mercredi 7 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2007426 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL LEONEM |
Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2020, M. C B, Mme G B, M. A B, représentés par la SELARL Leonem, demandent au tribunal : 1°) d'annuler la décision du 24 septembre 2020 par laquelle le président de la communauté de communes du Pays de Barr a rejeté leurs recours gracieux tendant à l'abrogation de la délibération du 17 décembre 2019 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal ; 2°) d'enjoindre au président de la communauté de communes du Pays de Barr de procéder à l'abrogation de la délibération du 17 décembre 2019 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal en tant qu'il classe leurs parcelles en zone IIAU et Nv et celles du maire de la commune de Zellwiller en zone IAU ; 3°) de mettre à la charge de la communauté de communes du Pays de Barr le versement d'une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - c'est à tort que leur a été opposé le caractère tardif de leur demande d'abrogation ; - l'approbation du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays de Barr est constitutive d'une fraude et d'un détournement de pouvoir et méconnaît les dispositions de l'article 432-12 du code pénal ; - la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qui concerne le classement, en zone Nv des parcelles cadastrées section n°s 53, 56, 57 et 60, celui en zone IIAU des parcelles cadastrées section 1 n° 110 et n° 111 ainsi que celui des secteurs de la rue du Château d'eau et du Domaine du Heckengarten. Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2021, la communauté de communes du Pays de Barr, représentée par la SELARL Soler-Couteaux et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge des consorts B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code pénal ; - le code de l'urbanisme ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme F D, - les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public, - les observations de Me Juliac-Degrelle, avocat des consorts B, - les observations de Me Erkel, avocat de la communauté de communes du Pays de Barr. Considérant ce qui suit : 1. Par une délibération du 1er décembre 2015, le conseil communautaire de la communauté de communes du Pays de Barr a prescrit l'élaboration de son plan local d'urbanisme intercommunal. Par une délibération du 20 décembre 2019, le conseil communautaire a adopté le plan local d'urbanisme intercommunal. Par un courrier du 9 septembre 2020, les consorts B, propriétaires de parcelles à Zellwiller, ont demandé au président de la communauté de communes du Pays de Barr l'abrogation de cette délibération en tant notamment qu'elle classe leurs parcelles en zone IIAU et Nv. Cette demande a été rejetée par une décision du président de la communauté de communes du Pays de Barr du 24 septembre 2020. Par le présent recours, les consorts B demandent ainsi au tribunal d'annuler cette décision. Sur la légalité de la décision du 24 septembre 2020 portant refus d'abrogation : 2. Aux termes de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration est tenue d'abroger expressément un acte réglementaire illégal ou dépourvu d'objet, que cette situation existe depuis son édiction ou qu'elle résulte de circonstances de droit ou de fait postérieures, sauf à ce que l'illégalité ait cessé. / () ". 3. Si, dans le cadre de la contestation d'un acte réglementaire intervenant après l'expiration du délai de recours contentieux contre cet acte, par la voie de l'exception ou sous la forme d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'abroger, la légalité des règles qu'il fixe, la compétence de son auteur et l'existence d'un détournement de pouvoir peuvent être utilement critiquées, il n'en va pas de même des conditions d'édiction de cet acte, les vices de forme et de procédure dont il serait entaché ne pouvant être utilement invoqués que dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre l'acte réglementaire lui-même et introduit avant l'expiration du délai de recours contentieux. 4. En premier lieu, et compte-tenu de leurs conclusions tendant à ce qu'il soit fait droit à leur demande d'annulation du refus d'abroger la délibération approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal en tant qu'il concerne le classement de certaines parcelles, les requérants ne peuvent utilement invoquer le moyen tiré de ce que c'est à tort que leur demande d'abrogation a été jugée tardive, un tel motif de refus étant sans incidence sur la légalité du plan local d'urbanisme. 5. En deuxième lieu, il est de la nature de toute réglementation d'urbanisme de distinguer des zones où les possibilités de construire sont différentes, ainsi que des zones inconstructibles. Par ailleurs, Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir et de fixer en conséquence le zonage déterminant les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.En ce qui concerne le classement des parcelles cadastrées section 1 n°s 53, 56, 57 et 60 en zone Nv: 6. Aux termes de l'article R.151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues ". 7. Les consorts B soutiennent que le classement de leurs parcelles en zone Nv, alors qu'elles étaient auparavant classées en zone constructible, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que les parcelles en litige s'insèrent dans une " logique de continuité de l'urbanisation ", qu'elles constituent une dent creuse ayant vocation à être comblée en reliant les zones d'urbanisation situées de part et d'autre, ce qui aurait permis de développer le centre-ville de Zellwiller de manière homogène. 8. Il ressort toutefois du projet d'aménagement et de développement durables que les auteurs du plan local d'urbanisme se sont donné comme orientation de modérer la consommation de l'espace, de lutter contre l'étalement urbain et de préserver les mosaïques de prés-vergers. Il ressort des pièces du dossier et il n'est d'ailleurs pas sérieusement contesté par les requérants que leurs parcelles s'ouvrent sur un vaste espace rural et agricole et supportent déjà des espaces de vergers. Eu égard à la surface non urbanisée située entre les deux zones urbanisées à l'est et à l'ouest, le secteur incluant lesdites parcelles ne saurait être qualifié de dent creuse. La communauté de communes indique sans être contredite que le projet de plan local d'urbanisme prévoyait initialement d'inclure les parcelles des requérants en zone IIAU mais qu'à la demande des personnes publiques associées à l'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal, et en vue de réduire, à l'échelle de la communauté de communes, les zones d'extension de l'urbanisation, la surface dédiée à la zone IIAU au sein de la commune de Zellwiller a dû être réduite d'un hectare. Enfin, la circonstance que les parcelles en litige étaient auparavant classées en zone constructible et qu'elles se situent à proximité de zones urbanisées ou à urbaniser est sans incidence sur le parti d'aménagement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme pour le secteur dans le cadre du document d'urbanisme envisagé pour les quinze années à compter de son approbation. Par suite, les consorts B ne sont pas fondés à soutenir que le classement en zone Nv de leurs parcelles est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R.151-24 du code de l'urbanisme.En ce qui concerne le classement des parcelles cadastrées section 1 n° 110 et n° 111 : 9. Aux termes de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme : " Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone ". 10. Les requérants soutiennent que le classement de leurs parcelles anciennement classées en zone à urbaniser en zone IIAU, soit une zone d'urbanisation future à long terme, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. 11. Il ressort du projet d'aménagement et de développement durables que les auteurs du plan local d'urbanisme se sont fixé comme objectif de privilégier l'urbanisation du tissu urbain existant par remplissage des dents creuses. Bien que les parcelles des requérants se trouvent à proximité d'une zone constructible, il n'est, toutefois, pas sérieusement contesté qu'elles se situent dans un secteur en déclivité et insuffisamment desservi. Par suite, et alors que les requérants n'ont aucun droit au maintien de la réglementation antérieure, le moyen tiré de ce que la décision attaquée, en tant qu'elle classe les parcelles cadastrées section 1 n° 110 et n° 111 en zone d'urbanisation future à long terme, n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. En ce qui concerne le classement en zone IAU du secteur de la " rue du Château d'Eau " : 12. Les requérants soutiennent que le classement en zone IAU du secteur de la rue du Château d'Eau, au sein duquel se trouvent des parcelles appartenant au maire de la commune de Zellwiller, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que ce secteur se trouve en périphérie du territoire communal et présente des enjeux en matière environnementale. 13. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'orientation d'aménagement et de programmation relative au secteur de la rue du Château d'Eau, que cette zone, desservie par la route de Stotzheim, a vocation à accueillir, dans le cadre d'une opération d'aménagement d'ensemble, un quartier mixte à dominante d'habitat, en continuité de la zone urbaine déjà existante. Cette même orientation d'aménagement et de programmation définit les mesures d'insertion environnementale et paysagère qui devront être mises en œuvre afin de préserver la potentialité environnementale du secteur, notamment avec le maintien et la valorisation d'une lisière végétale, constituée notamment des vergers implantés sur les parcelles. La communauté de communes précise également sans être sérieusement contredite que le classement en zone IAU du secteur concerné, précédemment classé en IINA, a été déterminé par la topographie des lieux, à savoir des terrains plats, et par conséquent par un coût de desserte moins onéreux en raison de l'absence de difficultés techniques sans même compter avec le fait que l'organisation de l'accès sera facilité par la maitrise foncière publique de certains terrains. Le fait que le secteur se trouve dans le périmètre éloigné de captage d'eau potable, ainsi que cela ressort du rapport de présentation, ne saurait par ailleurs suffire, en l'absence de tout autre élément avancé à ce sujet, à remettre en cause le parti d'aménagement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le classement en cause aurait été choisi pour des motifs étrangers à des considérations d'urbanisme et d'aménagement. Par suite, le moyen tiré de ce que le classement en zone IAU du secteur de la rue du Château d'eau est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté. En ce qui concerne le classement en zone IAU d'une partie du secteur du domaine du Heckengarten : 14. Les requérants soutiennent que le classement en zone IAU d'une partie du secteur du domaine du Heckengarten est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que ce secteur présente des enjeux en termes de biodiversité et se trouve à proximité immédiate de la zone inondable en crue centennale de l'Ehn-Andlau-Scheer. 15. L'orientation d'aménagement et de programmation relative au classement en zone IAU du secteur du Heckengarten fait état de ce que cette zone a vocation à accueillir, dans le cadre d'une opération d'aménagement d'ensemble, un quartier mixte à dominante d'habitat. Elle précise également que seront mises en œuvre des mesures d'insertion environnementale et paysagère afin de préserver et renforcer la qualité du site et son intérêt écologique. Si les requérants soutiennent que le secteur se trouve à proximité immédiate de la zone inondable en crue centennale de Ehn-Andlau-Scheer, cette seule circonstance ne peut suffire à entacher d'illégalité la délibération attaquée. Par suite et tel qu'il est articulé dans les écritures, le moyen tiré de ce que le classement en zone IAU du secteur du domaine du Heckengarten est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté. En ce qui concerne le classement en zone IAUX d'une partie du secteur du domaine du Heckengarten : 16. Alors que les auteurs du plan local d'urbanisme se sont fixé comme objectif de favoriser un développement économique réaliste et équilibré, ce qui implique notamment de favoriser l'accueil de nouvelles entreprises de secteurs divers, il ressort des pièces du dossier que l'orientation d'aménagement et de programmation relative au secteur en litige précise qu'outre l'accueil d'activités économiques y seront mises en œuvre des mesures d'intégration paysagère et environnementale afin de préserver la qualité du site et sa continuité écologique. Par suite, et alors que la présence, à proximité du secteur, de la zone inondable en crue centennale de Ehn-Andlau-Scheer ne peut suffire à remettre en cause le parti d'aménagement retenu, le moyen, à le supposer invoqué d'ailleurs, tiré de ce que le classement d'une partie du secteur du domaine du Heckengarten en zone IAUX est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté. 17. En dernier lieu, les requérants soutiennent que la délibération du 17 décembre 2019 approuvant le plan local d'urbanisme, dont le maire de la commune de Zellwiller aurait influencé l'élaboration afin de satisfaire ses propres intérêts, est entachée d'un détournement de pouvoir, de fraude et a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article 432-12 du code pénal qui prohibe les prises illégales d'intérêt. Toutefois, contrairement à ce qui est avancé par les requérants à l'appui de ce moyen, la procédure d'adoption du plan local d'urbanisme intercommunal a satisfait aux exigences en matière de publicité, ainsi qu'en atteste en particulier le fait que la délibération prescrivant l'élaboration de ce plan a été régulièrement affichée en mairie et publiée dans l'édition des Dernières nouvelles d'Alsace du 15 décembre 2015. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, et notamment du bilan de la concertation annexée au rapport de présentation, que les habitants de la commune de Zellwiller ont été en mesure de présenter leurs observations, lors de la tenue d'une permanence, le 19 novembre 2018, ou en contactant directement la communauté de communes du Pays de Barr. En outre, s'il est constant que le maire de la commune de Zellwiller a participé aux travaux préparatoires et aux débats précédant l'adoption de la délibération du 17 décembre 2019 ainsi qu'à son vote, aucun élément du dossier ne permet de démontrer qu'il aurait ainsi usé de son influence afin d'orienter le contenu de la délibération dans un sens favorable à son intérêt personnel, la délibération ayant d'ailleurs été prise par le conseil communautaire de la communauté de communes et non par le seul conseil municipal de Zellwiller. Par suite, le moyen tiré de ce que la délibération attaquée méconnaît les dispositions de l'article 432-12 du code pénal et serait entachée de fraude et d'un détournement de pouvoir, tel qu'il est articulé dans les écritures, doit être écarté. 18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions dirigées contre le refus de faire suite à la demande d'abrogation du plan local d'urbanisme intercommunal doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction.Sur les frais liés au litige : 19. Aux termes de l'article L.761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". 20. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la communauté de communes du Pays de Barr qui n'est pas, dans le cadre de la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme sollicitée par les consorts B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, sur le fondement de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge des consorts B le versement à la communauté de communes du Pays de Barr de la somme globale de 1 500 euros. D E C I D E : Article 1 : La requête des consorts B est rejetée. Article 2 : Les consorts B verseront à la communauté de communes du Pays de Barr le versement de la somme globale de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Mme G B, à M. A B et à la communauté de communes du Pays de Barr.Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022, à laquelle siégeaient : M. Richard, président, Mme Kalt, première conseillère, Mme Eymaron, conseillère. Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2022. La rapporteure, A.-L. D Le président, M. E La greffière J. BROSE La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Le greffier, 2N° 2007426
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026