jeudi 14 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2201269 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE 2 |
| Avocat requérant | SELARL SAMSON & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 14 juin 2022 et le 31 août 2022, M. B A, représenté par la selarl Samson et Weil, demande au tribunal :
1°) d'annuler les quatre décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 23 septembre 2016, 11 novembre 2020, 24 novembre 2020 et 27 octobre 2021 ;
2°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 5 mai 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul.
Il soutient que :
- il se désiste de ses conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points afférentes aux infractions des 11 novembre 2020, 24 novembre 2020 et 27 octobre 2021 ;
- l'administration a méconnu l'obligation d'information préalable à laquelle elle est tenue en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route concernant l'infraction du 23 septembre 2016.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision " 48 SI " dès lors qu'elle doit être regardée comme ayant été retirée à la suite du rajout de 4 points issus du stage de sensibilisation à la sécurité routière suivi par le requérant ;
- le moyen soulevé à l'appui des conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique, tenue le 14 février 2024 à 11 heures en présence de Mme Yniesta, greffière d'audience.
Les parties n'étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l'instruction est intervenue après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision référencée " 48 SI " du 5 mai 2022, le ministre de l'intérieur a notifié à M. A la perte de trois points de son permis de conduire à la suite de l'infraction au code de la route commise le 27 octobre 2021, a rappelé l'ensemble des retraits de points successivement opérés à la suite des autres infractions relevées à son encontre et a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Par la présente requête, M. A demande l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 23 septembre 2016, 11 novembre 2020, 24 novembre 2020 et le 27 octobre 2021, et par voie de conséquence, la décision prononçant l'invalidation de son permis de conduire.
Sur le désistement partiel :
2. Par un mémoire enregistré le 31 août 2022, M. A déclare se désister des conclusions de sa requête dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions relevées les 11 novembre 2020, 24 novembre 2020 et 27 octobre 2021 ainsi de celles qui sont dirigées contre la décision référencée " 48 SI " du 05 mai 2022. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision de retrait de trois points, consécutive à l'infraction relevée le 23 septembre 2016 :
3. La délivrance au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à un retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
4. Il résulte de l'instruction et notamment du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. A, que l'infraction constatée 23 septembre 2016, avec interception du véhicule, a donné lieu à la même date au paiement d'une amende forfaitaire. Une telle mention ne suffit pas à établir de manière certaine que le montant de l'amende a été acquitté entre les mains de l'agent verbalisateur au moment de la constatation de l'infraction. Elle doit à tout le moins conduire à regarder comme possible que l'intéressé ait eu recours à ce mode de paiement et il revient à l'administration de justifier de l'accomplissement de son obligation de délivrer les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le ministre de l'intérieur ne verse à l'instance aucun élément de nature à en justifier. Il s'ensuit que M. A est fondé à soutenir que la décision de retrait de trois points qui a suivi la constatation de cette infraction du 23 septembre 2016 est entachée d'un vice de procédure substantiel.
5. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à soutenir que la décision tendant au retrait de trois points à la suite de l'infraction commise le 23 septembre 2016 est illégale et doit être annulée.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A des conclusions de sa requête tendant à l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 11 novembre 2020, 24 novembre 2020 et 27 octobre 2021 et des conclusions tendant à l'annulation de la décision référencée " 48 SI " du 5 mai 2022.
Article 2 : La décision de retrait de trois points, consécutive à l'infraction relevée le 23 septembre 2016, est annulée.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.
La magistrate désignée,
Signé
F. CLa greffière,
Signé
S. YNIESTA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
No 2201269
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026