jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2005652 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | PONSEELE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 juillet 2020, M. C A et Mme B Simon doivent être regardés comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 25 juin 2020 par laquelle le conseil municipal de la commune de Montigny-Lès-Metz a approuvé la mise à disposition d'un véhicule de fonction au bénéfice du directeur général des services de la commune ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Montigny-Lès-Metz de répondre à leurs questions concernant la mise à disposition de ce véhicule.
Ils soutiennent qu'ils souhaitent faire valoir leur droit de savoir et que soit apportée toute vérification aux décisions du maire de la commune et qui pourraient être illégales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2021, la commune de Montigny-Lès-Metz, représentée par Me Ponseele, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A et de Mme Simon la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête n'est pas recevable dès lors qu'elle ne comporte l'exposé d'aucun moyen ;
- la requête n'est pas recevable dès lors la décision attaquée n'est pas clairement identifiable ni produite ;
- en tout état de cause, la délibération du 25 juin 2020 est légale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 90-1067 du 28 novembre 1990 relative à la fonction publique territoriale et portant modification de certains articles du code des communes ;
- la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Léa Bonnet,
- les conclusions de Mme Sandra Bauer, rapporteure publique,
- les observations de Me Ponseele, avocate de la commune de Montigny-Lès-Metz.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. Il résulte des dispositions de l'article 21 de la loi du 28 novembre 1990 modifiée par la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité qu'est autorisée l'attribution d'un véhicule de fonction, par nécessité absolue de service, aux agents occupant notamment l'emploi fonctionnel de directeur général des services d'une commune de plus de 5 000 habitants.
2. En l'espèce, M. A et Mme Simon, conseillers municipaux, n'apportent aucun élément de nature à établir que la délibération du 25 juin 2020 par laquelle a été adoptée l'attribution d'un véhicule de fonction au directeur général des services de la commune de Montigny-Lès-Metz, qui compte plus de 5 000 habitants, serait entachée d'illégalité. Par suite, et alors qu'il ne résulte d'aucun texte ni disposition que le maire de la commune était tenu de répondre aux questions posées par les requérants, les conclusions à fin d'annulation de la délibération attaquée doivent être rejetées.
3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que la requête présentée par M. A et Mme Simon doit être rejetée.
Sur les frais du litige :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Montigny-Lès-Metz présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. A et de Mme Simon est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Montigny-Lès-Metz présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Mme B Simon et à la commune de Montigny-Lès-Metz.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bonifacj, présidente,
M. Therre, premier conseiller,
Mme Bonnet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 27 avril 2023.
La rapporteure,
L. Bonnet
La présidente,
J. Bonifacj
La greffière,
N. Adjacent
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026