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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2400631

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2400631

mercredi 11 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2400631
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office de la requérante, Mme B..., qui demandait réparation pour le non-versement d'une indemnité de sujétion. La juridiction a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, était restée sans réponse, ce qui l'a rendue réputée désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le désistement a été acté sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 mars 2024, Mme A... B... épouse C... demande au tribunal la condamnation de l’État à payer une somme de 2 800,50 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de versement de l'indemnité de sujétion en faveur des personnels exerçant dans les écoles ou établissements relevant des programmes « Réseau d'éducation prioritaire renforcé » et « Réseau d'éducation prioritaire » du 1er septembre 2020 au 31 décembre 2022.

Par un courrier du 7 janvier 2026, Mme B... épouse C... a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ».

3. Enfin, aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (…) ».

4. Par un courrier du 7 janvier 2026, mis à sa disposition le même jour dans l’application « Télérecours citoyens » et dont elle a accusé réception le 12 janvier suivant dans cette application, Mme B... épouse C... a été invitée par le tribunal, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois et informée de ce que, à défaut de confirmation, elle serait réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Ce courrier est toutefois resté sans réponse. Il s’ensuit qu’à la date de la présente ordonnance, Mme B... épouse C... doit être réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Rien ne s’oppose à ce qu’il soit donné acte de ce désistement d’office, en application des dispositions précitées du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B... épouse C....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... épouse C... et au recteur de l’académie de Bordeaux.

Fait à Pau, le 11 mars 2026.

Le président du tribunal,


J-C PAUZIÈS


La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,






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