LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2006034

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2006034

mercredi 7 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2006034
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantSELARL LEONEM

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 21 septembre 2020, la SARL CENGIZ, représentée par Me Ponseele, demande au tribunal : 1°) d'annuler l'arrêté du 3 février 2020 par lequel le maire de la commune de Hettange-Grande a retiré sa décision du 8 novembre 2019 lui accordant avec prescriptions un permis de construire portant sur la construction d'une résidence de dix logements, pour une surface plancher de 628,96 mètres carrés, sur un terrain situé 21, rue du Luxembourg à Hettange-Grande, ainsi que la décision du 21 juillet 2020 rejetant son recours gracieux ; 2°) de mettre à la charge de la commune d'Hettange-Grande le versement d'une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que c'est à tort que la commune de Hettange-Grande a estimé que le projet ne satisfaisait pas aux exigences de l'article U7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune. Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2022, la commune de Hettange-Grande, représentée par la SELARL Leonem, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SARL Cengiz en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que le moyen soulevé n'est pas fondé. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'urbanisme ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme C A, - les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public, - les observations de Me Ambrosi substituant Me Ponseele, avocat de la SARL Cengiz, - les observations de Me Juliac-Degrelle, avocat de la commune d'Hettange-Grande. Considérant ce qui suit : 1. Par une demande présentée le 4 juillet 2019, la SARL Cengiz a sollicité un permis de construire portant sur la construction d'une résidence de dix logements, pour une surface plancher de 628,96 mètres carrés, sur un terrain situé au 21, rue du Luxembourg, à Hettange-Grande. Par un arrêté du 8 novembre 2019, le maire de la commune de Hettange-Grande a accordé le permis de construire sollicité en l'assortissant de prescriptions. Par un arrêté du 3 février 2020, le maire de la commune de Hettange-Grande a retiré le permis de construire accordé. Par le présent recours, la SARL Cengiz demande au tribunal d'annuler cet arrêté. Sur la légalité de l'arrêté attaqué : 2. Pour retirer le permis de construire sur le fondement de l'article L.425-4 du code de l'urbanisme, le maire de la commune de Hettange-Grande a estimé que le projet méconnaissait la règle de hauteur maximale en limite séparative fixée à l'article U7 du règlement du plan local d'urbanisme. 3. Aux termes de l'article U7 du règlement écrit du plan local d'urbanisme de la commune de Hettange-Grande : " () 1. En limite séparative, la construction projetée ne pourra pas dépasser 4 m de hauteur à l'égout ou à l'acrotère. Si la construction projetée a une hauteur allant jusqu'à 6.00m à l'égout ou à l'acrotère, le recul doit être de h (hauteur à l'égout) /2 sans pouvoir être inférieur à 3.00 m et au-delà de 6.00m de hauteur, le recul sera égal à la hauteur (distance = hauteur à l'égout). ". 4. Contrairement à ce que soutient la société requérante, faute pour les dispositions précitées de l'article U7 de renvoyer à l'article U 10 pour le calcul des règles de hauteur maximale, la détermination de la hauteur dans le cadre de l'appréciation du respect de la règle de prospect ne peut être réalisée d'après la méthode définie à cet article U 10. Dès lors, pour évaluer la distance devant être respectée, en application de l'article U7 précité entre la construction projetée et la limite séparative, la hauteur du bâtiment doit être mesurée, en l'absence de précision du plan local d'urbanisme à ce sujet, en tout point, par rapport au niveau du terrain naturel à l'aplomb de ce point. En l'espèce, il n'est pas contesté qu'une partie du bâtiment projeté excède 6 mètres et devait ainsi, en vertu des dispositions précitées de l'article U7, respecter un recul de 6 mètres par rapport à la limite séparative. Or, ainsi que cela ressort du plan de masse figurant dans le dossier de demande de permis de construire, la façade Sud-Est de la construction est implantée à 5,30 mètres de la limite séparative et ne respecte ainsi pas la distance minimale de recul de 6 mètres. Par suite, le maire de la commune de Hettange-Grande a pu, sans entacher sa décision d'une erreur de droit au regard de l'article U 7 du règlement écrit du plan local d'urbanisme, procéder au retrait de l'arrêté de permis de construire initialement accordé au motif que la règle de recul n'était pas respectée en un point de la construction. 5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la SARL Cengiz doivent être rejetées.Sur les frais liés au litige : 6. Aux termes de l'article L.761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". 7. La commune d'Hettange-Grande n'étant pas, dans le cadre de la présente instance, la partie perdante, il n'y a pas lieu de mettre à sa charge le versement de la somme demandée par la SARL Cengiz sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il y a lieu, sur le fondement de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de la SARL Cengiz le paiement à la commune de Hettange-Grande de la somme de 1 500 euros. D E C I D E : Article 1 : La requête de la SARL Cengiz est rejetée. Article 2 : La SARL Cengiz versera à la commune de Hettange-Grande une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Cengiz et à la commune de Hettange-Grande. Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022, à laquelle siégeaient : M. Richard, président, Mme Kalt, première conseillère, Mme Eymaron, conseillère. Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2022. La rapporteure, A.-L. A Le président, M. B La greffière, J. BROSÉ La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Le greffier, 2N° 2006034

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions