mardi 26 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2101326 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BEDOURET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 mai 2021 et le 18 novembre 2022, Mme C B, représentée par Me Bédouret, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 mars 2021 par lequel le maire d'Assat, d'une part, a reconnu l'imputabilité au service de son accident survenu le 15 mai 2020, d'autre part, a refusé de reconnaître les arrêts de travail et les soins présentés à compter du 16 mai 2020 comme imputables à cet accident et l'a en conséquence placé en congé de maladie ordinaire non imputable au service du 16 mai 2020 au 29 avril 2021 ;
2°) d'enjoindre au maire d'Assat de la placer en congé de maladie pour accident imputable au service ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Assat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé en droit et en fait au regard de l'article L. 211- 2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière en méconnaissance des articles 9 et 16 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il exclut que les congés de maladie à compter du 16 mai 2020 soient imputables à l'accident de service survenu le 15 mai 2020 alors que son état de santé n'était toujours pas consolidé au 5 janvier 2021 ;
- la substitution de motif opposée en défense doit être écartée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 novembre 2021, la commune d'Assat conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- à titre principal, les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, l'arrêté attaqué, en tant qu'il refuse de reconnaître l'imputabilité au service des arrêts de travail de Mme B à compter du 16 mai 2020, peut faire l'objet d'une substitution de motif tiré de ce que le comportement inapproprié de la requérante dans l'exercice de ses fonctions, notamment à l'origine de l'incident avec sa collègue ayant conduit à l'accident du 15 mai 2020, est de nature à détacher cet événement du service.
Un mémoire présenté par la commune d'Assat a été enregistré le 7 décembre 2022.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision était susceptible d'être fondée sur le moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du maire d'Assat du 25 mars 2021, en tant qu'il a placé Mme B en congé de maladie ordinaire, ont perdu leur objet depuis l'arrêté du maire d'Assat du 21 septembre 2021 qui l'a placé en congé de longue maladie du 16 mai 2020 au 15 mai 2021.
Un mémoire en réponse au moyen d'ordre public présenté pour Mme B a été enregistré le 18 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des relations entre l'administration et le public ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Genty,
- et les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, adjoint technique principal de 2ème classe exerçant ses fonctions au sein de l'école communale d'Assat, a été confrontée à une situation conflictuelle avec une collègue le 15 mai 2020. Par un arrêté du 25 mars 2021, le maire d'Assat, d'une part, a reconnu cette altercation comme constitutive d'un accident de service, mais, d'autre part, a refusé de reconnaître l'imputabilité au service des arrêts de travail et les soins présentés par l'intéressée à compter du 16 mai 2020, enfin, a placé cette dernière en congé de maladie ordinaire pour la période du 16 mai 2020 au 29 avril 2021. La requête de Mme B doit être regardée comme tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 mars 2021 en tant qu'il l'a placée en congé de maladie ordinaire non imputable au service pour la période du 16 mai 2020 au 29 avril 2021.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 25 mars 2021 en tant qu'il porte placement de Mme B en congé de maladie ordinaire :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 21 septembre 2021 pris en cours d'instance, le maire d'Assat a placé Mme B en congé de longue maladie pour la période du 16 mai 2020 au 15 mai 2021. Dans ces conditions, cet arrêté a implicitement mais nécessairement retiré l'arrêté en litige du 25 mars 2021, en tant qu'il a placé l'intéressée en congé de maladie ordinaire du 16 mai 2020 au 29 avril 2021. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté attaqué, dans cette limite, sont devenues sans objet.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 25 mars 2021 en tant qu'il porte refus de reconnaissance de l'imputabilité au service des arrêts de travail et des soins à compter du 16 mai 2020 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dans sa version applicable au litige : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article () / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. () / II.- Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service () ".
4. Aux termes de l'article L. 100-1 du code des relations entre l'administration et le public : " Le présent code régit les relations entre le public et l'administration en l'absence de dispositions spéciales applicables. Sauf dispositions contraires du présent code, celui-ci est applicable aux relations entre l'administration et ses agents. ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
5. Les décisions refusant à un fonctionnaire le bénéfice des dispositions précitées de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires constituent des décisions qui refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elles doivent en conséquence être motivées en droit et en fait.
6. L'arrêté attaqué vise la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, le décret du 30 juillet 1987 relatif aux congés de maladie des fonctionnaires territoriaux et l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière. En outre, il se fonde notamment sur ce que la commission départementale de réforme a émis le 25 février 2021 un avis défavorable à l'imputabilité des arrêts et des soins présentés à compter du 16 mai 2020 à l'accident de service du 15 mai 2020 au motif que la pathologie présentée par Mme B n'est plus en lien direct et certain avec cet accident mais relève d'un état antérieur évoluant pour son propre compte. Par suite, la décision attaquée satisfait à l'exigence de motivation en droit et en fait prescrite par les dispositions précitées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
7. En deuxième lieu, d'une part, aux termes du IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 dans sa version applicable au litige : " IV.- Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. " D'autre part, aux termes de l'article 9 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux dans sa version applicable au litige : " Le médecin du service de médecine préventive prévu à l'article 108-2 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée compétent à l'égard du fonctionnaire dont le cas est soumis au comité médical est informé de la réunion et de son objet. Il peut obtenir s'il le demande communication du dossier de l'intéressé. Il peut présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion. Il remet obligatoirement un rapport écrit dans les cas prévus aux articles 24, 33 et 37-7 ci-dessous. / L'intéressé et l'administration peuvent faire entendre le médecin de leur choix par le comité médical. " Aux termes de l'article 37-6 du même décret, dans sa version applicable au litige: " La commission de réforme est consultée par l'autorité territoriale : () 3° Lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée dans les cas où les conditions prévues au premier alinéa du même IV ne sont pas remplies. " Aux termes de l'article 37-7 même décret, dans sa version applicable au litige : " Lorsque la déclaration est présentée au titre du même IV, le médecin de prévention ou du travail remet un rapport à la commission de réforme, sauf s'il constate que la maladie satisfait à l'ensemble des conditions posées au premier alinéa de ce IV. Dans ce dernier cas, il en informe l'autorité territoriale. ".
8. Il résulte, d'abord, de la date du 15 mai 2020 à laquelle l'accident de service est survenu, que l'article 16 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux ayant été abrogé le 13 avril 2019 par l'article 3 du décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale, n'est pas contrairement à ce que soutient la requérante applicable au litige. En tout état de cause, en dehors des deux hypothèses relatives aux congés de longue maladie ou de longue durée, les dispositions précitées au point 7 de l'article 9 du même décret prévoient, ensuite, que le médecin du service de médecine préventive, remet obligatoirement un rapport écrit dans le seul cas prévu à l'article 37-7 du même décret qui vise les cas où la commission de réforme est consultée lorsque l'affection résulte d'une maladie professionnelle et non d'un accident de service. Par suite, le moyen tiré de ce que le médecin du service de médecine préventive n'a pas remis de rapport à la commission de réforme qui s'est réunie le 25 février 2021, saisie d'une demande d'avis sur l'imputabilité au service des arrêts et soins postérieurs à l'accident subi par Mme B, est inopérant.
9. En troisième lieu, il résulte des dispositions précitées de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires qu'un accident survenu sur le lieu et dans le temps du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par un fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, présente, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant cet événement du service, le caractère d'un accident de service. Un agent victime d'un tel accident a le droit d'être maintenu en congé de maladie, avec bénéfice de son plein traitement, sans autre limitation que celle tenant à sa mise à la retraite ou au rétablissement de son aptitude au service. Le droit au maintien de ce régime est néanmoins soumis à la condition que la maladie mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'accomplir son service demeure en lien direct et essentiel, mais non nécessairement exclusif avec l'accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions. Par ailleurs, la consolidation de l'état de santé de l'agent ne saurait suffire à faire obstacle à la poursuite de la prise en charge des honoraires médicaux et frais directement entraînés par l'accident de service.
10. D'une part, la commission de réforme réunie le 25 février 2021 a estimé la date de consolidation de l'état de santé de Mme B au 15 mai 2020, soit le même jour que l'accident dont elle a été victime. Toutefois, cette date, qui fixe le moment à compter duquel l'état de santé de l'agent est réputé ne plus évoluer, n'a pas de lien avec l'imputabilité au service des congés de maladie de la requérante. Dès lors la circonstance dont se prévaut Mme B selon laquelle son état de santé n'était pas consolidé à la date fixée par la commission est sans incidence sur l'appréciation portée par son employeur pour déterminer la date au-delà de laquelle les congés de maladie ne sont plus considérés comme imputables au service. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la commission de réforme n'a suivi que partiellement les conclusions de l'expertise médicale du docteur A, médecin psychiatre, du 5 janvier 2021 qui a examiné Mme B le 18 novembre 2020, et a considéré que si l'incident qui s'est produit entre Mme B et sa collègue le 15 mai 2020 constituait un accident de service, l'imputabilité au service des congés qui s'en sont suivis ne pouvait être retenue au motif qu'ils relevaient en réalité d'un état antérieur de la requérante évoluant pour son propre compte. En effet, l'expertise médicale rappelée précédemment rend compte d'antécédents psychiatriques réguliers de la requérante depuis 2007 jusqu'en 2020, pour des motifs personnels ne résultant pas de ses conditions de travail. Si Mme B ne conteste pas l'existence d'une pathologie indépendante, en tout état de cause, ainsi qu'il a été rappelé au point 10, il n'est pas nécessaire que l'état pathologique soit en lien exclusif avec l'accident de service dont a été victime l'intéressée. Toutefois, pour établies qu'étaient ses relations de travail difficiles avec la collègue avec laquelle l'altercation est survenue le 15 mai 2020, la gravité confirmée de la pathologie qui a suivi cette altercation, justifiant le placement en congé de longue maladie de l'intéressée présentait un caractère disproportionné par rapport à l'accident de service en cause, ne permettant pas ainsi de regarder les congés de maladie consécutifs comme présentant un lien certain et déterminant avec l'accident de service. Par suite, en prenant la décision attaquée, le maire d'Assat n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983.
11. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la demande de substitution de motif présentée par la commune d'Assat, les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 25 mars 2021, en tant qu'il porte refus de reconnaissance de l'imputabilité au service des arrêts de travail et des soins à compter du 16 mai 2020, doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
12. Le rejet des conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme B n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction de cette même requête doivent également être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
13. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
14. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme B doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E:
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du maire d'Assat du 25 mars 2021, en tant qu'il porte placement de Mme B en congé de maladie ordinaire.
Article 2 : Les conclusions de la requête de Mme B sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la commune d'Assat.
Délibéré après l'audience du 19 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Genty, première conseillère,
M. Diard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2023.
La rapporteure,
Signé
F. GENTY
Le président,
Signé
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON La greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne préfet des Pyrénées-Atlantiques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Signé
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026