mercredi 5 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2201778 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DUMAZ-ZAMORA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 3 août et 27 décembre 2022, M. A C E, représenté par Me Dumaz Zamora, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 juillet 2022, par lequel la préfète des Landes a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi :
- à titre principal sur le fondement d'un moyen se rattachant à la légalité interne de la décision ;
- à titre subsidiaire sur le fondement d'un moyen se rattachant à la légalité externe de la décision ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Landes de lui délivrer un titre de séjour mention vie privée et familiale, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à la préfète des Landes de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et dans l'intervalle, de le munir d'un récépissé de demande de titre de séjour ou d'une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
4°) de mettre à la charge de la préfète des Landes la somme de 1 200 euros à verser à Me Dumaz Zamora sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant rejet de la demande de titre de séjour
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation sur le fondement de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences disproportionnée sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est privée de base légale en tant que la décision portant rejet de sa demande de titre de séjour est illégale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur le fondement de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation sur le fondement de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi
- elle est privée de base légale en tant que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale ;
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
- il est demandé au tribunal d'examiner prioritairement les moyens de légalité interne.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2022, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 22 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 janvier 2023.
M. C E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F ;
- et les observations de Me Dumaz Zamora, représentant M. C E.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C E, né le 5 janvier 1986 en République démocratique du Congo, de nationalité congolaise, est entré sur le territoire français selon ses déclarations le 1er mars 2012 alors âgé de 26 ans. Sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 23 mai 2013. Par un arrêté du 24 décembre 2014, le préfet a rejeté sa demande de titre de séjour en tant qu'étranger malade, et lui a fait obligation de quitter le territoire national. Par arrêtés du 29 juin 2018, le préfet a refusé sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire et l'a assigné à résidence. Par courrier du 19 mai 2021, réceptionné le 20 mai 2021, M. C E a déposé une demande de titre de séjour mention vie privée et familiale sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à titre principal et de l'article L. 435-1 du même code à titre subsidiaire. Le 2 juillet 2021, la préfecture des Landes a enregistré sa demande et lui a délivré un récépissé de demande de titre de séjour, régulièrement renouvelé. Par un arrêté du 28 juillet 2022, la préfète des Landes a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. C E demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour
S'agissant de la consultation de la commission du titre de séjour
2. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".
3. M. C E soutient que le préfet était tenu de saisir la commission du titre de séjour dès lors qu'il réside habituellement en France depuis mars 2012. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet s'est abstenu de saisir la commission du titre du séjour au motif que celui-ci n'établissait pas être présent en France depuis plus de dix ans, notamment pour l'année 2015. Or le requérant verse aux débats de nombreux documents démontrant sa présence continue sur le territoire français depuis 2012. Ainsi, il ressort des pièces du dossier que le centre d'hébergement et d'urgence sociale l'Escale de Toulouse atteste le 5 août 2012 que M. C E y est hébergé depuis le 1er juin 2012 et que le curé de la paroisse Notre-Dame des trois rivières atteste le 12 avril 2021 héberger à titre gratuit le requérant depuis le 15 mai 2016, une convention de jouissance précaire ayant été signée le 6 juin 2016. Par une attestation du 4 mars 2019, le curé de la paroisse Notre-Dame des trois rivières confirme avoir autorisé en août 2015 le requérant à utiliser la cuisine du presbytère situé près de l'hôtel l'Hexagone où il résidait avec sa famille puis après sa séparation avec sa compagne en janvier 2016 à y occuper une chambre à titre gratuit. M. C bénéficie d'une attestation d'élection de domicile des demandeurs d'asile délivrée le 2 février 2015 mentionnant qu'il a élu domicile auprès de l'association laïque du Prado à Mont-de-Marsan. Par ailleurs, il justifie de récépissé de demande de titre de séjour ou d'autorisation provisoire de séjour établies le 22 mars 2012, 10 juin 2012, le 22 avril 2013, le 2 juillet 2021, le 31 mars 2022, le 30 juin 2022. Il produit également plusieurs avis d'impôt qui font état, pour les deux premiers, de la déclaration de revenus, à savoir les avis 2013 d'impôt sur les revenus au titre de l'année 2012, 2014 d'impôt sur les revenus de l'année 2013, 2015 d'impôt sur les revenus de l'année 2014, 2016 d'impôt sur les revenus de l'année 2015, 2017 d'impôt sur les revenus de l'année 2016, 2020 d'impôt sur les revenus de l'année 2019, 2021 d'impôts sur les revenus de l'année 2020 et une déclaration des revenus au titre de l'année 2017. En outre, il a été admis à l'aide médicale de l'Etat pour la période du 2 août 2014 au 1er août 2015, du 2 août 2015 au 1er juin 2016, du 2 août 2017 au 1er août 2018, du 2 août 2018 au 1er août 2019, puis du 2 août 2020 au 1er août 2021. Il a fait l'objet d'examen et de consultation médicaux le 26 mars 2012, 25 avril 2012, 20 juin 2012, 14 décembre 2012, 24 janvier 2013, 18 février 2013, 5 avril 2013, 10 mai 2013, 28 juin 2013, 22 juillet 2013, 6 novembre 2013, 15 mai 2014, 25 juin 2014, 8 juillet 2014, 24 juillet 2014, 22 août 2014, 12 novembre 2014, 14 janvier 2015, 19 janvier 2015, 31 juillet 2015, 5 septembre 2015, et 7 mai 2021. Par ailleurs, il justifie de relevés de livret A faisant état de retraits bancaires en mars et avril 2013, en juillet et août 2016. La responsable du centre de Mont-de-Marsan des restaurants du cœur atteste le 1er septembre 2015 qu'il participe à l'activité du centre depuis avril 2015. Des bénévoles de cette association confirment également le 19 septembre 2016 son investissement au sein du centre depuis l'année 2015. En outre, la directrice de l'école maternelle du Bourg neuf à Mont-de-Marsan atteste d'une part, le 22 septembre 2016 puis le 12 juin 2017 que son fils, M. B C E, est accompagné à l'école depuis la rentrée de septembre 2016 par son père et d'autre part, le 19 octobre 2017 puis le 1er mars 2018 que sa fille, Mme G C E, est accompagnée à l'école par son père depuis la rentrée de septembre 2017. Il a, par ailleurs, déclaré la naissance de sa fille, Mme G C E, le 25 août 2014 auprès de l'officier d'état civil de la mairie de Mont-de-Marsan. En outre, il justifie d'une attestation d'information de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 19 octobre 2018 qu'il a complétée manuellement concernant sa situation et d'un courrier du 15 septembre 2019 de la préfecture des Landes accusant réception de sa demande de réexamen de sa demande de réfugié. Il ressort également des pièces du dossier qu'il a comparu le 6 février 2018 à l'audience publique du tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan mettant en cause notamment sa compagne et lui-même. Enfin, des attestations de témoin de mai 2021 renseignées sous formulaire CERFA confirment que M. C s'est occupé d'une personne âgée qui était sa voisine de mars 2019 à avril 2021. Il s'ensuit que, dans ces conditions, il y a lieu de considérer que le requérant établit, par ces pièces, au regard de leur caractère probant, de leur nombre et de leur diversité, sa résidence habituelle en France depuis mars 2012, ce qui constitue une durée de présence en France supérieure à dix ans à la date de l'arrêté attaqué. Par suite, il est fondé à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure, la préfète des Landes n'ayant pas recueilli, ainsi que l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'avis de la commission du titre de séjour sur sa situation.
4. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la décision, par laquelle la préfète des Landes a rejeté la demande de titre de séjour de M. C E doit être annulée et par voie de conséquence, les décisions par lesquelles la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
5. L'exécution du présent jugement implique que la demande de M. C E soit réexaminée et que dans ce cadre, la commission des titres de séjour soit consultée. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre à la préfète des Landes de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et pendant cette période, de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. C E.
Sur les frais de l'instance :
6. M. C E a bénéficié de l'aide juridique totale. Il y a donc lieu de faire application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante à la présente instance, une somme de 1 000 euros à verser à Me Dumaz Zamora, conseil de M. C E, à condition que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 28 juillet 2022, par lequel la préfète des Landes a rejeté la demande de titre de séjour de M. C E, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète des Landes de réexaminer la demande de titre de séjour de M. C E et de saisir la commission des titres de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du present jugement et pendant cette période, de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. C E.
Article 3 : L'Etat versera à Me Dumaz Zamora une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C E, à Me Dumaz Zamora et à la préfète des Landes.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Délibéré après l'audience du 16 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Neumaier, conseillère,
Mme Corthier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 avril 2023.
La rapporteure,
Signé
Z. F La présidente,
Signé
M. D
La greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026