jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2006335 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELAS ADMINIS AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés le 11 octobre 2020, le 30 avril 2021 et le 28 septembre 2022 sous le n° 2006336, M. B A, représenté par Me Adeline-Delvolvé, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 août 2020 par lequel le préfet de la Moselle l'a placé en disponibilité d'office pour raison de santé, du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2016 et du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017 ;
2°) d'enjoindre au préfet de procéder à sa réintégration et à la reconstitution de sa carrière à compter du 1er octobre 2015 en le plaçant rétroactivement en position d'activité à compter de cette date ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens et les droits de plaidoirie à hauteur de 13 euros par audience.
Il soutient que :
- le signataire de l'arrêté attaqué ne justifie pas d'une délégation de signature régulière ;
- l'arrêté en litige est entaché d'un vice de procédure en l'absence de mise en œuvre préalable d'une procédure de reclassement ;
- le préfet a commis une erreur de droit au regard du caractère rétroactif de la décision attaquée ;
- dès lors qu'il n'est pas inapte à toutes fonctions, l'administration a commis une erreur de droit et une erreur d'appréciation de sa situation en ne respectant pas son obligation de son reclassement ou à tout le moins d'aménagement de poste ;
- la décision en litige est entachée d'une erreur de fait en ce qu'elle considère que c'est une inaptitude médicale qui l'a empêché de reprendre ses fonctions alors que c'est en raison de l'arrêté du 23 mai 2016 le plaçant à la retraite pour invalidité ;
- elle est entachée d'erreur de droit en méconnaissance des règles relatives à la mise en disponibilité d'office dès lors qu'à l'expiration de ses droits à congés de maladie, l'administration devait lui proposer trois postes avant, le cas échéant, de le placer en disponibilité d'office ;
- en s'abstenant de le placer, à titre rétroactif, en position d'activité à plein traitement, l'administration a commis une erreur de droit ;
- l'administration a commis une erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant de prendre en compte les éléments nouveaux relatifs à sa situation médicale et professionnelle entre le 1er octobre 2015 et le 10 août 2020, qui témoignent de son aptitude à l'emploi ;
- l'arrêté en litige est entaché d'un détournement de pouvoir.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 24 mars 2021, le 9 avril 2021 et le 16 août 2022, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 février 2021 et le 28 septembre 2022 sous le n° 2100815, M. B A, représenté par Me Adeline-Delvolvé, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 décembre 2020 par lequel la préfète de la région Grand Est a décidé de l'admettre à la retraite d'office pour invalidité non imputable au service à compter du 1er octobre 2017 ;
2°) d'enjoindre à l'Etat de procéder à son reclassement et à la reconstitution de sa carrière à la date du 1er octobre 2015 en le plaçant rétroactivement en position d'activité ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 920 euros toutes taxes comprises à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens et les droits de plaidoirie à hauteur de 13 euros par audience.
Il soutient que :
- le signataire de l'acte attaqué ne justifie pas d'une délégation de signature régulière ;
- l'arrêté attaqué n'est pas motivé ;
- il est entaché d'une erreur de droit en tant qu'il est rétroactif ;
- l'administration a commis une erreur de droit en ne respectant pas son obligation de reclassement ;
- l'arrêté en litige est entaché d'une erreur d'appréciation de sa situation dès lors qu'il n'est pas inapte à toutes fonctions ;
- il est entaché d'une erreur de fait en tant qu'il indique qu'il n'a pu exercer aucune fonction au cours des années antérieures ;
- l'administration a commis une erreur de droit au regard des règles relatives à la mise à la retraite anticipée pour invalidité ;
- elle a commis une erreur de droit parce qu'elle était tenue de le placer rétroactivement en position d'activité à plein traitement ;
- l'arrêté en litige est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en l'absence de prise en compte des éléments survenus après le 1er octobre 2015 et qui traduisent son aptitude à l'emploi.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 juillet et 20 octobre 2022, la préfète de la région Grand Est, préfète de la zone de défense et de sécurité Est, préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires ;
- la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 ;
- le décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Boutot, rapporteur public,
- et les observations de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, adjoint administratif de 2ème classe affecté à la sous-préfecture de Sarreguemines, a été placé en congé de maladie ordinaire du 1er octobre 2013 au 30 septembre 2014. A l'expiration de ses droits à congé de maladie ordinaire, il a été placé par arrêté du 17 mars 2015 en disponibilité d'office pour raisons médicales du 1er octobre 2014 au 31 mars 2015. Cette disponibilité d'office a été prolongée jusqu'au 30 septembre 2015 par arrêté du 6 mai 2015. Par un arrêté du 23 août 2016, le préfet de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine a placé M. A en retraite pour invalidité à compter du 1er octobre 2015 et l'a radié des cadres à compter de cette même date. Par un jugement
n° 1625801 du 19 novembre 2019, le tribunal administratif de Nancy a annulé l'arrêté du
23 août 2016 pour un vice de forme et un vice de procédure. A la suite du réexamen de sa situation par le préfet de la Moselle, M. A a fait l'objet d'un arrêté du 10 août 2020 le plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2017. Par la requête enregistrée sous le n° 2006335, M. A demande l'annulation de l'arrêté du
10 août 2020. Par un arrêté du 10 décembre 2020, la préfète de la région Grand Est l'a admis à la retraite anticipée d'office pour invalidité non imputable au service à compter du
1er octobre 2017. Par la requête n° 2100815, M. A demande l'annulation de l'arrêté du 10 décembre 2020.
2. Les requêtes susvisées n° 2006335 et n° 2100815, présentées pour M. A présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 10 août 2020 :
3. Aux termes de l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984, dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsque les fonctionnaires sont reconnus, par suite d'altération de leur état physique, inaptes à l'exercice de leurs fonctions, le poste de travail auquel ils sont affectés est adapté à leur état physique. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ces fonctionnaires peuvent être reclassés dans des emplois d'un autre corps s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes. () " Aux termes de l'article 1er du décret du 30 novembre 1984 dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsqu'un fonctionnaire n'est plus en mesure d'exercer ses fonctions, de façon temporaire ou permanente, et si les nécessités du service ne permettent pas un aménagement des conditions de travail, l'administration, après avis du médecin de prévention, dans l'hypothèse où l'état de ce fonctionnaire n'a pas rendu nécessaire l'octroi d'un congé de maladie, ou du comité médical si un tel congé a été accordé, peut affecter ce fonctionnaire dans un emploi de son grade, dans lequel les conditions de service sont de nature à permettre à l'intéressé d'assurer les fonctions correspondantes. " Aux termes de l'article 2 de ce même décret, dans sa rédaction applicable au litige : " Dans le cas où l'état physique d'un fonctionnaire, sans lui interdire d'exercer toute activité, ne lui permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de son grade, l'administration, après avis du comité médical, invite l'intéressé à présenter une demande de reclassement dans un emploi d'un autre corps. " Aux termes de l'article 5 de ce décret : " A l'invitation de l'administration, dans le cas prévu à l'article 2, ou de sa propre initiative, après son détachement dans un autre corps, en application de l'article 3, un fonctionnaire peut demander à bénéficier des modalités de reclassement prévues au deuxième alinéa de l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984. () ".
4. Lorsqu'un fonctionnaire a été, à l'issue de ses droits statutaires à congé de maladie, reconnu inapte à la reprise des fonctions qu'il occupait antérieurement et alors que, comme c'est le cas en l'espèce, le comité médical ne s'est pas prononcé sur sa capacité à occuper un autre emploi, l'autorité hiérarchique ne peut placer cet agent en disponibilité d'office, sans avoir préalablement examiné la possibilité d'un reclassement.
5. Il ressort des pièces du dossier qu'en exécution du jugement du Tribunal administratif de Nancy du 19 novembre 2019, le préfet de la Moselle a procédé, par arrêté du 23 décembre 2019, à la réintégration de l'intéressé dans le corps des adjoints administratifs de l'intérieur et de l'outre-mer avec effet rétroactif au 1er octobre 2015. Il est constant qu'à cette date, M. A avait épuisé ses droits à congé de maladie ordinaire et que l'affection dont il était atteint n'ouvrait pas droit à un congé de longue maladie ni à un congé de longue durée. L'arrêté du 17 mars 2015 de mise en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 1er octobre 2014 avait acquis un caractère définitif. Il en va de même de l'arrêté du 6 mai 2015 prolongeant sa mise en disponibilité d'office jusqu'au 30 septembre 2015. A la date du 1er octobre 2015,
M. A arrivait donc au terme de sa première année de mise en disponibilité d'office pour raison de santé.
6. Pour procéder au réexamen de la situation de M. A avec effet rétroactif au 1er octobre 2015, le préfet de la Moselle a saisi le comité médical départemental de la Moselle qui, dans un avis rendu le 20 février 2020, a estimé que l'intéressé était " inapte temporaire à l'exercice de ses fonctions à compter du 1er octobre 2015 ". Ce comité a par ailleurs estimé que M. A était apte à l'exercice de ses fonctions à compter du 14 février 2020, sans mesure de reclassement professionnel. Par ailleurs, la commission de réforme de l'Etat, également saisie par l'administration pour statuer sur l'aptitude de M. A à reprendre ses fonctions au 1er octobre 2016, a estimé le 9 juillet 2020 que M. A était temporairement inapte du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017. Prenant acte de ce que l'intéressé n'avait pas pu reprendre ses fonctions avant le 30 septembre 2018, date d'expiration de la quatrième année de disponibilité d'office pour raisons de santé, la commission a considéré que M. A était inapte définitivement à l'exercice de toutes fonctions sans possibilité de reclassement à partir du
1er octobre 2017. Il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment pas des avis précités du comité médical et de la commission de réforme, que M. A était inapte à toutes fonctions au 1er octobre 2015. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet de la Moselle s'est approprié les termes de ces deux avis concluant à l'inaptitude de M. A à l'exercice de ses fonctions entre le 1er octobre 2015 et le 30 septembre 2017. Par suite, le requérant n'ayant pas été déclaré inapte à toutes fonctions tant par le comité médical que par la commission de réforme, le préfet de la Moselle a entaché sa décision d'une erreur de droit en n'examinant pas la possibilité d'un reclassement.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête n° 2006335, que l'arrêté du 10 août 2020 doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 10 décembre 2020 :
8. Ainsi qu'il a été dit au point 6, le préfet de la Moselle a commis une erreur de droit en prolongeant la disponibilité d'office pour raison de santé de M. A sans examiner les possibilités de reclassement. L'arrêté du 10 décembre 2020, qui tire les conséquences de l'épuisement des droits de l'intéressé à congés de maladie et de ses droits à être maintenu en disponibilité d'office, doit être annulé par voie de conséquence de l'annulation de l'arrêté du 10 août 2020 plaçant illégalement l'intéressé en disponibilité.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête n° 2100815, que l'arrêté du 10 décembre 2020 doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. L'exécution du présent jugement n'implique pas qu'il soit enjoint aux services de l'Etat de réintégrer M. A à plein traitement à compter du 1er octobre 2015 mais seulement qu'il soit enjoint au préfet de la Moselle de réexaminer la situation de M. A. Il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Moselle de procéder à ce réexamen dans un délai de trois mois à compter de la notification de la présente décision.
Sur les frais liés au litige :
11. M. A n'établit pas avoir exposé des frais au titre des dépens de l'instance. Il s'ensuit que les conclusions qu'ils présentent à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
12. Le conseil de M. A n'étant pas présent à l'audience, ses conclusions tendant à ce qu'une somme de 13 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre du droit de plaidoirie ne peuvent qu'être rejetées.
13. Il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros hors taxe à verser à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 10 août 2020 du préfet de la Moselle prolongeant la mise en disponibilité d'office de M. A pour raison de santé est annulé.
Article 2 : L'arrêté du 10 décembre 2020 de la préfète de la région Grand Est plaçant M. A en retraite d'office pour invalidité est annulé.
Article 3 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 500 euros hors taxe au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Moselle et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer. Copie en sera adressée à la préfète de la région Grand-Est.
Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gros, premier conseiller, présidant la formation de jugement en application de l'article R. 222-17 du code de justice administrative,
Mme Jordan-Selva, première conseillère,
Mme Vicard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.
La rapporteure,
S. C
Le premier conseiller, faisant fonction de président,
T. GROS
Le greffier,
S. BRONNER
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Nos 2006335, 2100815
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026