vendredi 29 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2201767 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CHAMBRE 1 |
| Avocat requérant | SCP PIELBERG KOLENC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 août 2022, M. C A doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 juin 2022, par laquelle le directeur de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez a rejeté sa demande d'inscription en première année du diplôme d'Etat d'infirmier au titre de l'année universitaire 2022-2023 ;
2°) d'enjoindre à cette autorité de lui communiquer les motifs de la décision attaquée ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à cette même autorité d'accepter sa demande d'inscription à cette formation ;
4°) à titre infiniment subsidiaire, d'enjoindre à cette même autorité de réexaminer sa demande d'inscription.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- il a validé sa licence science de la vie mention biologie moléculaire et environnementale de l'université de Pau et des pays de l'Adour, mention assez bien, au rang 13/40 avec une moyenne de 12,024/20.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2023, le centre hospitalier d'Orthez, représenté par la SCP KPL Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'Etat d'infirmier ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Corthier ;
- les conclusions de Mme Beneteau, rapporteure publique ;
- et les observations de M. C A.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, étudiant en troisième année de licence de science de la vie mention biologique moléculaire et environnementale à l'université de Pau et des pays de l'Adour, a présenté une demande d'inscription, via la plateforme Parcoursup, pour la formation sélective du diplôme d'Etat d'infirmier à compter de septembre 2022. Par décision du 2 juin 2022, le directeur de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez a rejeté sa candidature. Par courrier du 6 juin 2022, réceptionné le 11 juin suivant, M. A a demandé la communication des motifs de cette décision. Sa demande est restée sans réponse. M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 2 juin 2022, par laquelle le directeur de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez a rejeté sa demande d'inscription en première année du diplôme d'Etat d'infirmier au titre de l'année universitaire 2022-2023.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'office du juge de l'excès de pouvoir :
2. Le motif par lequel le juge de l'excès de pouvoir juge fondé l'un quelconque des moyens de légalité soulevés devant lui ou des moyens d'ordre public qu'il relève d'office suffit à justifier l'annulation de la décision administrative contestée. Il s'ensuit que, sauf dispositions législatives contraires, le juge de l'excès de pouvoir n'est en principe pas tenu, pour faire droit aux conclusions à fin d'annulation dont il est saisi, de se prononcer sur d'autres moyens que celui qu'il retient explicitement comme étant fondé. La portée de la chose jugée et les conséquences qui s'attachent à l'annulation prononcée par le juge de l'excès de pouvoir diffèrent toutefois selon la substance du motif qui est le support nécessaire de l'annulation. C'est en particulier le cas selon que le motif retenu implique ou non que l'autorité administrative prenne, en exécution de la chose jugée et sous réserve d'un changement des circonstances, une décision dans un sens déterminé.
3. Lorsque le juge de l'excès de pouvoir annule une décision administrative alors que plusieurs moyens sont de nature à justifier l'annulation, il lui revient, en principe, de choisir de fonder l'annulation sur le moyen qui lui paraît le mieux à même de régler le litige, au vu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
4. Mais, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions à fin d'annulation, des conclusions à fin d'injonction tendant à ce que le juge enjoigne à l'autorité administrative de prendre une décision dans un sens déterminé, il incombe au juge de l'excès de pouvoir d'examiner prioritairement les moyens qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de l'injonction demandée. Il en va également ainsi lorsque des conclusions à fin d'injonction sont présentées à titre principal sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative et à titre subsidiaire sur le fondement de l'article L. 911-2 du même code.
En ce qui concerne la légalité de la décision du 2 juin 2022 :
5. D'une part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ; / 3° Subordonnent l'octroi d'une autorisation à des conditions restrictives ou imposent des sujétions ; / () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; / 7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; / () ". Aux termes de l'article L. 231-4 du même code : " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : () 2° Lorsque la demande ne s'inscrit pas dans une procédure prévue par un texte législatif ou réglementaire ou présente le caractère d'une réclamation ou d'un recours administratif ; () ".
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'éducation, dans sa version applicable au litige : " I.-Le premier cycle est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat et à ceux qui ont obtenu l'équivalence ou la dispense de ce grade en justifiant d'une qualification ou d'une expérience jugées suffisantes conformément au premier alinéa de l'article L. 613-5. (). / L'inscription dans une formation du premier cycle dispensée par un établissement public est précédée d'une procédure nationale de préinscription qui permet aux candidats de bénéficier d'un dispositif d'information et d'orientation qui, dans le prolongement de celui proposé au cours de la scolarité du second degré, est mis en place par les établissements d'enseignement supérieur. Au cours de cette procédure, les caractéristiques de chaque formation, y compris des formations professionnelles et des formations en apprentissage, et les statistiques prévues à l'article L. 612-1 sont portées à la connaissance des candidats ; ces caractéristiques font l'objet d'un cadrage national fixé par arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur. L'inscription est prononcée par le président ou le directeur de l'établissement ou, dans les cas prévus aux VIII et IX du présent article, par l'autorité académique. / (). / Le silence gardé par un établissement sur une candidature présentée dans le cadre de la procédure nationale de préinscription prévue au deuxième alinéa du présent I ne fait naître aucune décision implicite avant le terme de cette procédure. / Afin de garantir la nécessaire protection du secret des délibérations des équipes pédagogiques chargées de l'examen des candidatures présentées dans le cadre de la procédure nationale de préinscription prévue au même deuxième alinéa, les obligations résultant des articles L. 311-3-1 et L. 312-1-3 du code des relations entre le public et l'administration sont réputées satisfaites dès lors que les candidats sont informés de la possibilité d'obtenir, s'ils en font la demande, la communication des informations relatives aux critères et modalités d'examen de leurs candidatures ainsi que des motifs pédagogiques qui justifient la décision prise. () VI.-Une sélection peut être opérée, selon des modalités fixées par le ministre chargé de l'enseignement supérieur, pour l'accès aux sections de techniciens supérieurs, instituts, écoles et préparations à celles-ci, grands établissements au sens du chapitre VII du titre Ier du livre VII de la troisième partie et tous établissements où l'admission est subordonnée à un concours national ou à un concours de recrutement de la fonction publique, ainsi que pour l'accès aux formations de l'enseignement supérieur dispensées dans les lycées, aux cycles préparatoires intégrés, aux formations préparant au diplôme de comptabilité et de gestion ou aux diplômes d'études universitaires scientifiques et techniques, aux formations préparant à la licence professionnelle et aux formations de l'enseignement supérieur conduisant à la délivrance d'un double diplôme. / Sans préjudice des dispositions des deux derniers alinéas de l'article L. 611-1 et de l'article L. 621-3, pour l'accès aux formations mentionnées au premier alinéa du présent VI, l'autorité académique fixe un pourcentage minimal de bacheliers retenus bénéficiaires d'une bourse nationale de lycée. () ". Aux termes de l'article D. 612-1-14 du même code : " I.-Les candidats reçoivent, via la plateforme Parcoursup, le résultat de l'examen de leurs vœux d'inscription dans chaque formation, sélective ou non sélective. / A l'initiative des établissements concernés, une réponse unique peut être apportée aux candidats ayant présenté des vœux multiples en application de l'article D. 612-1-11. / Lorsque la formation demandée est sélective, la décision du chef d'établissement dispensant cette formation peut être négative.() VIII.-Au terme de la phase principale de la procédure nationale de préinscription, les candidats qui n'ont pas reçu de proposition d'admission dans une formation qu'ils ont sollicitée sont informés qu'il n'a pu être donné une suite favorable à leur candidature compte tenu du nombre de places disponibles dans la formation et de leur rang de classement parmi les candidats retenus conformément au I du présent article. Ces décisions sont notifiées aux candidats par les chefs des établissements concernés, par voie électronique, via la plateforme Parcoursup. /Les informations relatives aux critères et modalités d'examen de leur candidature ainsi que les motifs pédagogiques qui justifient la décision prise sont communiqués par le chef d'établissement aux candidats qui lui en font la demande dans le délai d'un mois qui suit la notification de la décision de refus. ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'Etat d'infirmier dans sa version applicable au litige : " I.-Pour les candidats visés au 1° de l'article 2, l'inscription des candidats admis est précédée de la procédure de préinscription prévue aux articles L. 612-3 et L. 612-3-2 du code de l'éducation et organisée selon les dispositions du chapitre II du titre Ier du livre VI du code de l'éducation. / Le nombre total de vœux d'inscription pour la formation en soins infirmier est limité à cinq par candidat. () IV- () La commission d'examen des vœux formée au sein du regroupement examine les dossiers selon les modalités définies aux articles D. 612-1-13 et D. 612-1-14 du code de l'éducation. / La commission d'examen des vœux ordonne les candidatures retenues. / Une réponse unique, par vœu ou par vœu multiple, est apportée aux candidats dans les délais prévus par l'article D. 612-1-2 du code de l'éducation. () ".
7. Il résulte des dispositions précitées du code de l'éducation que dans le but de préserver le secret des délibérations des équipes pédagogiques, le législateur a prévu une procédure de motivation spécifique s'agissant des décisions relatives aux demandes d'inscription dans une formation de premier cycle universitaire, présentées dans le cadre de la procédure nationale de préinscription.
8. La formation au diplôme d'Etat d'infirmier est une formation sélective au sens du VI de l'article L. 612-3 du code de l'éducation. Les décisions refusant de faire droit à des demandes d'admission dans des formations sélectives n'entrent dans aucune des catégories de décisions devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. De telles décisions, en particulier, ne constituent ni des décisions restreignant l'exercice des libertés publiques au sens du 1° de cet article, ni des décisions subordonnant l'octroi d'une autorisation à des conditions restrictives au sens du 3° de cet article, ni des décisions refusant une autorisation au sens du 7° de cet article.
9. Cependant, il résulte des dispositions précitées de l'article D. 612-1-14 du code de l'éducation que la décision du chef d'établissement dispensant cette formation peut être négative et que les candidats ont la possibilité de demander, dans le délai d'un mois qui suit la notification de la décision de refus, la communication des motifs pédagogiques qui justifient la décision prise.
10. Il résulte du second alinéa du VIII de l'article D. 612-1-14 du code de l'éducation que le délai d'un mois, calculé à compter de la notification de la décision de refus, est imposable à la personne destinataire du refus pour former une demande de communication des motifs au chef d'établissement, et non à l'administration pour répondre à cette demande. Dès lors, en l'absence de précision sur le délai imposé à l'administration pour répondre à la demande de communication des motifs par la personne destinataire du refus, l'administration doit être regardée comme disposant d'un délai de deux mois à compter de la réception de la demande pour y répondre, à l'issue duquel naît une décision implicite de rejet de la demande sur le fondement du 2° de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
11. En premier lieu, il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'appréciation portée par une commission pédagogique ou par le président d'un institut sur la candidature d'un étudiant, sauf s'il apparaît que cette appréciation se fonde sur d'autres considérations que les mérites du candidat.
12. Si M. A soutient qu'il a obtenu avec mention assez bien sa licence, l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez fait valoir, sans être contesté, que la commission d'examen des vœux a décidé de ne pas retenir la candidature de M. A aux motifs qu'il n'avait que partiellement rempli son dossier de candidature. Il ressort en effet du projet de formation produit par le requérant au sein de la présente instance que son courrier est incomplet, se terminant par " Je suis détermine et motivé à ". Par ailleurs, l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez expose avoir été destinataire de 10 065 candidatures pour 1 278 places disponibles. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que le rejet de la candidature de M. A se serait fondé sur d'autres motifs que ceux de ses mérites. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
13. En second lieu, par décision du 2 juin 2022, le directeur de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez a informé M. A du rejet de sa candidature. Si cette décision n'exposait pas les considérations de droit et de fait qui en constituaient le fondement, elle précisait que l'intéressé avait la possibilité, dans un délai d'un mois à compter de sa réception, de solliciter la communication des informations relatives aux critères et modalités d'examen de sa candidature ainsi que des motifs pédagogiques qui ont justifié le rejet de sa candidature. M. A a fait usage de cette possibilité en demandant, par courrier du 6 juin 2022, réceptionné le 11 juin suivant, à connaître les motifs du refus de sa demande d'inscription auprès du directeur de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez. Cette demande est restée sans réponse. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir que la décision du 2 juin 2022 est entachée d'un vice de forme fondant son annulation. La circonstance que le groupement des instituts de formation en soins infirmiers de l'université de Bordeaux, auquel est rattaché l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez, ait publié sur la plateforme " Parcoursup ", dès décembre 2021, les modalités d'examen des candidatures aux différents instituts de formation en soins infirmiers, ce qui n'est pas contesté par M. A, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée dès lors que cette publication ne peut être regardée comme une communication des motifs personnels pédagogiques fondant la décision individuelle de rejet de la candidature du requérant. Dès lors, en s'abstenant de communiquer les motifs pédagogiques qui justifient sa décision, le directeur de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez n'a pas satisfait aux exigences de l'article D. 612-1-14 du code de l'éducation. Par suite, sa décision du 2 juin 2022 doit être annulée.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du directeur de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez du 2 juin 2022 doit être annulée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. D'une part, le présent jugement, qui annule la décision du directeur de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez du 2 juin 2022, implique d'enjoindre à cette autorité de communiquer à M. A les motifs de sa décision. Cependant, dans le cadre de la présente instance, le centre hospitalier d'Orthez a produit un courrier de l'administratrice de la plateforme Parcoursup qui expose en détail les insuffisances de la candidature de M. A qui ont fondé sa non-sélection. Dès lors ces conclusions sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
16. D'autre part, le motif retenu du défaut de motivation fondant l'annulation de la décision du 2 juin 2022 n'implique pas d'enjoindre à l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez d'accepter la candidature de M. A ou de procéder au réexamen de sa demande. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction correspondantes ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du directeur de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez du 2 juin 2022 est annulée.
Article 2 : Les conclusions de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. C A et à l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Orthez.
Délibéré après l'audience du 7 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Corthier, conseillère,
Mme Crassus, conseillère.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 29 mars 2024.
La rapporteure,
Signé
Z. CORTHIER
La présidente,
Signé
M. SELLES
La greffière,
Signé
M. B
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026