LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2301385

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2301385

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2301385
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationCHAMBRE 2
Avocat requérantPECASSOU LOGEAIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir du préfet des Pyrénées-Atlantiques, demandant l'annulation d'un arrêté municipal n'ayant pas fait opposition à une déclaration préalable pour des boxes à chevaux. Le tribunal constate que l'arrêté attaqué a été retiré par le maire en cours d'instance, rendant le recours sans objet. Il décide en conséquence qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le déféré et rejette la demande de la commune concernant les frais exposés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 23 mai 2023 et le 7 août 2023, le préfet des Pyrénées-Atlantiques demande au tribunal l’annulation de l’arrêté du 10 novembre 2022 par lequel le maire d’Anglet n’a pas fait opposition à la déclaration préalable présentée par l’association Aintzina Zaldiak en vue de l’édification de deux boxes à chevaux démontables.

Il soutient que :
- l’arrêté attaqué méconnaît l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme ;
- le projet autorisé par cet arrêté ne pouvait pas être réalisé dans la zone IIAU du plan local d’urbanisme de la commune d’Anglet.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 octobre 2023 et le 21 janvier 2026, la commune d’Anglet, représentée par Me Logeais, conclut au rejet du déféré et à ce que soit mise à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens du déféré du préfet des Pyrénées-Atlantiques ne sont pas fondés.

Par un mémoire en production de pièce, enregistré le 21 janvier 2026, l’association Aintzina Zaldiak informe le tribunal de ce que le maire d’Anglet, par un arrêté du 20 janvier 2026, a retiré en cours d’instance l’arrêté attaqué.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Aubry,
- et les conclusions de Mme Duchesne, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. L’association Aintzina Zaldiak a déposé le 12 octobre 2022 une déclaration préalable en vue de l’édification de deux boxes à chevaux démontables. Par arrêté du 10 novembre 2022, le maire de la commune d’Anglet n’a pas fait opposition à cette déclaration préalable. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques défère cet arrêté.

Sur le déféré :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 20 janvier 2026, le maire d’Anglet a retiré en cours d’instance l’arrêté attaqué à la demande de l’association pétitionnaire. Par suite, le déféré du préfet des Pyrénées-Atlantiques est devenu sans objet.

Sur les frais liés à l’instance :

3. Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ».

4. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune d’Anglet sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




D E C I D E :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur le déféré du préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Article 2 : Les conclusions de la commune d’Anglet présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié au préfet des Pyrénées-Atlantiques, à la commune d’Anglet et à l’association Aintzina Zaldiak.


Délibéré après l’audience du 27 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,
Mme Genty, première conseillère,
M. Aubry, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2026.

Le rapporteur,
L. AUBRY

Le président,
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON



La greffière,



P. SANTERRE


La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :
La greffière,




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions