jeudi 14 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2201631 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE 2 |
| Avocat requérant | DE CAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 19 juillet, 2 septembre et 12 septembre 2022, M. A B, représenté par Me de Caumont, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 6 février 2017, 12 mars 2017, 16 juin 2017, 23 août 2017, 10 septembre 2017, 20 janvier 2018, 13 avril 2018, 17 mai 2018, 12 août 2018, 23 mars 2019, 22 mai 2019, 5 octobre 2019, 6 novembre 2019, 11 février 2021, 15 mars 2021 et 25 novembre 2021.
2°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 20 juin 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés et de reconstituer son capital de points, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- pour chacune des décisions de retrait de points, il n'a pas été destinataire des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la décision prononçant l'invalidation de permis de conduire est illégale par voie de conséquence.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 août 2022, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision référencée " 48 SI " et contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 10 septembre 2017, 20 janvier 2018, 13 avril 2018, 17 mai 2018, 12 août 2018 et 5 octobre 2019, et au rejet du surplus.
Il soutient que :
- l'infraction commise le 13 avril 2018 n'a donné lieu à aucun retrait de point ;
- les points retirés consécutivement aux infractions relevées les 10 septembre 2017, 20 janvier 2018, 17 mai 2018, 12 août 2018 et 5 octobre 2019 ont été restitués au requérant ;
- le relevé d'information intégral de M. B ne fait aucune mention de la décision référencée 48SI en date du 20 juin 2022 ;
- les moyens soulevés par M. B à l'encontre des retraits de points restant en litige ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
La présidente a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C été entendu au cours de l'audience publique, tenue le 14 février 2024 à 11 heures en présence de Mme Yniesta, greffière d'audience.
Les parties n'étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l'instruction est intervenue après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision référencée " 48 SI " du 20 juin 2022, le ministre de l'intérieur a notifié à M. B la perte de quatre points de son permis de conduire à la suite de l'infraction commise le 25 novembre 2021 et rappelé l'ensemble des retraits de points successivement opérés à la suite des seize infractions relevées à son encontre et a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Par la présente requête, M. B demande l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 6 février 2017, 12 mars 2017, 16 juin 2017, 23 août 2017, 10 septembre 2017, 20 janvier 2018, 13 avril 2018, 17 mai 2018, 12 août 2018, 23 mars 2019, 22 mai 2019, 5 octobre 2019, 6 novembre 2019, 11 février 2021, 15 mars 2021 et 25 novembre 2021, et par voie de conséquence, la décision prononçant l'invalidation de son permis de conduire.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 10 septembre 2017, 20 janvier 2018, 13 avril 2018, 17 mai 2018, 12 août 2018 et 5 octobre 2019 et de la décision référencée "48 SI" du 20 juin 2022 :
2. Il résulte de l'instruction que, d'une part, les points retirés consécutivement aux infractions commises les 10 septembre 2017, 20 janvier 2018, 17 mai 2018, 12 août 2018 et 5 octobre 2019 ont été restitués à l'intéressé respectivement les 13 août 2018, 29 novembre 2018, 11 mars 2019, 29 juillet 2019 et 21 avril 2020, soit antérieurement à l'introduction de la requête, tandis que l'infraction commise le 13 avril 2018 n'a donné lieu à aucun retrait de point, d'autre part, la décision référencée " 48 SI " du 20 juin 2022 ne figure plus sur le relevé d'information intégral relatif à la situation de M. B et le solde de points de M. B est de 3 sur 12. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 10 septembre 2017, 20 janvier 2018, 13 avril 2018, 17 mai 2018, 12 août 2018 et 5 octobre 2019 et de la décision référencée " 48 SI " du 20 juin 2022 sont irrecevables et doivent être rejetées comme telles.
Sur les conclusions aux fins d'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 6 février 2017, 12 mars 2017, 16 juin 2017, 23 août 2017, 13 avril 2018, 23 mars 2019, 22 mai 2019, 6 novembre 2019, 11 février 2021, 15 mars 2021 et 25 novembre 2021 :
En ce qui concerne l'information préalable :
3. La délivrance au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à un retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
S'agissant des infractions commises les 5 octobre 2019, 11 février et 15 mars 2021 :
4. Lorsqu'une contravention soumise à la procédure de l'amende forfaitaire est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
5. Il résulte des mentions du relevé intégral d'information relatif à la situation du permis de conduire de M. B, que les infractions commises les 5 octobre 2019, 11 février 2021 et 15 mars 2021 ont été constatées par l'intermédiaire d'un radar automatique. En outre, chacune de ces infractions a donné lieu au paiement d'une amende forfaitaire. M. B ayant ainsi nécessairement reçu, pour chacune de ces infractions, un avis de contravention, qui contient les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et dès lors qu'il n'établit pas, ni même n'allègue, que cet avis était inexact ou incomplet, il n'est pas fondé à soutenir que les décisions de retrait de points consécutives à ces infractions seraient intervenues à la suite d'une procédure irrégulière. Au demeurant, il ressort du relevé intégral d'information que le point retiré consécutivement à l'infraction du 5 octobre 2019 lui a été restitué le 21 avril 2020.
S'agissant des infractions commises les 23 mars 2019 et 6 novembre 2019 :
6. Dans le cas d'une infraction constatée postérieurement au 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
7. Il résulte des mentions du même relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. B que les infractions commises les 23 mars 2019 et 6 novembre 2019 ont été relevées par procès-verbal électronique sécurisé. La production de ces procès-verbaux par le ministre de l'intérieur, même à défaut de production des avis de contravention, suffit à démontrer que le requérant a pris connaissance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui apparaissent suffisamment lisibles et sous lesquelles il a apposé sa signature. Le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route doit donc être écarté.
S'agissant de l'infraction commise le 6 février 2017 :
8. Il résulte de l'instruction et notamment du procès-verbal de contravention en papier établi le 6 février 2017 produit en défense par le ministre, que celui-ci comporte les heure, lieu et qualification de l'infraction, l'identité et l'adresse du requérant dans la commune de Capbreton ainsi que le nom et la signature de l'agent ayant constaté l'infraction. Cette contravention, revêtue de la signature du contrevenant, comporte en lettres imprimées les informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende.
S'agissant des infractions commises les 12 mars 2017, 16 juin 2017, 23 août 2017, et 22 mai 2019 :
9. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration contient des indications mettant le contrevenant en mesure de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende il serait procédé au retrait de points et portait à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dans ces conditions, lorsque l'administration établit qu'elle a dûment notifié ce formulaire, elle s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
10. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. En vertu de l'article A. 37-28 du code de procédure pénale, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration est revêtu des mentions qui permettent au contrevenant de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il sera procédé au retrait de points et qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, le paiement de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information, à moins soit que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet, soit qu'il démontre que le paiement est intervenu par la voie du recouvrement forcé, auquel cas la réception d'un avis d'amende forfaitaire majorée ne peut être regardée comme établie.
11. Il résulte de l'instruction et des mentions du relevé intégral d'information de M. B que les infractions commises le 12 mars 2017, 16 juin 2017, 23 août 2017, et 22 mai 2019 ont été relevées par l'intermédiaire d'un radar automatique et ont donné lieu à l'émission de titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées devenues définitives respectivement les 5 septembre 2017, 7 novembre 2017, 16 janvier 2018 et 12 août 2019. Le ministre produit des attestations du comptable de la trésorerie du contrôle automatisé, datée du 11 août 2022, dont il ressort que l'intéressé s'est acquitté des amendes forfaitaires majorées respectivement les 17 juillet 2018 (pour les infractions des 12 mars et 16 juin 2017), 23 août 2017 et 6 avril 2020. Dans ces circonstances, alors que l'intéressé ne produit aucun élément de nature à remettre en cause les mentions du relevé d'information intégral et les attestations du comptable public et notamment que le paiement de l'amende forfaitaire majorée serait intervenu par la voie du recouvrement forcé, le ministre doit être regardé comme apportant la preuve du respect des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il suit de là que le retrait d'un point opéré à raison de cette infraction est intervenu selon une procédure régulière.
S'agissant de l'infraction commise le 25 novembre 2021 :
12. Il résulte de l'instruction que l'infraction du 25 novembre 2021 a été constatée par l'intermédiaire d'un radar automatique et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée devenue définitive le 21 mars 2022. Si la seule circonstance qu'ait été émis un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée à raison de l'infraction ainsi reprochée ne suffit pas à faire présumer que M. B a eu connaissance de l'avis de contravention comportant les informations requises des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en l'absence notamment d'une attestation de paiement ou d'un bordereau de situation émanant du comptable public susceptibles d'établir que l'intéressé se serait acquitté de cette amende, toutefois, comme le fait valoir le ministre qui produit au demeurant le spécimen de l'avis de contravention, le requérant a reçu une information de même nature à l'occasion de la commission des infractions des 11 février 2021 et 15 mars 2021 constatées par radar automatique, impliquant que le requérant a reçu l'information litigieuse à cette date, et qui sont suffisamment récentes au regard de celle du 25 novembre 2021. L'administration doit dès lors être regardée comme établissant avoir délivré à M. B l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision de retrait de 4 points consécutive à l'infraction du 25 novembre 2021, a été prise au terme d'une procédure irrégulière et à en demander l'annulation.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions des 6 février 2017, 12 mars 2017, 16 juin 2017, 23 août 2017, 13 avril 2018, 23 mars 2019, 22 mai 2019, 6 novembre 2019, 11 février 2021, 15 mars 2021 et 25 novembre 2021 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. La présente décision, qui rejette les conclusions à fin d'annulation n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par l'intéressé doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas dans la présente instance la qualité de partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.
La magistrate désignée,
Signé
F. CLa greffière,
Signé
S. YNIESTA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
No 2201631
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026