2020 sont annulés.
Article 2 : La commune d'Anglet versera à M. A la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la requête de M. A sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune d'Anglet et la société Méridional Pyrénées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à M. B A, à la commune d'Anglet et à la société par actions simplifiée Méridional Pyrénées.
Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bayonne.
Délibéré après l'audience du 28 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Genty, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.
Le rapporteur,
Signé
S. C
Le président,
Signé
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,
Signé
A. STRZALKOWSKA
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026