mercredi 27 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2100232 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | REFLEX DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête enregistrée le 28 janvier 2021 sous le n° 2100232, la société Mirco, représentée par Me Rivière, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2020 par lequel le maire de Mimizan a retiré la déclaration préalable de division du macro-lot C de la zone d'aménagement concerté (ZAC) du Parc d'Hiver tacitement délivrée à la société requérante ;
2°) d'enjoindre au maire de Mimizan de lui délivrer la déclaration préalable demandée ;
3°) et de mettre à la charge de la commune de Mimizan une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté du 6 juillet 2020 par lequel le maire a délégué sa signature au profit de l'adjointe qui a signé la décision attaquée est inopposable aux tiers faute de publication et de sa transmission au préfet ;
- il méconnaît l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme en ce que la commune n'a pas accompli les diligences nécessaires pour déterminer les réseaux devant faire l'objet d'une extension, les personnes compétentes pour réaliser les travaux et les délais de réalisation de ceux-ci ;
- les dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme n'étaient pas applicables à la date de l'arrêté attaqué dès lors que les procédures nécessaires à la réalisation des voies et réseaux avaient été engagées ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit dès lors que l'opposition à déclaration préalable ne peut être fondée sur la seule inexistence des voies et réseaux nécessaires à la desserte du macro-lot concerné ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors que la réalisation du macro-lot C relève de la première phase de réalisation de la ZAC du Parc d'Hiver ;
- il méconnaît l'article 10 du cahier des charges de cession des terrains de la ZAC par lequel la commune s'est engagée à exécuter les travaux nécessaires pour assurer la desserte des bâtiments.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 9 décembre 2021 et le 17 octobre 2022, la commune de Mimizan, représentée par Me Brand, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société Mirco une somme de 5 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés ;
- l'arrêté attaqué pouvait également être fondé sur d'autres motifs tirés de ce que :
* la société Mirco a fractionné son projet d'aménagement afin de se soustraire à un examen au cas par cas servant à déterminer s'il devait donner lieu, dans son ensemble, à une évaluation environnementale ;
* l'étude d'impact produite par la société pétitionnaire n'a pas été actualisée alors que les incidences des composantes du projet sur l'environnement n'ont pu être complètement identifiées ni appréciées avant la délivrance de la première autorisation ;
* l'article L. 111-11 est applicable à la déclaration préalable de la société Mirco dès lors que les avis de la mission régionale d'autorité environnementale (MRAe) et du service de l'eau et de l'assainissement imposent à la commune de modifier les dossiers de création et de réalisation de la ZAC du Parc d'Hiver ;
* le projet litigieux méconnaît les prescriptions de l'opération d'aménagement programmé de la ZAC du Parc d'Hiver relatives à l'urbanisation par tranches successives, à la création de poches de stationnement collectif, à l'obligation de réaliser 10 % de logements locatifs sociaux et, enfin, à la forme urbaine des constructions projetées ;
* le Parc d'Hiver étant un espace remarquable du littoral et un espace boisé significatif, le projet méconnaît les articles L. 121-23, L. 121-24 et L. 121-27 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne consiste pas en des aménagements légers.
II - Par une requête enregistrée le 28 janvier 2021 sous le n° 2100233, la société Mirco, représentée par Me Rivière, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2020 par lequel le maire de Mimizan a retiré la déclaration préalable de division du macro-lot D de la zone d'aménagement concerté (ZAC) du Parc d'Hiver tacitement délivrée à la société requérante ;
2°) d'enjoindre au maire de Mimizan de lui délivrer la déclaration préalable demandée ;
3°) et de mettre à la charge de la commune de Mimizan une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté du 6 juillet 2020 par lequel le maire a délégué sa signature au profit de l'adjointe qui a signé la décision attaquée est inopposable aux tiers faute de publication et de sa transmission au préfet ;
- il méconnaît l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme en ce que la commune n'a pas accompli les diligences nécessaires pour déterminer les réseaux devant faire l'objet d'une extension, les personnes compétentes pour réaliser les travaux et les délais de réalisation de ceux-ci ;
- les dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme n'étaient pas applicables à la date de l'arrêté attaqué dès lors que les procédures nécessaires à la réalisation des voies et réseaux avaient été engagées ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit dès lors que l'opposition à déclaration préalable ne peut être fondée sur la seule inexistence des voies et réseaux nécessaires à la desserte du macro-lot concerné ;
- il méconnaît l'article 10 du cahier des charges de cession des terrains de la ZAC par lequel la commune s'est engagée à exécuter les travaux nécessaires pour assurer la desserte des bâtiments.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 9 décembre 2021 et le 17 octobre 2022, la commune de Mimizan, représentée par Me Brand, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société Mirco une somme de 5 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés ;
- l'arrêté attaqué pouvait également être fondé sur d'autres motifs tirés de ce que :
* la société Mirco a fractionné son projet d'aménagement afin de se soustraire à un examen au cas par cas servant à déterminer s'il devait donner lieu, dans son ensemble, à une évaluation environnementale ;
* l'étude d'impact produite par la société pétitionnaire n'a pas été actualisée alors que les incidences des composantes du projet sur l'environnement n'ont pu être complètement identifiées ni appréciées avant la délivrance de la première autorisation ;
* l'article L. 111-11 est applicable à la déclaration préalable de la société Mirco dès lors que les avis de la mission régionale d'autorité environnementale (MRAe) et du service de l'eau et de l'assainissement imposent à la commune de modifier les dossiers de création et de réalisation de la ZAC du Parc d'Hiver ;
* le projet litigieux méconnaît les prescriptions de l'opération d'aménagement programmé de la ZAC du Parc d'Hiver relatives à l'urbanisation par tranches successives, à la création de poches de stationnement collectif, à l'obligation de réaliser 10 % de logements locatifs sociaux et, enfin, à la forme urbaine des constructions projetées ;
* le Parc d'Hiver étant un espace remarquable du littoral et un espace boisé significatif, le projet méconnaît les articles L. 121-23, L. 121-24 et L. 121-27 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne consiste pas en des aménagements légers.
III - Par une requête enregistrée le 28 janvier 2021 sous le n° 2100234, la société Mirco, représentée par Me Rivière, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2020 par lequel le maire de Mimizan a retiré la déclaration préalable de division du macro-lot F de la zone d'aménagement concerté (ZAC) du Parc d'Hiver tacitement délivrée à la société requérante ;
2°) d'enjoindre au maire de Mimizan de lui délivrer la déclaration préalable demandée ;
3°) et de mettre à la charge de la commune de Mimizan une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté du 6 juillet 2020 par lequel le maire a délégué sa signature au profit de l'adjointe qui a signé la décision attaquée est inopposable aux tiers faute de publication et de sa transmission au préfet ;
- il méconnaît l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme en ce que la commune n'a pas accompli les diligences nécessaires pour déterminer les réseaux devant faire l'objet d'une extension, les personnes compétentes pour réaliser les travaux et les délais de réalisation de ceux- ci ;
- les dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme n'étaient pas applicables à la date de l'arrêté attaqué dès lors que les procédures nécessaires à la réalisation des voies et réseaux avaient été engagées ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit dès lors que l'opposition à déclaration préalable ne peut être fondée sur la seule inexistence des voies et réseaux nécessaires à la desserte du macro-lot concerné ;
- il méconnaît l'article 10 du cahier des charges de cession des terrains de la ZAC par lequel la commune s'est engagée à exécuter les travaux nécessaires pour assurer la desserte des bâtiments.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 9 décembre 2021 et le 17 octobre 2022, la commune de Mimizan, représentée par Me Brand, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société Mirco une somme de 5 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés ;
- l'arrêté attaqué pouvait également être fondé sur d'autres motifs tirés de ce que :
* la société Mirco a fractionné son projet d'aménagement afin de se soustraire à un examen au cas par cas servant à déterminer s'il devait donner lieu, dans son ensemble, à une évaluation environnementale ;
* l'étude d'impact produite par la société pétitionnaire n'a pas été actualisée alors que les incidences des composantes du projet sur l'environnement n'ont pu être complètement identifiées ni appréciées avant la délivrance de la première autorisation ;
* l'article L. 111-11 est applicable à la déclaration préalable de la société Mirco dès lors que les avis de la mission régionale d'autorité environnementale (MRAe) et du service de l'eau et de l'assainissement imposent à la commune de modifier les dossiers de création et de réalisation de la ZAC du Parc d'Hiver ;
* le projet litigieux méconnaît les prescriptions de l'opération d'aménagement programmé de la ZAC du Parc d'Hiver relatives à l'urbanisation par tranches successives, à la création de poches de stationnement collectif, à l'obligation de réaliser 10 % de logements locatifs sociaux et, enfin, à la forme urbaine des constructions projetées ;
* le Parc d'Hiver étant un espace remarquable du littoral et un espace boisé significatif, le projet méconnaît les articles L. 121-23, L. 121-24 et L. 121-27 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne consiste pas en des aménagements légers.
IV - Par une requête enregistrée le 28 janvier 2021 sous le n° 2100235, la société Mirco, représentée par Me Rivière, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 novembre 2020 par lequel le maire de Mimizan a retiré la déclaration préalable de division du macro-lot J de la zone d'aménagement concerté (ZAC) du Parc d'Hiver tacitement délivrée à la société requérante ;
2°) d'enjoindre au maire de Mimizan de lui délivrer la déclaration préalable demandée ;
3°) et de mettre à la charge de la commune de Mimizan une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soulève les mêmes moyens que dans les trois autres requêtes.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 9 décembre 2021 et le 17 octobre 2022, la commune de Mimizan, représentée par Me Brand, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société Mirco une somme de 5 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés ;
- l'arrêté attaqué pouvait également être fondé sur d'autres motifs tirés de ce que :
* la société Mirco a fractionné son projet d'aménagement afin de se soustraire à un examen au cas par cas servant à déterminer s'il devait donner lieu, dans son ensemble, à une évaluation environnementale ;
*l'étude d'impact produite par la société pétitionnaire n'a pas été actualisée alors que les incidences des composantes du projet sur l'environnement n'ont pu être complètement identifiées ni appréciées avant la délivrance de la première autorisation ;
*l'article L. 111-11 est applicable à la déclaration préalable de la société Mirco dès lors que les avis de la mission régionale d'autorité environnementale (MRAe) et du service de l'eau et de l'assainissement imposent à la commune de modifier les dossiers de création et de réalisation de la ZAC du Parc d'Hiver ;
*le projet litigieux méconnaît les prescriptions de l'opération d'aménagement programmé de la ZAC du Parc d'Hiver relatives à l'urbanisation par tranches successives, à la création de poches de stationnement collectif, à l'obligation de réaliser 10 % de logements locatifs sociaux et, enfin, à la forme urbaine des constructions projetées ;
* le Parc d'Hiver étant un espace remarquable du littoral et un espace boisé significatif, le projet méconnaît les articles L. 121-23, L. 121-24 et L. 121-27 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne consiste pas en des aménagements légers.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau,
- les conclusions de Mme Duchesne, rapporteure publique,
- et les observations de Me Gourdou, représentant la société Mirco, et de Me Baltassat, représentant la commune de Mimizan.
Considérant ce qui suit :
1. Le 17 septembre 2020, la société Mirco a déposé trois déclarations préalables auprès des services de la mairie de Mimizan en vue de diviser les macro-lots C, D et F compris dans la zone d'aménagement concerné (ZAC) du Parc d'Hiver. Le 12 octobre 2020, elle a déposé une quatrième déclaration préalable auprès des mêmes services, en vue de diviser le macro-lot J, également compris dans cette ZAC. Par un arrêté du 25 novembre 2020 et trois arrêtés du 21 décembre 2020, le maire de Mimizan s'est expressément opposé aux quatre déclarations préalables, tacitement délivrées à la société Mirco en vue de diviser ces macro-lots. Par la présente requête, la société Mirco demande l'annulation de ces quatre arrêtés.
2. En l'absence d'information sur une éventuelle majoration du délai d'instruction des quatre déclarations préalables déposées par la société Mirco , la société doit être regardée comme ayant obtenu tacitement quatre déclarations préalables à l'issue du délai d'instruction de droit commun d'un mois, prévu par l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme. Par suite, l'arrêté du 25 novembre 2020 et les trois arrêtés du 21 décembre 2020, doivent s'analyser comme des décisions de retrait des quatre déclarations préalables tacitement obtenues et non comme des décisions d'opposition à déclaration préalable.
3. Il ressort des pièces du dossier que le retrait de la déclaration préalable obtenue par la société Mirco en vue de diviser le macro-lot C, se fonde sur les motifs tirés de ce que les voies et réseaux de la ZAC ne sont actuellement pas réalisés, les réseaux publics et la voirie se situent à 50 mètres et 220 mètres des terrains à desservir, et sur ce que le projet de division ne respecte pas le schéma de programmation et le phasage de la ZAC. Le retrait de la déclaration préalable relative à la division du macro-lot D se fonde sur les motifs tirés de ce que les voies et réseaux de la ZAC ne sont actuellement pas réalisés et les réseaux publics et la voirie se situent à 60 mètres et 400 mètres des terrains à desservir. Le retrait de la déclaration préalable tendant à diviser le macro- lot F se fonde sur les motifs tirés de ce que les voies et réseaux de la ZAC ne sont actuellement pas réalisés et les réseaux publics et la voirie se situent à 40 mètres et 170 mètres des terrains à desservir, et il en est de même de l'arrêté prononçant le retrait de la déclaration préalable tendant à diviser le macro-lot J.
Sur la jonction :
4. Les requêtes susvisées, enregistrées sous les nos 2100232, 2100233, 2100234 et 2100235, présentent à juger des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux quatre arrêtés attaqués :
5. En premier lieu, en se fondant sur les motifs tirés de ce que les voies et réseaux de la ZAC n'étaient pas réalisés à la date des arrêtés attaqués, de ce que les réseaux publics et la voirie se situaient à plusieurs dizaines de mètres des terrains à desservir, et sur ce que, s'agissant des macro-lots C et J, le projet de division ne respectait pas le schéma de programmation et le phasage de la ZAC, le maire de Mimizan a implicitement mais nécessairement fait application des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, ainsi que le confirment d'ailleurs les écritures produites par les parties dans le cadre de la présente procédure.
6. Aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. /Lorsqu'un projet fait l'objet d'une déclaration préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à sa réalisation lorsque les conditions mentionnées au premier alinéa ne sont pas réunies ".
7. Pour fonder un refus d'autorisation d'urbanisme sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, l'autorité compétente qui considère qu'elle " n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de services publics les travaux doivent être exécutés ", doit avoir accompli les diligences appropriées pour recueillir les indications nécessaires à son appréciation relative à ces travaux sur les réseaux publics.
8. Il est constant que la desserte des lots issus de la division foncière des macro-lots C, D, F et J de la ZAC du Parc d'Hiver à Mimizan nécessite la réalisation de travaux d'extension des réseaux publics d'assainissement, de distribution d'eau et d'électricité. Le maire de Mimizan a saisi le service de l'eau et de l'assainissement de la communauté de communes de Mimizan, concessionnaire des réseaux humides, d'une part, et la société Enedis, concessionnaire du réseau de distribution d'électricité, d'autre part, afin de recueillir les indications nécessaires à son appréciation relative à ces travaux sur les réseaux publics.
9. Il ressort des pièces du dossier que, par trois avis respectivement relatifs aux macro-lots C, D et F datés des 22 septembre, 23 septembre et 14 octobre 2020, la société Enedis s'est prononcée et a considéré que des travaux d'extension du réseau de distribution d'électricité étaient nécessaires à la réalisation des projets de la société requérante. S'agissant du macro-lot J, elle indique, dans son avis du 14 octobre 2020, qu'elle ne peut instruire la déclaration préalable déposée par la société Mirco au motif que le dossier de demande ne comprend pas de plan de la zone permettant d'identifier l'accès aux lots depuis le domaine public. En outre, par quatre avis initiaux, respectivement relatifs aux macro-lots C, D, F et J, datés des 5 et 13 octobre 2020, le service de l'eau et de l'assainissement de la communauté de communes de Mimizan constate l'absence de réseau public proche permettant le raccordement des lots aux réseaux publics d'assainissement et d'eau potable. Par un avis du 29 octobre 2020 concernant les quatre macro-lots appartenant à la société Mirco, ce même service précise qu'il ne peut pas statuer sur la faisabilité technique du projet qui doit s'étudier d'une manière globale notamment eu égard au dimensionnement des infrastructures. Enfin, s'il ressort des pièces du dossier, ainsi que la société requérante le fait valoir, que le programme des équipements publics de la ZAC a été soumis à la communauté de communes de Mimizan en ce qui concerne les ouvrages d'eau potable et d'eaux usées, et au syndicat d'équipement des communes des Landes en ce qui concerne les ouvrages d'électricité, de télécommunication et d'éclairage public, et que ces personnes publiques ont donné leur accord sur les modalités de réalisation, de financement et d'intégration dans leur patrimoine des ouvrages leur revenant, ces circonstances ne dispensaient pas le maire de Mimizan d'accomplir les diligences lui permettant de recueillir les indications nécessaires à son appréciation relative à ces travaux sur les réseaux publics. Il s'ensuit qu'il doit être considéré qu'après avoir accompli les diligences appropriées auprès des autorités responsables des réseaux concernés pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation, le maire de Mimizan n'était pas en mesure d'indiquer dans quels délais les travaux de raccordement aux réseaux d'assainissement, d'eau potable et de distribution d'électricité seraient exécutés. Par suite, le moyen tiré de ce que la commune n'a pas accompli les diligences nécessaires pour déterminer les réseaux devant faire l'objet d'une extension, les personnes compétentes pour réaliser les travaux et les délais de réalisation de ceux-ci, doit être écarté.
10. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que la commune de Mimizan devait réaliser les travaux " relatifs à la ZAC " en régie directe et que, par une décision du 14 janvier 2020, le maire de Mimizan avait notifié l'attribution de deux marchés publics en vue de la réalisation de travaux d'aménagement et de terrassement nécessaires à la voirie et aux réseaux d'assainissement et de distribution d'eau potable. Toutefois, le nouveau maire de Mimizan, élu à la suite du second tour des élections municipales en juin 2020, était fondé à saisir les concessionnaires de réseaux publics d'assainissement, de distribution d'eau et d'électricité afin de recueillir les informations nécessaires à l'appréciation des déclarations préalables déposées par la société Mirco. Par suite, la circonstance que deux marchés nécessaires à la réalisation des voies et réseaux de la ZAC du Parc d'Hiver avaient été engagées, est sans influence, en l'espèce, sur l'application des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme.
11. En troisième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 9, les arrêtés attaqués sont fondés sur ce que, compte tenu des avis du 14 octobre 2020, de la société Enedis, et du 29 octobre 2020, du service de l'eau et de l'assainissement de la communauté de communes de Mimizan, le maire de Mimizan n'était pas en mesure d'indiquer dans quels délais les travaux de raccordement aux réseaux d'assainissement, d'eau potable et de distribution d'électricité seraient exécutés. Par suite, le moyen tiré de ce qu'ils seraient entachés d'une erreur de droit dès lors qu'ils seraient fondés sur la seule inexistence des voies et réseaux nécessaires à la desserte des macro-lots concernés, manque en fait.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 311-6 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable au litige : " Les cessions ou concessions d'usage de terrains à l'intérieur des zones d'aménagement concerté font l'objet d'un cahier des charges qui indique le nombre de mètres carrés de surface de plancher dont la construction est autorisée sur la parcelle cédée. Le cahier des charges peut en outre fixer des prescriptions techniques, urbanistiques et architecturales imposées pour la durée de la réalisation de la zone. / Le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale, dans les cas où la création de la zone relève de la compétence du conseil municipal ou de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale, ou le représentant de l'Etat dans le département dans les autres cas, peut approuver le cahier des charges. Si le cahier des charges a été approuvé, et après qu'il a fait l'objet de mesures de publicité définies par décret, celles de ses dispositions qui sont mentionnées au premier alinéa sont opposables aux demandes d'autorisation d'urbanisme ".
13. Il n'est nullement établi et il ne ressort pas des pièces du dossier que le cahier des charges de cession des terrains de la ZAC a fait l'objet des mesures de publicité définies par le code de l'urbanisme. Dans ces conditions, les prescriptions techniques, urbanistiques et architecturales qu'il comporte n'étaient pas opposables aux demandes d'autorisation d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de ce que les arrêtés attaqués, fondés également sur la méconnaissance du schéma de programmation et le phasage de la ZAC méconnaîtraient l'article 10 du cahier des charges de cession des terrains de la ZAC, ne peut qu'être écarté.
14. Au demeurant, l'administration peut faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
15. Dans ses écritures, la commune de Mimizan demande au présent tribunal de substituer aux motifs des arrêtés attaqués, celui tiré de ce que le Parc d'Hiver devant être qualifié d'espace remarquable du littoral et d'espace boisé significatif, le projet méconnaît les articles L. 121-23, L. 121-24 et L. 121-27 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne consiste pas en des aménagements légers.
16. Aux termes de l'article L. 121-23 du code de l'urbanisme : " Les documents et décisions relatifs à la vocation des zones ou à l'occupation et à l'utilisation des sols préservent les espaces terrestres et marins, sites et paysages remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral, et les milieux nécessaires au maintien des équilibres biologiques. / Un décret fixe la liste des espaces et milieux à préserver, comportant notamment, en fonction de l'intérêt écologique qu'ils présentent, les dunes et les landes côtières, les plages et lidos, les forêts et zones boisées côtières, les îlots inhabités, les parties naturelles des estuaires, des rias ou abers et des caps, les marais, les vasières, les zones humides et milieux temporairement immergés ainsi que les zones de repos, de nidification et de gagnage de l'avifaune désignée par la directive 79/409 CEE du 2 avril 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages. ". Aux termes de l'article L. 121-24 du même code : " Des aménagements légers, dont la liste limitative et les caractéristiques sont définies par décret en Conseil d'Etat, peuvent être implantés dans ces espaces et milieux lorsqu'ils sont nécessaires à leur gestion, à leur mise en valeur notamment économique ou, le cas échéant, à leur ouverture au public, et qu'ils ne portent pas atteinte au caractère remarquable du site ". Aux termes de l'article R. 121-4 du même code : " En application de l'article L. 121-23, sont préservés, dès lors qu'ils constituent un site ou un paysage remarquable ou caractéristique du patrimoine naturel et culturel du littoral et sont nécessaires au maintien des équilibres biologiques ou présentent un intérêt écologique : 1° Les dunes, les landes côtières, les plages et les lidos, les estrans, les falaises et les abords de celles-ci ; 2° Les forêts et zones boisées proches du rivage de la mer et des plans d'eau intérieurs d'une superficie supérieure à 1 000 hectares ; () ; 6° Les milieux abritant des concentrations naturelles d'espèces animales ou végétales telles que les herbiers, les frayères, les nourriceries et les gisements naturels de coquillages vivants, ainsi que les espaces délimités pour conserver les espèces en application de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et les zones de repos, de nidification et de gagnage de l'avifaune désignée par la directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages ; 7° Les parties naturelles des sites inscrits ou classés en application des articles L. 341-1 et L. 341-2 du code de l'environnement, des parcs nationaux créés en application de l'article L. 331-1 du code de l'environnement et des réserves naturelles instituées en application de l'article L. 332-1 du code de l'environnement ; (). / Lorsqu'ils identifient des espaces ou milieux relevant du présent article, les documents d'urbanisme précisent, le cas échéant, la nature des activités et catégories d'équipements nécessaires à leur gestion ou à leur mise en valeur notamment économique ".
17. Il ressort des pièces du dossier que la zone du Parc d'Hiver est un espace de 17,2 hectares composé de deux dunes de sable recouvertes de pins maritimes et comporte une chênaie hébergeant des sujets assez anciens. Situé à 200 mètres d'une zone naturelle d'intérêt faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1, il est riverain du Courant, fleuve côtier, exutoire de l'étang d'Aureilhan et inclus dans le site inscrit des étangs landais nord. Il se situe également à proximité immédiate du site Natura 2000 Zones humides de l'arrière-dune des pays de Born et Buch, au sein duquel vivent notamment des espèces patrimoniales, dont la loutre d'Europe, le grand capricorne, le Gobemouche gris, des chauve-souris ou encore des amphibiens. Enfin, il ressort des avis émis le 6 février et le 12 novembre 2019 par la Mission régionale d'autorité environnementale de Nouvelle-Aquitaine, émis dans le cadre de l'adoption du plan local d'urbanisme de la commune, produits dans les présentes instances, que l'enjeu écologique de l'ensemble du Parc d'Hiver est fort. Dans ces conditions, et alors même qu'il est bordé au sud et à l'ouest par des secteurs urbanisés, le site du Parc d'Hiver présente des caractéristiques permettant de le regarder comme un espace remarquable au sens des dispositions précitées. Dès lors, le projet déclaré par la société Mirco, qui vise à diviser les macro-lots C, D, F et J en vue de bâtir des constructions à usage d'habitation sur les parcelles nouvellement créées, ne consiste donc pas en des aménagements légers, et méconnaît les dispositions de l'article L. 121-24 du code de l'urbanisme.
18. Par suite, le motif tiré de ce que le terrain d'assiette du projet doit être qualifié de paysage remarquable est de nature, en tout état de cause, à fonder légalement les arrêtés attaqués. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que le maire de Mimizan aurait pris la même décision s'il s'était fondé initialement sur ce motif. Enfin, la société Mirco n'est pas privée d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
En ce qui concerne les moyens soulevés uniquement contre les arrêtés relatifs aux macro-lots C, D et F :
19. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour () se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : /a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints () ".
20. Il ressort des pièces du dossier que les trois arrêtés du 21 décembre 2020, par lesquels les décisions tacites de non-opposition aux déclarations préalables de division foncière des macro-lots C, D et F ont été retirées, sont signés par Mme B A, adjointe déléguée à l'urbanisme et au patrimoine. A la date de ce retrait, elle bénéficiait d'une délégation de signature pour signer tout document en matière d'urbanisme accordée par un arrêté du maire de Mimizan du 6 juillet 2020 publié au recueil des actes administratifs de Mimizan sous le numéro 20-001, affiché en mairie le 10 juillet 2020 et transmis au contrôle de légalité le 10 juillet 2020. Par suite, le moyen tiré de l'inopposabilité de la délégation de signature consentie au signataire des trois arrêtés du 21 décembre 2020 manque en fait.
En ce qui concerne le moyen soulevé à l'encontre de l'arrêté relatif au macro-lot C :
21. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du plan de la ZAC du Parc d'Hiver annoté par la commune, avec indication des phases d'urbanisation et du schéma de programmation des travaux de la ZAC Parc d'Hiver, site n° 5, figurant dans la pièce n° 3.0 relative aux orientations d'aménagement et de programmation annexée au plan local d'urbanisme de la commune de Mimizan, que la réalisation du macro-lot C relève de la deuxième phase de réalisation de la ZAC du Parc d'Hiver. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur d'appréciation dès lors que la réalisation du macro-lot C relèverait de la première phase de réalisation de la ZAC du Parc d'Hiver et non de la deuxième, manque en fait.
En ce qui concerne le moyen soulevé uniquement à l'encontre de l'arrêté relatif au macro-lot J :
22. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 25 novembre 2020, relatif à ce macro-lot, mentionne dans ses visas, les textes législatifs et réglementaires dont il est fait application. Il vise également un avis du 2 novembre 2020 de la société Enedis, un avis du 13 octobre 2020 du service de l'eau et de l'assainissement de la communauté de communes de Mimizan, et indique que le projet ne respecte pas le schéma de programmation et notamment son phasage, que les voies et réseaux de la ZAC ne sont actuellement pas réalisés et que les réseaux existants se situent à environ 400 mètres du projet de division. Dès lors, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait permettant d'en connaître la motivation, la circonstance qu'il ne vise en particulier ni les articles L. 442-1 et suivants, ni les articles R. 442-1 et suivants, du code de l'urbanisme étant dépourvue d'influence sur ce point. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué n'est pas suffisamment motivé en droit doit être écarté.
23. Il résulte de tout ce qui précède que la société requérante n'est pas fondée à demander l'annulation des trois arrêtés du 21 décembre 2020 relatifs aux macro-lots C, D et F, ni celle de l'arrêté du 25 novembre 2020 relatif au macro-lot J.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
24. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de la société Mirco n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
25. La commune de Mimizan n'étant pas la partie perdante, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à sa charge le paiement des frais exposés par la société Mirco et non compris dans les dépens.
26. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société Mirco une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Mimizan et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de la société Mirco sont rejetées.
Article 2 : La société Mirco versera à la commune de Mimizan la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Mirco et à la commune de Mimizan.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Perdu, présidente,
M. Rousseau, premier conseiller,
Mme Portès, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2023.
Le rapporteur,
Signé : S. ROUSSEAU
La présidente,
Signé : S. PERDU La greffière,
Signé : P. SANTERRE
La République mande et ordonne au préfet des Landes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Nos 210023
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026