Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante, Mme B..., qui contestait le rejet de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa situation de logement. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle applique en conséquence les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative pour prononcer ce désistement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 30 mai et 24 juillet 2023, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision implicite de rejet née le 8 janvier 2025 du silence gardé par le préfet des Pyrénées-Atlantiques portant rejet de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent suite à son refus du logement proposé, ensemble la décision explicite de rejet du 3 mai 2022.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2023, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Par un courrier du 7 janvier 2026, Mme B... a été invitée à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois, ce courrier lui précisant qu’à défaut de réception d’une telle confirmation, elle serait réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 de ce code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ».
3. L’état du dossier permettant de s’interroger sur l’intérêt que la requête conservait pour son auteur, Mme B... a été, en application des dispositions susvisées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invitée par courrier du 7 janvier 2026, envoyé sous pli recommandé avec accusé de réception, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois et informée de ce qu’à défaut de confirmation, elle serait réputée s’être désistée d’office. Ce courrier, présenté le 13 janvier 2026 à l’adresse indiquée par la requérante, a été retourné au tribunal revêtu de la mention « pli avisé et non réclamé ». Dans ces conditions, Mme B... est réputée avoir reçu cette demande de maintien de ses conclusions au plus tard le 13 janvier 2026, date de sa présentation à l’adresse mentionnée par la requérante dans sa requête. En l’absence de confirmation expresse des conclusions de la requête dans le délai d’un mois qui lui était imparti, Mme B... est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Il y a, dès lors, lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet des Pyrénées-Atlantiques.
Fait à Pau, le 5 mars 2026.
Le président du tribunal,
J.-C. PAUZIÈS
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,