LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2300652

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2300652

mercredi 4 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2300652
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationCHAMBRE 3

Résumé IA

Sujet principal : Contestation de retenues sur salaire opérées par le ministère de la justice pour récupérer des trop-perçus. Juridiction : Tribunal Administratif de Pau. Solution retenue : La requête est rejetée comme irrecevable, car elle ne contient pas de conclusions précises tendant à l'annulation d'une décision ou à l'indemnisation d'un préjudice. Textes appliqués : Article R. 411-1 du code de justice administrative (défaut de conclusions dans la requête). Les articles du code du travail sur la quotité saisissable (L. 3252-2, L. 3252-3, R. 3252-5) et l'article L. 711-5 du code général de la fonction publique sont mentionnés comme non décisifs en l'absence de conclusions régulières.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée au tribunal administratif de Bordeaux le 1er février 2023 sous le numéro 2300532, transmise au tribunal administratif de Pau le 1er mars 2023 et enregistrée le 10 mars 2023 sous le numéro 2300652, Mme B... A..., conteste les retenues opérées par le ministre de la justice sur ses salaires entre le mois de novembre 2021 et le mois de décembre 2022.
Elle soutient que le ministère de la justice a commis une erreur d’appréciation en retenant sur ses salaires une quotité importante de sa rémunération, ce dont elle n’a pas été avisée et ce qui a eu pour elle des conséquences en matière de remboursement de frais de santé, fiscales et d’aides personnelles au logement.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 janvier 2025, le ministre de la justice conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que ses conclusions ne tendent pas à l’annulation d’une décision administrative et qu’elle ne contient aucun moyen de droit précis ;
- à titre subsidiaire, que le moyen soulevé n’est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Buisson,
- et les conclusions de Mme Portès, rapporteure publique.



Considérant ce qui suit :

1. Mme. A..., surveillante pénitentiaire au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan, a été placée en congé de maladie ordinaire à compter du 12 avril 2020 puis en disponibilité d’office pour raisons de santé entre le 6 avril 2021 et le 6 juillet 2022. Elle a perçu un plein traitement alors que durant plusieurs périodes comprises entre le 15 juin 2020 et le 6 juillet 2022, elle ne pouvait prétendre qu’à un demi-traitement. L’administration a procédé à des retenues sur ses salaires entre les mois de novembre 2021 et décembre 2022 afin d’obtenir le remboursement des trop-perçus. Par la présente requête, Mme A... conteste ces retenues.
2. Aux termes de l’article R. 411‑1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
3. Par la présente requête, Mme A..., sollicite le tribunal afin de savoir « s’il est normal que la DSPIP de Bordeaux qui a fait les erreurs malgré les documents en leur possession puisse dans un premier temps me faire des retenues sur salaire aussi importantes puis dans un second temps, les faire sans m’en informer ». Ce faisant, elle ne saisit le tribunal d’aucune conclusion en annulation d’une décision illégale ou en indemnisation d’un préjudice découlant des retenues opérées. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir opposée par le ministre de la justice et tirée de l’irrecevabilité de la requête à défaut de présenter des conclusions doit être accueillie, quand bien même l’argument tiré de l’importance des retenues pourrait s’analyser comme un dépassement de la quotité saisissable prévue aux articles L. 3252-2, L. 3252-3 et R. 3252-5 du code du travail, rendus applicables aux agents publics par l’article L. 711-5 du code général de la fonction publique.

4. Il résulte de ce qui précède que, telle que formulée, la requête de Mme A... ne peut qu’être rejetée comme irrecevable.

D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et au ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 18 février 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Triolet, présidente,
Mme Foulon, conseillère
M. Buisson, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mars 2026.

Le rapporteur,
B. BUISSON

La présidente,
A. TRIOLET

La greffière,


A. STRZALKOWSKA

La République mande et ordonne au ministre de ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions