lundi 3 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2100052 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CHEBBALE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 janvier 2021 et un mémoire complémentaire du
3 octobre 2022, M. A E, représenté par Me Chebbale, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 29 septembre 2020 par laquelle le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé le rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui faire bénéficier sans délai de l'allocation pour demandeur d'asile à compter du 31 juillet 2018 sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 1 500 euros hors taxes au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence de sa signataire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît le principe du contradictoire ;
- il n'a pas été informé des conséquences que pouvait avoir son comportement sur le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision par laquelle l'OFII lui a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
- elle est entachée de défaut de base légale, l'article 20 de la directive 2013/33/UE ne pouvant pas être invoqué par les autorités de l'Etat contre un particulier, tandis que la décision attaquée repose sur des dispositions qui ne sont pas applicables à sa situation ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu de sa situation de vulnérabilité ;
- elle est fondée sur des dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui le privent d'un niveau de vie digne, en violation des dispositions de l'article 20, paragraphe 5, de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision du 6 janvier 2021 est purement confirmative ;
- il appartenait au préfet d'organiser le transfert dès lors qu'il n'avait pas consenti à son transfert au motif qu'il devait s'occuper de sa mère, souffrante ;
- en ne tenant pas compte de ces éléments, l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a pas apprécié sa vulnérabilité.
Par un mémoire enregistré le 11 janvier 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la décision du 6 janvier 2021 se substitue à la décision initiale et qu'aucun moyen n'est fondé.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision
du 18 novembre 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. D, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Titulaire d'une attestation de demande d'asile en procédure Dublin,
M. E, qui avait accepté les conditions matérielles d'accueil, a perçu l'allocation pour demandeur d'asile à compter du 6 octobre 2016. Le versement de l'allocation a néanmoins été suspendu à compter du 1er avril 2017. La France étant devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, M. E s'est vu délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale en juillet 2018. Il a sollicité le rétablissement des conditions matérielles d'accueil le
17 décembre 2020. Par une décision du 29 septembre 2020, le directeur général de l'OFII a refusé de faire droit à sa demande. Par une seconde décision du 6 janvier 2021, le directeur général de l'OFII a à nouveau refusé de faire droit à sa demande. M. E demande l'annulation de ces deux décisions.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Si le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration soutient que les conclusions doivent être regardées comme exclusivement dirigées contre la décision du
6 janvier 2021, il ressort des termes mêmes de cette décision qu'elle ne retire pas la décision initiale du 29 septembre 2020. Ainsi, et alors même que la seconde décision a la même portée que la première, les conclusions à fin de non-lieu concernant la décision du 29 septembre 2020 présentée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 29 septembre 2020 :
3. En premier lieu, par une décision du 2 septembre 2019, régulièrement publiée au bulletin officiel du ministère de l'intérieur du 15 octobre 2019, le directeur général de l'OFII a donné délégation à Mme F, directrice adjointe, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, directrice territoriale de Strasbourg, à l'effet de signer dans la limite de ses attributions tous actes et décisions se rapportant aux missions dévolues à la direction territoriale de Strasbourg. Il n'est, par ailleurs, pas établi que Mme C n'aurait pas été absente ou empêchée. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de Mme F, signataire de la décision du 29 septembre 2020, doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
5. En troisième lieu, et contrairement à ce que M. E soutient, il ne résulte ni des dispositions de l'article L. 744-8 ni de celles de l'article D. 744-38 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, lorsqu'il est saisi d'une demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil, le directeur général OFII devrait mettre l'intéressé en mesure de présenter des observations écrites. Dès lors qu'il statue sur une demande formée par l'intéressé, l'OFII n'a pas davantage d'obligation de soumettre sa décision au respect d'une procédure contradictoire préalable, telle que prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait été adoptée en méconnaissance du principe du contradictoire.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article D. 744-39 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'offre de prise en charge faite au demandeur d'asile en application de l'article L. 744-1 fait mention de la possibilité pour le demandeur d'asile de se voir refuser, retirer ou suspendre le bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile dans les conditions prévues par la présente sous-section. ".
7. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du formulaire de l'offre de prise en charge signé par M. E le 20 septembre 2016, que ce dernier a certifié avoir été informé dans une langue qu'il comprend des conditions et modalités de suspension, de retrait et de refus des conditions matérielles d'accueil. Dès lors, le moyen tiré de ce qu'il n'aurait pas reçu les informations exigées par les dispositions précitées manque en fait et doit être écarté
8. En cinquième lieu, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. M. E excipe de l'illégalité de la décision par laquelle l'OFII lui a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter d'avril 2017. Toutefois, la décision attaquée, par laquelle l'OFII lui refuse le rétablissement des conditions matérielles d'accueil, n'a pas été prise pour l'application de la décision de suspension des conditions matérielles d'accueil, qui n'en constitue pas non plus la base légale. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
9. En sixième lieu, il résulte des dispositions des articles L. 744-1, L. 744-9 et
L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction issue de la loi du 29 juillet 2015, que les conditions matérielles d'accueil sont proposées au demandeur d'asile par l'OFII après l'enregistrement de la demande d'asile auquel il est procédé en application de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si, par la suite, les conditions matérielles proposées et acceptées initialement peuvent être modifiées, en fonction notamment de l'évolution de la situation du demandeur ou de son comportement, la circonstance que, postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'examen de celle-ci devienne de la compétence de la France n'emporte pas l'obligation pour l'Office de réexaminer, d'office et de plein droit, les conditions matérielles d'accueil qui avaient été proposées et acceptées initialement par le demandeur. Dans le cas où les conditions matérielles d'accueil ont été suspendues sur le fondement de l'article L. 744-8, le demandeur peut, notamment dans l'hypothèse où la France est devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, en demander le rétablissement. Il appartient alors à l'OFII, pour statuer sur une telle demande de rétablissement, d'apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.
10. Il résulte des termes de la décision attaquée que le directeur général de l'OFII après avoir rappelé que les conditions matérielles d'accueil accordées à M. E avait été suspendues, a vérifié, conformément aux principes rappelés au point précédent, si l'intéressé pouvait se voir rétabli dans les conditions matérielles d'accueil, compte tenu notamment de sa vulnérabilité et des raisons pour lesquelles il n'avait pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait dépourvue de base légale ou illégalement fondée sur des dispositions qui ne lui seraient pas applicables ne peut qu'être écarté.
11. En septième lieu, il résulte des termes de la décision attaquée que l'OFII a procédé à l'examen d'une part des raisons pour lesquelles M. E ne s'était pas présenté aux autorités dans le cadre de la procédure Dublin, lui opposant le fait de ne pas justifier de ces raisons, et d'autre part de sa situation particulière, notamment quant à son éventuelle vulnérabilité. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit qu'aurait commise l'OFII en ne procédant pas à l'examen de la situation de l'intéressé ne peut qu'être écarté.
12. En huitième lieu, M. E se prévaut de ce que l'état de santé de sa mère, atteinte d'une maladie grave, nécessite sa présence à ses côtés, et constitue la raison pour laquelle il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge par l'OFII. Toutefois, le certificat médical du 13 novembre 2020 concernant sa mère et la note établie par une assistante sociale ne sauraient établir que
M. E est le seul à pouvoir s'occuper de sa mère et, eu égard à leurs termes, ne sont en tout état de cause pas suffisants pour justifier d'une situation de vulnérabilité au sens de l'article
L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation de sa situation personnelle.
13. En neuvième lieu, pour contester le motif, opposé par la décision attaquée, tiré de ce que M. E ne s'est pas présenté à deux convocations, il se prévaut de ce qu'il n'a pas consenti spontanément à son transfert en République tchèque et que le préfet n'a pas organisé d'opération de transfert. Cette circonstance ne permet toutefois pas de remettre en cause le motif retenu par la décision attaquée.
14. En dixième lieu, aux termes du paragraphe 5 de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 : " Les décisions portant limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou les sanctions visées aux paragraphes 1, 2, 3 et 4 du présent article sont prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées. Elles sont fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21, compte tenu du principe de proportionnalité. Les Etats membres assurent en toutes circonstances l'accès aux soins médicaux conformément à l'article 19 et garantissent un niveau de vie digne à tous les demandeurs ".
15. D'une part, M. E ne saurait utilement se prévaloir directement, à l'encontre de la décision attaquée, des dispositions de l'article 20, paragraphe 5 de la directive 2013/33/UE qui imposent à la France de garantir un niveau de vie digne à tous les demandeurs, lesquelles ne sont pas ni précises ni inconditionnelles. D'autre part, et en tout état de cause, il ne ressort d'aucune disposition du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que les décisions de refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil feraient en toutes circonstances obstacle à l'accès aux autres dispositifs prévus par le droit interne répondant aux prescriptions de l'article 20, paragraphe 5, de la directive du 26 juin 2013 précitée, si l'étranger considéré en remplit par ailleurs les conditions, et notamment à l'application des dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'action sociale et des familles relatives à l'aide médicale de l'Etat ou de l'article L. 345-2-2 du même code relatives à l'hébergement d'urgence. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait été prise en méconnaissance des dispositions de la directive 2013/33/UE ne peut qu'être écarté.
16. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
17. Si le requérant soutient que la décision en litige méconnaît les stipulations précitées dès lors qu'elle le place, selon lui, dans une situation de dénuement matériel extrême et qu'il présente une situation de vulnérabilité compte tenu de son état de santé, il ne produit pas à l'instance d'éléments suffisants susceptibles d'établir qu'il serait exposé à des traitements inhumains et dégradants au sens de ces stipulations. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut, par suite, pas être accueilli.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. E doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles à fin d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1 : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, à Me Chebbale et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 15 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Julien Iggert, président,
M. Mohammed Bouzar, premier conseiller,
Mme Laetitia Kalt, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juin 2024.
Le président rapporteur,
J. D
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
M. B
Le greffier,
S. PILLET
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026