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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2600296

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2600296

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2600296
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantKABOU

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant son assignation à résidence par le préfet du Gers. La décision d'assignation, fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait été notifiée le 31 décembre 2025 avec mention des voies et délais de recours. Le requérant disposait d'un délai de sept jours pour saisir le tribunal, conformément aux articles L. 732-8 et L. 921-1 du même code. La requête, enregistrée le 29 janvier 2026, étant tardive, elle a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Kabou, avocat, demande au tribunal d’annuler la décision du 30 décembre 2025 par laquelle le préfet du Gers l’a assigné à résidence.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance. ».

2. Aux termes de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; (…) ». Aux termes de l’article L. 732-8 du même code : « La décision d'assignation à résidence prise en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-1 peut être contestée selon la procédure prévue à l'article L. 921-1. (…) ». Aux termes de l’article L. 921-1 du même code : « Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision. (…) ». Aux termes de l’article R. 421-5 du code de justice administrative : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d’avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ».

3. Par décision du 30 décembre 2025, prise sur le fondement du 1° de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le préfet du Gers a assigné à résidence M. B..., de nationalité camerounaise. Il résulte de cette décision qu’elle a été notifiée à l’intéressé le 31 décembre 2025 et qu’elle porte la mention des délais et voies de recours. Dans ces conditions, à la date d’enregistrement de la requête introductive d’instance, soit le 29 janvier 2026, le délai de recours contentieux de sept jours fixé par les dispositions précitées des articles L. 732-8 et L. 921-1 du même code à l’encontre de cette décision avait expiré. Dès lors, la requête de M. B... est manifestement tardive, et doit, par suite, être rejetée en application du 4° des dispositions précitées de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....



Fait à Pau, le 30 janvier 2026.



Le magistrat désigné,




F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition :
La greffière :


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