mercredi 28 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2002289 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP HEUTY-LORREYTE-LONNE-CANLORBE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 novembre 2020 et 12 mai 2022, Mme D E, M. I J et Mme H J, représentés par Me Savary-Goumi, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 juin 2020 par lequel le maire de la commune de Garein ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. F en vue de la pose d'une clôture, ensemble la décision du 21 septembre 2020 rejetant leur recours gracieux formé à son encontre ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Garein et de M. et Mme F la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le dossier joint à la déclaration préalable est incomplet au regard des dispositions de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne comprend pas le plan relatif à la situation du terrain à l'intérieur de la commune, ainsi qu'au regard de l'article R. 431-10 du même code dès lors qu'il ne comprend pas les photographies permettant de situer le terrain dans l'environnement proche et dans l'environnement lointain ; en outre, le dossier n'indique pas les caractéristiques du projet de clôture, notamment les matériaux utilisés et sa hauteur ;
- le déclarant n'avait pas qualité pour déposer la déclaration préalable au regard des dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article N7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Garein, dès lors que le projet ne respecte pas la distance minimale entre une construction et la limite séparative d'une parcelle couverte de pins ;
- il méconnaît également l'article N8 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le projet ne respecte pas les limites séparatives et empiète sur la parcelle B 299 ;
- l'arrêté attaqué a été obtenu par fraude.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2021, la commune de Garein, représentée par Me Peneau, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle précise que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2022, M. A F et Mme B F, représentés par Me Lonné, concluent au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils précisent que :
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;
- les requérants ne produisent par la preuve de la notification au déclarant du recours gracieux adressé au maire de Garein ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Un mémoire, enregistré le 1er septembre 2022, présenté pour Mme E et autres, n'a pas été communiqué en application du dernier alinéa de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 24 juin 2020, le maire de la commune de Garein ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. A F en vue de la pose d'une clôture délimitant la surface de la propriété, sur un terrain situé 2085 route de Vert à Garein, correspondant à la parcelle cadastrée section B n° 845. Par la présente requête, Mme E et autres demandent au tribunal l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision du 21 septembre 2020 rejetant leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " () les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / () ". Aux termes de l'avant dernier alinéa de l'article R. 431-35 du même code : " La déclaration comporte également l'attestation du ou des déclarants qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une déclaration préalable ".
3. Il résulte des dispositions précitées des articles R. 423-1 et R. 431-35 du code de l'urbanisme que les déclarations préalables doivent seulement comporter l'attestation du déclarant qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une déclaration préalable, la validité de l'attestation établie par le déclarant. Ainsi, sous réserve de la fraude, le déclarant qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa déclaration. Il résulte de ce qui précède que les tiers ne sauraient utilement invoquer, pour contester une décision de non opposition à déclaration préalable au vu de l'attestation requise, la circonstance que l'administration n'en aurait pas vérifié l'exactitude.
4. Toutefois, lorsque l'autorité saisie d'une telle demande vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une mesure d'instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir son caractère frauduleux ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le déclarant ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de s'opposer à la déclaration préalable pour ce motif. Il en est notamment ainsi lorsque l'autorité saisie de la déclaration préalable est informée de ce que le juge judiciaire a remis en cause le droit de propriété sur le fondement duquel le déclarant avait présenté sa déclaration. En revanche, la seule circonstance que le déclarant perde, postérieurement à la délivrance de la décision de non opposition à déclaration préalable, fût-ce à titre rétroactif, la qualité au titre de laquelle il avait présenté la déclaration n'est pas par elle-même de nature à entacher d'illégalité l'autorisation d'urbanisme. Il en est notamment ainsi lorsque, postérieurement à la délivrance de la décision de non opposition, une décision du juge prive à titre rétroactif le bénéficiaire de la qualité de propriétaire du terrain sur le fondement de laquelle il a, au titre du a) de l'article R. 423-1, présenté sa déclaration.
5. En l'espèce, la déclaration préalable a été présentée par M. F qui a signé le formulaire en attestant avoir qualité pour déposer cette déclaration. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier de l'acte de vente du 5 août 2019 relatif à l'acquisition de la parcelle cadastrée section B n° 845 par M. et Mme F, terrain d'assiette du projet, ainsi que du procès-verbal de carence du 27 octobre 2020 réalisé par un géomètre-expert, à la demande de M. et Mme F en vue de procéder au bornage de la limite de cette parcelle, que les intéressés sont propriétaires de cette parcelle dont la limite, telle qu'elle apparaît sur le croquis joint à la déclaration préalable, correspond à celle fixée par le plan de vente de cette même parcelle dressé le 14 novembre 1986 par un géomètre-expert. En outre, il est constant que, si M. et Mme F ont saisi le tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan d'une action en bornage et que ce tribunal a ordonné une expertise, le juge judiciaire ne s'était pas encore prononcé à la date de la décision de non-opposition en litige et n'avait donc pas remis en cause le droit de propriété sur le fondement duquel M. F a présenté sa demande.
6. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier, d'une part, que le projet ne respecterait pas la limite séparative entre les parcelles section B 845 et B 299 et empièterait sur la parcelle B 299 dont Mme E et M. et Mme J sont respectivement nu-propriétaire et usufruitiers indivis et, d'autre part, que le maire de Garein aurait disposé, à la date d'édiction de la décision en litige, d'informations de nature à établir le caractère frauduleux de la déclaration préalable ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que M. F ne disposait d'aucun droit à la déposer. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la déclaration comprend : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / () ".
8. La circonstance que le dossier de demande d'autorisation d'urbanisme ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité cette autorisation que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
9. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que le dossier joint à la déclaration préalable comporte les références cadastrales du terrain d'assiette que la clôture en projet doit délimiter, à savoir la section : B et son numéro : 845. En outre, le dossier de demande comporte un croquis faisant apparaître la maison d'habitation du déclarant et, au sud, le chemin départemental n° 57. Ces éléments, même succincts, permettent en l'espèce de compenser l'absence d'un plan de situation de la parcelle, laquelle est située dans une commune rurale, dans un secteur comportant peu de constructions. D'autre part, le dossier de demande, qui comporte une notice explicative indiquant que le projet de clôture est " en poteau acier en T, grillagée de couleur verte ", précise les caractéristiques du projet. De plus, l'article 2 de l'arrêté attaqué a prescrit que " seules sont admises des clôtures grillagées à large maille, tenues par des piquets en bois ou des fers en T, et d'une hauteur totale maximale de 1,20 mètres ". Dans ces conditions, l'absence de précisions dans le dossier de demande concernant la hauteur de la clôture n'a eu aucune incidence sur l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de déclaration préalable doit être écarté.
10. En troisième lieu, les requérants ne peuvent utilement invoquer la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme qui ne sont pas applicables aux déclarations préalables. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté comme inopérant.
11. En quatrième lieu, la caractérisation de l'existence d'une fraude à la date de délivrance d'une décision de non opposition à déclaration préalable résulte de ce que le déclarant a procédé de manière intentionnelle à des manœuvres de nature à tromper l'administration sur la réalité du projet dans le but d'échapper à l'application d'une règle d'urbanisme. Une information erronée ne peut, à elle seule, faire regarder le déclarant comme s'étant livré à l'occasion du dépôt de sa déclaration préalable à des manœuvres destinées à tromper l'administration.
12. Ainsi qu'il a été exposé au point 5, le tracé de la limite séparative entre les parcelles B 845 et B 299, tel qu'il apparaît sur le croquis joint à la déclaration préalable, n'a pas été remis en cause par le juge judiciaire. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la parcelle B 299 serait couverte d'arbres résineux sur la totalité de sa superficie, et en particulier sur la partie limitrophe au projet. Dès lors, la mention " pré " portée sur le croquis à l'emplacement de cette parcelle ne caractérise aucune fraude. Enfin, si la déclaration préalable indique une superficie totale du terrain d'implantation du projet de 1 957 m² alors qu'il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'acte de vente du 5 août 2019, que la superficie de la parcelle B 845 est de 1 911 m², cette information erronée ne peut, à elle seule, faire regarder M. F comme s'étant livré à l'occasion du dépôt de sa déclaration préalable à des manœuvres destinées à tromper l'administration. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été obtenu par fraude doit être écarté.
13. En cinquième lieu, aux termes de l'article N7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Garein, relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives : " En secteur Nf, à moins que le bâtiment à construire ne jouxte la limite séparative, toute construction doit être implantée à une distance des limites au moins égale à la moitié de sa hauteur, cette distance, mesurée au droit du nu du mur extérieur ou des poteaux, ne pouvant être inférieure à 6 mètres. / () Dans les secteurs soumis à risque incendie de forêt : / - Toute construction doit être implantée à 12 mètres minimum des limites séparatives avec les terrains en état de bois ou de forêt comportant des arbres résineux. / () ".
14. Les dispositions précitées de l'article N7 du règlement du plan local d'urbanisme, relatives aux distances des constructions par rapport aux limites séparatives, ne sont pas applicables aux clôtures, lesquelles font l'objet d'une réglementation spécifique à l'article N11 du même règlement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté comme inopérant.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article N8 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune, relatif à l'implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété : " En secteur NF, la distance entre deux bâtiments non contigus doit être au moins égale à 7 mètres ".
16. Les dispositions précitées de l'article N8 du règlement du plan local d'urbanisme régissent la construction des bâtiments et ne peuvent être utilement invoquées à l'encontre d'un projet de clôture, ce type de construction ne pouvant être assimilé à un bâtiment. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté comme inopérant.
17. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté attaqué et de la décision ayant rejeté leur recours gracieux formé à son encontre.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de commune de Garein et de M. et Mme F, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que Mme E et autres demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
19. Par ailleurs, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme E et autres, une somme globale de 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Garein ainsi que la même somme globale de 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme F, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par Mme E et autres est rejetée.
Article 2 : Mme E et M. et Mme J verseront à la commune de Garein une somme globale de 500 euros (cinq cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Mme E et M. et Mme J verseront à M. et Mme F une somme globale de 500 euros (cinq cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E, à M. I J, à Mme H J, à M. A F, à Mme B F et à la commune de Garein.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Perdu, présidente,
Mme Duchesne, conseillère,
M. Diard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2022.
Le rapporteur,
Signé : F. CLa présidente,
Signé : S. PERDU
La greffière,
Signé : M. G
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026